La génération Y va tout changer

generation-y Même si elle n’est pas prête de prendre le pouvoir, la génération Y va prendre sous peu une importance considérable. Ce groupe arrive désormais en masse dans le monde du travail, de la consommation et de la vie citoyenne, et ne peu que redéfinir, par ses pratiques et sa culture, un univers qui pour l’instant semble tout faire pour ne pas avoir à évoluer en profondeur.

Il y a quelques controverses sur la définition précise de cette génération, à commencer par la définition de qui en fait parti et qui n’en est pas. Certains posent les années 1983 et 1997 comme limites, d’autres 1982 et 1997, récemment, Entertainment Weekly la définissait comme étant âgée de 13 à 31 ans alors que BusinessWeek affirmait qu’il pouvaient n’avoir que 5 ans. Quoi qu’il en soit, nous savons tous instinctivement qui ils sont, du moins en terme d’âge, ce sont les enfants et les jeunes adultes d’aujourd’hui, la population la plus immergée dans le digital à ce jour, beaucoup d’entre eux étant nés avec un ordinateur à portée de main.

En quoi sont ils différents ?

Ils sont branchés

Pas au sens où l’entendait la génération X, ils sont littéralement branchés, connectés, cablés, voir même sans fil. La génération Y a grandi avec des ordinateurs, l’internet, les téléphones mobiles, les jeux vidéos et les lecteurs mp3. Ils sont des habitués du web qui fait parti de leur quotidien, au même titre que la télévision pour leurs ainés. Ils sont capables, du fait de leurs usages de la technologie, de fonctionner de façon multitâche, en regardant la télévision et en surfant sur internet en même temps, par exemple, à moins que cela ne soit en parlant au téléphone, en envoyant des SMS ou en écoutant de la musique. Le multitâche est assurément une de leurs caractéristiques distinctives.

La télévision n’est plus le média roi

Bien sûr, vous en trouverez de nombreux totalement obsédés par une série télé, mais cette génération regarde bien moins la télévision que leurs ainés. A la place, la génération Y passe du temps à surfer sur le net et à utiliser une multitude d’autres objets technologiques, comme un iPod ou une Xbox, pire encore (pour la télévision tout du moins), quand celle-ci est allumée, elle n’est souvent qu’un bruit de fond.

Ils se foutent de la publicité et s’intéressent à ce que pensent leurs amis

Parce qu’il sont en immersion constante dans les média, que ce soit en ligne ou hors ligne, la génération Y est cernée par le marketing, mais quand ils ont une décision à prendre, ils se retournent vers leurs amis. La génération Y a tendance a se reposer sur son réseau social et ses recommandations bien plus que sur le marketing et la publicité.

“La publicité qui pousse son slogan, une image et une atmosphère, cela n’attirera pas la génération Y” affirme James Palczynski, analyste chez Ladenburg Thalmann & Co. Ils sont plutôt réactifs à “l’humour, l’ironie, et la vérité nue”. Par ailleurs, ils ne font pas du tout confiance à la pub, ce qui a entraîné beaucoup d’annonceurs à chercher autre chose pour les atteindre, mais le pire, c’est qu’ils n’ont aucune fidélité vis à vis d’une marque, détruisant par là même des concepts marketing comme le cycle acquisition et fidélisation d’un client.

Le travail n’est pas leur vie

Ce n’est pas tant qu’ils ne veulent pas travailler, mais leur vie n’est pas là. Après avoir vu leurs ainés se tuer à la tâche sans nécessairement en voir les fruits, il n’y a rien de bien surprenant à cela.  En France probablement plus qu’ailleurs, ce phénomène est très marqué, si 75% d’entre eux voudraient devenir fonctionnaires, c’est avant tout pour réduire au minimum les tracas liés au travail au cours de leur vie. [edit: autant pour moi, ce sondage est une grosse manipulation, en réalité « plus de trois Français sur quatre (77%) encourageraient leur enfant à devenir fonctionnaire si celui-ci le souhaitait et la moitié des actifs (50%) opterait pour le secteur public si leur choix de carrière était à refaire ».]

Le travail n’est pas leur identité, c’est juste un espace et un temps délimité dans leur existence. La génération Y ne voit pas pourquoi une entreprise ne pourrait pas faire des concessions comme de leur permettre de travailler d’où ils veulent, de s’adapter à leurs horaires, de permettre des communications plus souples et moins hiérarchisées au sein de l’entreprise, ainsi que de leur offrir un environnement de travail plus fun.

Bien sûr, peu d’entreprises sont en mesure d’offrir cela, et les mutations qui leur sont demandés pour en arriver là sont bien souvent irréalistes, ce qui ne fera guère que générer de la frustration et fera basculer bon nombre d’entre elles vers un vieillissement inéluctable et à terme funeste.

Pour ceux – car il y en a – qui s’investissent dans leur travail, et particulièrement pour les plus doués, il se retrouvent souvent à remettre en question de façon tellement profonde l’organisation de leur entreprise qu’ils posent des problèmes insurmontables à leur hiérarchie, au point que celle-ci préfère souvent se passer d’une telle disruption et rester dans le passé que de changer pour faire la place à une forme de modernité trop perturbatrice.

Leur sens de la hiérarchie est différent

Ils ne suivront pas aveuglément vos ordres parce que vous êtes le patron. Aux Etats-Unis, les managers de la génération X la surnomment souvent la ‘generation “Why”’ (Y et ‘Why’ se prononcent de la même façon en anglais), pour souligner le fait qu’ils ont systématiquement besoin d’être convaincu de quelque chose pour l’exécuter, et qu’ils ne cessent de questionner leur hiérarchie sur le bien fondé de chaque décision.

Ce n’est pas de l’insubordination, c’est juste une mutation dans la perception de la hiérarchie, et c’est également un challenge pour le management, qui doit s’adapter sous peine de voir la sacro sainte productivité chuter du fait d’une absolue démotivation de ses troupes.

La hiérarchie, au sein des système sociaux qui font leur quotidien, est déterminée, en grande partie, par la reconnaissance qu’a le groupe de la compétence d’un leader, et non par le simple fait de son positionnement sur un organigramme. Le modèle managérial de Google, qui que l’on en pense, est un reflet fidèle de ce constat.

En France, la pression du chômage permet d’imposer des méthodes managériales d’une autre âge, mais dans d’autres pays moins touchés, le management à l’ancienne a provoqué des catastrophes en terme de RH, au point de faire exploser les chiffres de turnover comme jamais auparavant.

Ils ont une conscience sociale

La bonne nouvelle, c’est que cette génération connait beaucoup moins les frontières que les précédentes. Le réseau internet, leur réseau social, la connexion permanente et les communautés pour tout et n’importe quoi ont transcendé la notion de frontières. Il reste bien dans certains pays des frontières linguistiques, mais même là, on trouve des intermédiaires qui se chargent d’assurer un rôle de passerelle pour leur donner accès à une culture globale de conscience sociale.

L’actualité et la politique n’est plus la même

La génération Y, contrairement à ce que leurs ainés aiment à croire, est sensible à la politique (pas celle de leurs ainées, ceci dit), aux problèmes sociaux et écologiques (qu’ils auront, eux, à affronter de leur vivant), et leur implication militante à travers internet est en pleine croissance, donnant, par là même, naissance à une nouvelle forme de militantisme.

Ils lisent beaucoup l’actualité, mais pas dans les journaux, ce qui explique en grande partie la déconfiture de la presse, habituée à un monopole dans la diffusion d’information. Dans de nombreux pays (pour ne pas dire la plupart), leur confiance dans les média est très faible, ce qui les a poussé à s’informer autrement, et pour les plus aguerris d’entre eux, à prendre en charge – seuls ou collectivement – ce qui était naguère le travail du journaliste : la vérification des sources et des conflit d’intérêts potentiels du média qui leur parle.

En France, Hadopi et sa couverture par les média a détruit en grande partie ce qu’il restait de relation de confiance entre la génération Y, très avide d’informations sur le sujet, et les média traditionnels, qui ont fait un blackout complet sur le sujet jusqu’au dernier moment.

La génération Y et la technologie

Parce qu’elle a grandi avec internet, la génération Y est le moteur principal de l’évolution du web et façonne son avenir. Ce que la génération Y attend du web sera le web de demain.

Quand un service est utilisé en masse par cette génération, on estime en général qu’il connaitra un succès globale massif, en grande parti parce que les frontière culturelles ne sont plus les mêmes au sein de cette classe d’âge, mais aussi parce qu’elle représente une part sans cesse croissante des utilisateurs d’internet en âge d’être ‘monétisés’.

Les rares exception à cette règles (comme Twitter) suscitent des abimes de perplexité de la part des plus grands spécialistes, mais la règle de tout service qui rêve à un succès global est de s’attaquer au plus vite à la génération Y pour faire la preuve de son potentiel.

La télévision sur internet

Même si regarder la télévision sur le net est une activité invraisemblable pour la génération des baby boomers, la génération Y est tout à fait confortable avec cette idée. La course que font YouTube, Hulu, Dailymotion et d’autres pour obtenir les droits de diffusion des séries télé devrait, à elle seule, être un puissant indicateur.

Leur façon de contrôler le déroulement du temps sur des programmes audiovisuels est aussi très particulière : ils ne cessent de naviguer – en avant ou en arrière – au sein d’un programme audiovisuel, la même chose est d’ailleurs valable pour la musique.

Une étude récente a mis en avant le rôle proéminent de la génération Y dans l’arrivée de la télévision sur le web, où ils représentent un tiers de ses utilisateurs à eux seuls. 62% d’entre eux ont regardé un programme télévisé sur le web en entier, contre 41% pour la génération X et 32% pour les baby boomers.

La socialisation est au dessus de tout, mais sous contrôle

La génération Y pense que la vie privé est un problème de vieux cons (c’est une citation), 54% ont utilisé MySpace, Facebook ou un autre réseau social, et la plupart ont appris à la dure que publier n’importe quoi en ligne peut vous revenir à la figure violemment.

Avec l’âge, ils ont réalisé que blogger le moindre évènement de leur vie ou publier des photos quelque peu embarrassantes pourrait leur poser problème le jour où ils chercheront un emploi, et ils s’intéressent de plus en plus à la gestion de la vie privée sur les réseaux sociaux. Ils gèrent de plus en plus finement leur réseau social, en prenant soin de ne pas y inclure leurs parents ou leur patron, par exemple, même si, ça et là, des anecdotes croustillantes sur les quiproquo lié à une mauvaise gestion de leur vie privée en ligne continuent (et continueront) de fleurir. Ceci dit, on dénombre au mieux une anecdote de cet ordre tous les mois, sur 250 millions d’utilisateurs de Facebook, force est de constater que cela ne représente pas grand chose.

Ils sont ravi de partager à outrance, c’est même là l’une de leur caractéristiques majeures qui pourrait bien de se transformer sous peu en conflit générationel comme on n’en a pas connu depuis longtemps, tant cette pratique est aussi mal vu par la génération au pouvoir que pouvait l’être les mini jupes par Yvonne De Gaulle.

Le partage est synonyme de pouvoir au sein de cette génération, quel que soit ce que l’on partage : connaissance, liens, compétences ou musique, au sein d’un cadre privé ou professionnel, le pouvoir s’acquière par le partage là où le fait de posséder sans partager était lié au pouvoir des anciennes générations, qui ont vécu dans une économie de la rareté et ne comprennent rien à l’économie de l’abondance propre au numérique.

Le marketing doit changer

La génération Y connait bien les média et leur fonctionnement, elle est parfaitement consciente d’être la cible du marketing et sait décrypter ses messages. Les marques qui arriveront à les toucher à l’avenir seront celles qui sauront établir un dialogue, admettre leurs erreurs, et devenir plus transparentes (il existe des exceptions notables ceci dit).

Les sites web des entreprises qui attireront cette génération ressembleront demain aux sites communautaires d’aujourd’hui, et la mutation est infiniment plus complexe que d’ajouter de simples commentaires et un blog.

Le réseau social deviendra quelque chose de courant dans de tells entreprises, les blog un moyen courant d’interagir avec leur clientèle, les call center une chose du passé, réservée aux anciens. Les moyens pour rester en contact avec cette génération devront sans cesse évoluer, afin d’être en phase avec des usages qui, eux, évoluent sans arrêt. Dans certaines entreprise, comme Microsoft, c’est une large partie des employés qui bloggue, assurant ainsi le rapport entre la société et ses clients, et permettant à ces dernier de trouver un interlocuteur bien plus apte à répondre à leurs attentes qu’un téléopérateur perdu dans un call center à l’autre bout du monde.

Bien sûr, cela implique un certaine perte de contrôle, un confiance au sein de l’entreprise, une autre façon de fonctionner, et s’arrêter à ce constat serait n’apercevoir que la partie émergée de l’iceberg.

Dernière chose, le marketing viral est un marketing comme un autre, mais il est essentiellement destiné aux annonceurs, et permet aux agences de leur vendre quelque chose pour pallier à leur angoisse d’avoir perdu tout contact avec la génération Y, aucune formule magique, aucun cataplasme sur la jambe de bois qu’est devenu le marketing des années 80 ne viendra pallier au fait que c’est l’ensemble du marketing qui devra être repensé pour s’adresser à cette génération.

Les outils professionnels doivent s’inspirer des outils web

La génération Y sera le moteur de l’entreprise 2.0, de ses produits et de ses services. La génération Y s’attend à ce que le monde de l’entreprise leur offre des outils aussi puissants et efficaces que ceux qu’ils utilisent sur le web (pas Lotus Notes, et encore moins des méthodologies de partage de fichiers gravées dans le marbre – ou sur une fiche bristol – depuis vingt ans).

Si la socialisation sur Facebook leur permet de trouver de nouveaux prospects pour une soirée qu’ils organisent ou le scooter qu’ils cherchent à vendre, ils auront le plus grand mal à comprendre pourquoi on les empêche d’en faire autant au travail.

Dans beaucoup de sociétés dont le département informatique se cramponne à une technologie hors d’âge (en terme d’usages, entendons nous), les plus jeunes n’hésiteront pas à contourner les outils qu’on leur impose pour mettre en place les leurs, au risque de générer des gains de productivité que l’entreprise sera bien incapable d’expliquer et plus encore de généraliser.

Certaines rares sociétés ont instinctivement compris cela, c’est le cas, par exemple, de Publicis Conseil, dont les outils de Knowledge Management ont fait place à l’utilisation d’un wiki, à l’initiative de manager issus de la génération Y, où Skype a pris une place importante dans des méthodes de travail directement inspirées de pratiques issues de la vie privée, le tout avec la bénédiction d’une direction qui, même si elle ne comprenait pas forcément ce qui était en train de se passer, savait instinctivement qu’elle avait tout intérêt à ce que la génération Y (et les plus visionnaires de la génération X) réinvente une société devenu poussiéreuse.

Pour les autres entreprises, qui voudraient comprendre comment la génération Y voudrait voir son environnement de travail évoluer, le guide de Sacha Chaun est une excellente introduction (destiné à IBM jusqu’ici, mais bien évidement partagé).

Les sites web devront faire avec une attention plus réduite

Fini les longs texte (ce qui n’est pas pour nous arranger ici chez RWW). Du fait d’un harcèlement constant de la part des média, l’attention que la génération Y vous accordera sera bien plus réduite que celle que vous accordait leurs ainés.

Ils passent d’un sujet à l’autre avec une facilité déconcertante, et non, ce n’est pas un drame ou la fin de l’intelligence, c’est juste différent. Il faudra s’adapter, au même titre que les média et le monde du travail s’est adapté à des mutations tout aussi radicale lors de changement générationels antérieurs.

Le mobile sera roi

La génération Y est collée à son mobile, beaucoup estiment d’ailleurs que le prix des forfaits mobiles en France, l’un des plus élevés au monde, est en large parti responsable de la chute des ventes de CDs.

Cette génération utilise le mobile pour socialiser, et d’une façon très différente de ses usages sociaux sur PC. Steve Ives, le PDG de Taptu, dans un livre blanc intitulé “Rendre la recherche sociale : libérer la recherche pour la génération mobile”, écrivait en conclusion que “…la génération Y, qui voit le mobile comme un outil de socialisation avant tout et d’information de façon accessoire, n’utilise pas la recherche sur mobile comme nous nous y attendions, mais elle l’utilisera pour accéder aux réseau sociaux”.

Facebook ne s’y est pas trompé et investi beaucoup d’effort dans ses applications mobiles. Beaucoup – j’en fais parti – pensent que Facebook, à travers l’acquisition de Friendfeed, part en guerre non pas contre Twitter mais contre Google, l’arme de cette bataille sera sans conteste le téléphone mobile, et les soldats seront issus de la génération Y.

Au final…

Ignorer la voix de la génération Y est quelque chose qui n’est pas sans risques. Que ce soit pour un gouvernement ou une entreprise, c’est tourner le dos à son avenir et risquer une confrontation dont on ne peut sortir vainqueur.

Que vous cherchiez à vendre un produit, à recruter ou à recueillir leur vote, il faudra se faire à leurs usages et à leur culture, et ceux-ci sont radicalement différents. Tenter de les forcer à adopter la culture de leurs ancêtres n’a pas plus de chances de réussir que de forcer les enfants des années 70 a adopter l’uniforme à l’école, ceux qui s’y sont essayé se sont cassé les dents. Il est encore temps de les accueillir plutôt que de les affronter, car quoi que vous fassiez, le monde leur appartient.

(photo d’ouverture CC par Erin MC hammer)


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71 commentaires pour cet article

  1. [Enikao]

    Etonnant comme j’y retrouve beaucoup de ce que j’avais vaguement pressenti, sans forcément avoir les sources qui vont autour : http://owni.fr/2009/05/10/la-generation-y-en-a-assez-des-pourquoi ;-)

  2. y!onel

    76 c’est classé génération X c’est ça ? :/ Mais j’espère bien faire partie de ce changement aussi ;)
    Bon par contre, Fabrice, l’article c’est une traduction de celui là non ?
    http://www.readwriteweb.com/archives/why_gen_y_is_going_to_change_the_web.php
    (je me souviens de cet article parce qu’il m’avait marqué, semblé pertinent et je pense en effet que c’est une excellente chose que de l’avoir traduit).
    Je pense que ce serait bien qu’on fasse bien le distinguo entre les traductions et les articles originaux (là je ne la vois pas ou alors j’ai loupé un truc)

  3. Fabrice Epelboin

    @Y!kone Oui, moitié traduction, moitié adaptation, on fait rarement des traduction brut de fonderie (pas le temps, mais on y travaille). Techniquement, il y a un plugin qui déconne encore et qui va (quand on l’aura domestiqué) montrera des coauteurs… Bon, d’ici une semaine ou deux, ca devrait marcher…

    @Enikao Je vois pas bien le rapport avec ton article ?

  4. Jean-Philippe

    Hello, un poil angélique cette description. De ce que je vois, la tranche 11/15 est beaucoup plus individualiste, égocentrique et jmenfoutiste que ce que l’on veut bien dire (ou croire).

  5. NAC

    Voilà un article truffé de fautes d’orthographe, c’est vraiment lamentable ; avant d’essayer d’analyser, apprenez à écrire.

  6. Nicolas Cynober

    D’un point de vu segment. Je pense que parler de gen Y a plus de sens chez les jeunes qui ont passé leur adolescence dans un web déjà transformé par le web 2.0. Les plus de 25 ans ont tous regardé la TV quand ils étaient ado, pour moi ils ne sont pas vraiment dans cette fameuse genération why :)

  7. Philipp

    très bon article! Faisant parti des « vieux  » de la génération Y j’ai tout de même l’impression que cela n’est pas encore tout a fait vrai autour de moi. Pour pas mal des personnes de mon age il est difficile d’appréhender certains des outils web les plus basiques. Le web est encore vécu comme une source de loisirs principalement et beaucoup moins comme un outil, et les question de vie privée et d’identité numérique ne sont pas encore posées.

    @Jean-Philippe « … la tranche 11/15 est beau coup plus individualiste, égocentrique et jmenfoutiste … » Ça c’est plus un problème d’adolescence que de génération Y rassure toi! des qu’ils seront sortis de cette phase « ingrate » cela ira mieux ;)

  8. Bertrand

    Pour faire quelques interventions en Fac et donc à cette fameuse Génération Y, je suis marqué par si grande maitrise que ça des outils internet. Beaucoup de Facebook, peu de blog, de wiki, Flickr ou YouTube. Je parle là bien entendu de la partie la plus agée des Y, et j’aie bien peur qu’elle aie manqué un coche. Peut être est-elle arrivée à un moment où l’ordinateur n’était pas tant que ça partout en France.

    Je suis aussi fortement marqué par leur manque de curiosité. Comme toujours il y a des exceptions, mais globalement je la trouve moins curieuse que la partie de la X qui a eu la chance de connaître la montée en puissance d’internet et de la vague 2.0

    Les plus jeune de la Y correspondent par contre sûrement beaucoup plus. Et bien entendu nous connaissons des Génération X qui ressemblent à la description au dessus. N’est-ce pas le cas de beaucoup d’entre nous ?

  9. [Enikao]

    @Fabrice Petit comparatif :-)

    Ils sont branchés :
    On ne veut plus des “pourquoi tu as besoin de Facebook, Twitter, Skype, ton blog, LinkedIn et MSN au bureau : tu ne bosses jamais ?” parce que nous sommes une génération connectée.

    Ils ont une conscience sociale :
    On ne veut plus des “pourquoi vous n’engagez pas la lutte sociale ?”

    Le travail n’est pas leur vie :
    On ne veut plus des “pourquoi vous ne vous engagez pas dans l’entreprise ?”

    Après je n’ai pas vraiment poussé l’analyse aussi loin, mais sur le constat nous sommes tout à fait d’accord.

  10. Stan

    Fabrice, la prochaine fois que tu fais mon portrait, préviens moi avant :D

  11. nicolas

    Par rapport au management et à la remise en question :

    je pense que pour certains métiers, la peur du chômage n’existe pas et qu’il serait bon pour ces grands groupes de comprendre que passer les 12 derniers de mois de notre vie sur un projet qui finalement ne verra pas le jours est tout simplement inacceptable.

    Si nous devons faire quelque chose, nous devons en connaitre la finalité et la voir aboutir. Il est hors de question que nous soyons passifs dans l’entreprise de demain.

    Nous avons vu nos parents trimer et se faire jeter après 20 ans d’ancienneté. Le débat n’est pas de savoir si ce licenciement est justifié ou non. Un grand groupe a les moyens de ‘recycler’ son personnel en le formant à un nouveau métier.

    Par ailleurs, avec l’informatique, on a vu arriver dans les entreprise des gamins techniquement plus compétents que tout leur supérieurs… Et état d’esprit Français oblige, ces derniers ont répondu avec toute l’arrogance de leur position hiérarchique.

    Enfin, les RH, les « managers » etc etc les dirigeants d’entreprise ont le plus souvent un profil très commercial : aucune compétence technique liée à l’activité de l’entreprise, leur seule volonté est de générer du profit sur le très court terme (et je ne parle pas d’activité boursière mais bien de management intra entreprise) ce qui est viable ni pour les Hommes ni pour l’entreprise…

    Nous pouvons tout à fait nous impliquer dans le projet d’une entreprise comme nos parents l’ont fait mais cela signifie d’une part que nous devons vraiment faire partie du projet, du début, au moment où les décisions sont prises jusqu’à la fin, y compris au moment de la redistribution des bénéfices…et surtout que notre marge de tolérance est très mince voire nulle.

    Dernière chose, j’ai la légère impression que nous allons refuser de nous ennuyer…en faisant le même job trop longtemps et que nous allons en permanence vouloir découvrir de nouvelles choses.

  12. Cyroul

    Superbe article.
    j’aime particulièrement le passage sur l’évolution du marketing (et la poudre aux yeux du Buzz comme panacée universelle).

    « …le marketing viral est un marketing comme un autre, mais il est essentiellement destiné aux annonceurs, et permet aux agences de leur vendre quelque chose pour pallier à leur angoisse d’avoir perdu tout contact avec la génération Y.. »

    Tellement vrai.
    Il fallait le dire, bravo.

  13. Thomas

    Excellent article, c’est dingue comme je m’y retrouve presque à 100%. Bravo.

  14. K-feine

    Merci Fabrice.
    Intéressant article mais il y a aussi une tendance qui se dégage survolée dans la partie de la conscience sociale ».

    « Cette génération connait beaucoup moins les frontières que les précédentes » au delà même du concept communautaire en ligne, au sens plus littéral du terme.
    Je le vois avec ma génération, les vieux Y, les 82 à 86 travaillant dans les médias en ligne.
    Nous sommes de plus en plus nombreux (nb : je n’ai pas de chiffres officiels, c’est un constat personnel) à dépasser les frontières pour aller trouver ce qu’on ne nous a pas proposé sur place, parce que le domaine du web nous donne cette liberté de travail et parce qu’aujourd’hui partir à l’autre bout du monde ne semble plus un obstacle insurmontable (car d’ailleurs il ne l’est pas).
    Poussé en voyant d’autres le faire, le pas est plus facilement envisagé puis franchis.

    Je pense que nous allons avoir de jeunes travailleurs, qui sont aujourd’hui encore adolescents, ayant cette conscience d’un marché et d’un panel très large de possibilités qui s’ouvrent à eux.

  15. Manuel Diaz

    Bonne synthèse en effet sur tout ce que l’on peut lire autour de la gen Y depuis des mois. Pour ma part je retiens deux points majeurs :

    - Le niveau d’attention plus réduit qui constitue un enjeu important pour les marques dans leur capacité à entrer en relation avec leurs audiences. Au delà du temps d’attention, je pense qu’il y a bien d’autre facteurs clefs à prendre en considération. C’est en cela que je parle d’Attention Marketing comme la nouvelle valeur des marques. Je vous invite à lire mon propos plus développé dans le livre blanc que j’ai écrit et qui est disponible ici :
    http://www.groupereflect.net/presse/livre_blanc/attention-marketing.html

    - Je regrette personnellement que vous pointiez du doigt un outil (le wiki) comme une best practice en parlant de l’exemple de Publicis conseil. La problématique est beaucoup plus vaste et relève non pas d’un outil favorisant la co-rédaction mais bien du sujet large des réseaux sociaux d’entreprise. C’est la mouvance du social software et sur ce segment, il se trouve que nous avons un champion en France avec des tas d’entreprises dans ses clients qui ont mis en oeuvre des démarches bien plus aboutis que le wiki seul, simple instrument d’une caisse à outil et d’une méthodologie de conduite du changement vastes.
    http://www.bluekiwi-software.com/

    That was my 2 cents contribution to the discussion :)

  16. benjamin

    Très bon article qui définit la génération Y au delà de l’âge mais comme une culture à part entière.

  17. WaM

    Wow! Née en 88, je me reconnais vraiment dans ton article. A à peine 21 ans, j’ai enfin la sensation d’avoir un peu de pouvoir face aux ainés, et ca s’appelle la « technologie ». Oui, le monde nous appartient =)

  18. Tux-planet

    Né en 83, je me retrouve beaucoup dans cet article.

  19. Benoît Granger

    Fabrice : je vous rappelle que ce « 75% des jeunes veulent devenir fonctionnaires » et une grosse grosse bêtise. Il ya un seul sondage disant ça, avec une manipulation des questions qui induit les réponses, alors qu’il y en a des wagons montrant que 40% des jeunes, par ex, aimeraient créer leur entreprise, etc…

    (j’avais fait une recherche sur cette idiotie : en fait on eut en conclure que ce sont LEURS PARENTS qui aimeraient bien que leurs petits deviennent fonctionnaires ! !)

    de plus, je rejoins l’un des commentateurs, je suis plutôt surpris par l’ignorance de mes étudiants de 20 – 25 ans : j’ai l’impression parfois d’être plus Web 2.0 qu’eux ! :-)

  20. Cab

    Excellent ! Et je suis fier d’en être /-)

    Légère précision : les bourdes dues à une mauvaise gestion de son profil sont légion (bien plus qu’une fois par mois), cf. http://www.lamebook.com/

  21. rukin

    J’ai été très intéressé par cet article. Ça colle assez bien avec ce que j’observe de l’extérieur. Ceci dit, l’avenir n’est pas écrit et si je me souviens bien de ce qu’on écrivait sur ma génération, il y a 40 ans, il y aurait un gros tri à faire entre ce qu’on nous annonçait et ce qui est réellement arrivé.

  22. Manuel Diaz

    Je me permet également de signaler que le MEDEF organise une conférence qui a pour volonté de créer le débat sur le fait d’entreprendre à 20 ans.
    Pour ceux que cela intéresse, l’événement est ouvert à tous :
    http://www.facebook.com/event.php?eid=128373017120&ref=share

    Disclosure : je ferai l’ouverture de cette discussion que j’espère passionnante.

  23. Tchek

    Article génial. Je suis né en 1984 et il n’y a pas une seule ligne dans cet article dans laquelle je ne me reconnais pas. Au sein de mon entreprise, je sens très bien que l’on est encore au management de grand papa et qu’on fait tout « pour nous la faire fermer ». Mais notre tour viendra, avec d’énormes défis à relever, environnementaux et sociaux.

  24. Gilles Misrahi

    La Gen Y est très loin d’être à l’ordre du jour. L’académisme et le conservatisme sont en super forme. Ils empruntent de nouveaux déguisements. Si ça sent le gros clash, ça n’en a que l’odeur. Le parallèle avec les années 70 ne fonctionne pas. La résignation est grande. Les super-inclus et petits zizis comptent là-dessus.

    Sur un forum :

    Différence entre « explosion » et « implosion »

    Bonjour !

    Si je vois bien ce qu’est une explosion (bien que c’est pas très facile à décrire), je me demande ce qu’on appele « implosion ». L’implosion c’est quand un objet se contracte sur lui même de manière « catastrophique » ?

    Re : Différence entre « explosion » et « implosion »

    C’est exactement ça !

  25. Fabrice Epelboin

    @Jean-Philippe

    En tant que vieux moi même, je vois à quoi tu fais allusion, mais en même temps, traiter d’individualiste des jeunes, quand on fait parti d’une génération qui n’a pas fait grand chose pour l’écologie et qui a saboté le système de retraite, c’est pousser le bouchon un peu loin, non ?

    @Enikao

    J’avoue que je n’avais pas lu ton article, en effet, on est sur la même longueur d’onde…

  26. fred

    Article intéressant à bien des niveaux, même si parfois un peu caricatural.

    Là ou surtout il est intéressant, c’est qu’il annonce clairement la fin d’un modèle global devenu complètement inadapté. A force de trop presser le citron, l’ancienne garde se fait prendre à son propre piège, mais à vitesse « grand V », une vitesse à laquelle ils sont inaptes à répondre.

    ce passage :
    « En France, Hadopi et sa couverture par les média a détruit en grande partie ce qu’il restait de relation de confiance entre la génération Y, très avide d’informations sur le sujet, et les média traditionnels, qui ont fait un blackout complet sur le sujet jusqu’au dernier moment.
     »

    symbolise quant à lui très bien les changements que vont subir les chemins de l’information. Plus de choix, plus de liberté, et assurément autant d’incertitudes quant à la qualité de celles-ci.

    Comme toutes les « 1ères générations », la gen Y va elle aussi devoir essuyer des plâtres.

    d’ailleurs si on y regarde bien, n’y a t il pas depuis des centaines d’année qu’une succession de nouvelles générations, que les anciennes regardent fondre sur elles avec la peur qu’elle change ses habitudes ?

  27. Fabrice Epelboin

    @rukin

    très bon http://www.lamebook.com/ mais c’est plus des trucs rigolos que de grosses catastrophes ayant mené à des licenciement, le même genre de chose arrive régulièrement IRL, et c’est typiquement le genre de bourdes avec lesquelles on apprend a faire gaffe…

  28. AnXesT

    Si Ca peut rassurer RWW, la génération Y est aussi capable de lire un article long quand il est bien fait.

    Merci de nous faire sortir de la solitude dans laquelle les générations précédentes peuvent parfois nous pousser…

  29. X-Blaster

    Une nouvelle génération a forcément envie de revendiquer son identité.

    Vous pensez que vous êtes réellement différent des autres générations ?

    A ce que je sache les hippies ne revendiquaient pas « de vivre pour son travail » de proner la hierarchie ou encore d’accepter le « marketing » de l’époque.

    Et oui ! Vous ne ressortez que des idées qui datent d’il y a plus de 30 ans.

  30. Fabrice Epelboin

    @Bertrand

    Mon père, qui est un vieux prof de fac geek de 65 ans, me raconte la même chose depuis 20 ans, chaque année, j’ai tendance à croire qu’il passe à coté de quelque chose (moi aussi d’ailleurs). Ce que nous prenons pour un manque de curiosité ne tient pas la route. Il suffit de regarder la consommation culturelle, notamment en terme de musique et de cinéma (merci le P2P) pour se rendre à l’évidence. Ils n’ont probablement pas la curiosité que leurs profs aimerait voir, mais il y a une indéniable curiosité. Wikipedia est l’un des sites les plus consultés au monde, et la génération Y fréquente et participe à cela comme les autre, quand j’étais gamin, l’encyclopédia Universalis prenait la poussière dans le salon… Les choses bougent, si on ne change pas la façon de les regarder, elles deviennent hors cadre.

  31. Fabrice Epelboin

    @ X-Blaster

    Calme toi, courageux anonyme, personnellement, j’ai 39 ans, je ne suis pas de cette génération. Je comprends qu’elle te fasse peur, tu réalise que tu est vieux, et différent, mais ne t’en prend pas à moi, je n’y suis pour rien.

    Va donc buter un gosse dans la rue, ça va te détendre.

    Sinon, pour ta culture personnelle, sache que ce sont les hipies qui ont inventé le marketing et la publicité.

  32. Thierry

    intéressant, mes filles sont plus jeunes encore, on va voir ce que ça donne, cela dit moi j’ai presque 50 piges et je suis de la génération Y. Cela dit j’ai souvent posé la question Why à mes patrons, ça m’a valu d’être viré deux fois!

  33. Lou

    Sans les fautes vous seriez plus crédible !

  34. fargoneo

    Perso, né en 75, je me reconnait dans cette description plus que dans la génération précédente, même si culturellement (film-musique-livre) je m’y reconnais.
    La console est arrivée chez moi en 82, et je passais des heures sur des réseaux sociaux minitel dès l’âge de 10 ans.
    Je ne crois pas que l’on puisse mettre de classe d’âge mais plutot d’un accès technologique, ayant également utilisé les gps depuis 1990.
    D’autre part, beaucoup de gens nés en 82-85 restent accrochés à une vision vétuste de la communication où à un rejet absolu de la technologie, ce qui ressemble à ce que moi j’ai connu à l’époque des premiers geek (la génération 68000 pour ceux qui connaissent) où nous révions tous de pouvoir avoir un minitel utilisant les capacités de ce que l’on appelait alors les ‘microoridnateurs’.
    Le virage techno existait dès les années 80, peu l’ont pris, nous étions nous même des ovnis au sein des cours de récré, il en va de même pour la musique techno, exisatnt depuis kraftwerk ou JMJarre dès les 70 et pas encore imposéepar la persistance d’un marché obsolete (starac-par ex) privilégiant l’image au son (un comble en musique) et qui disparaitra contraint d’ici quelques années.
    Les sociologues résumant en terme d’âge sont, à mon sens encore englués dans une vision passéiste des choses, j’en prends pour exemple justement les entrepreneurs web (google-facebook) qui bien que plus âgés ont totalement assimilé-compris-utilisé internet quand pas mal de jeunes de20 ans aujourd’hui sont encore incapables d’utiliser un ordinateur.

  35. master-blerow

    Les preuves. Je veux des preuves. Où sont les preuves ?

    Je trouve votre site super… mais franchement, sur cet article, peut mieux faire : ce n’est qu’une vague resucée de rapports eMarketer (en provenance des Etats-Unis), et dont les arguments sont recopiés sans la moindre distance critique.

    Un intérêt, cependant : mettre à la portée des masses non-anglophones le buzzword « Gen Y ». Du coup on va l’entendre à toutes les sauces dans les présentations C-Level de France et de Navarre.

    (Yawn)

    (Deep sigh)

  36. Fabrice Epelboin

    @master-blerow A défaut de preuves, tu as tout de même une floppée de témoignages de lecteurs issus de la génération Y qui semblent se reconnaitre, non ? Sur près de 40.000 visites sur cet article, deux-trois personnes qui non seulement ne font pas parti de cette génération et qui doutent de l’analyse… Franchement… Ce n’est pas une preuve au sens scientifique du terme, mais tout de même…

    On va en écrire d’autres, et rédigés par du scientifique (sociologue), donc… wait and see ;-)

  37. Julien

    Un superbe article qui analyse en profondeur la génération Y et qui permet donc d’appréhender sereinement les évolutions à venir :)

  38. Emmanuel de Saint-Bon

    @ Sarah :
    Merci pour cet excellent article, réfléchi et bien rédigé.
    Les constats dressés sur la connectivité, les médias, le marketing ou encore l’équilibre travail – loisir sont justes.

    @ Tous mes jeunes amis de la Génération Y :
    Oui, le changement qui s’annonce, qui est déjà à l’oeuvre est important et remet en cause des pratiques et des systèmes d’information ancrées dans les entreprises depuis parfois plusieurs décennies.
    Oui, les entreprises doivent comprendre et intégrer ces évolutions, sous peine de frictions internes freinant la productivité, voire d’incompréhension génératrice de conflits.
    Oui, nous observons une remise en cause du modèle ancestral de transmission du savoir, le « sachant » n’est plus forcément le plus vieux et c’est souvent des plus jeunes que nous apprenons désormais le plus.
    Oui, dans de nombreux métiers, la pyramide des âges vous donne une situation favorable, laquelle vous met en situation d’obtenir des missions, des rétributions et des cadres de travail qui répondent à vos attentes.
    Oui, cette situation est enthousiasmante (et me passionne).

    Pour autant, il serait hasardeux d’imaginer que les règles sont désormais imposées par vous, « les jeunes », et non plus par les entreprises elles-mêmes (par leurs managers en fait). Nombre d’entreprises dans lesquelles vous travaillerez ou travaillez déjà ont une histoire, une culture, des méthodes. Votre arrivée dans leurs équipes ne saurait signifier de remettre en cause les fondements de ces édifices. Mieux : nombreuses sont les entreprises qui ont prouvé par le passé leurs capacités à s’adapter et à adopter de nouveaux modèles. Dassault ou Virgin me semblent de bons exemples.
    Sans entrer dans le détail, citons quelques domaines où, oui, les jeunes devront s’adaper (j’ose l’écrire !) ou en tout cas prendre en considération une réalité différente de celle de leur adolescence :
    - la culture de l’instantanéité (très en vogue actuellement, mais hélas souvent synonyme d’imprévoyance) vs les plans d’action à long terme des entreprises ;
    - le partage à tout va vs la discrétion, ingrédient nécessaire à la confiance et à la prise de responsabilités ;
    - le souhait d’importer dans l’entreprise les outils « qu’on toujours utilisés » vs la nécessité de disposer d’outils homogènes aux coûts d’achat optimisés ;
    - l’acceptation que d’autres dans l’entreprises (des collèges, mêmes des jeunes pourtant !) ne sont pas à l’aise avec la technologie et ne sont pas des canards pour autant ;
    - Etc.
    Ne dit-on pas d’ailleurs que le sens de l’adaptation est synonyme d’intelligence ?

    En ouverture, je vous laisse méditer sur un sujet connexe, tout aussi important : la détention et la transmission du savoir au sein de l’entreprise. Comme vous le savez, on apprend toute sa vie professionnelle durant. Ainsi la route de l’apprentissage qui s’ouvre devant vous est longue. Comme le dit un proverbe thaï : « Le savoir-faire ne vaut pas l’expérience, dix gendres ne valent pas un beau-père ».

    Plus d’info sur le sujet : http://tinyurl.com/nyr5ql

  39. youyouk

    quel article! excellent qui plus est :)

  40. le bateleur

    Oui, plaisant cet article qui distille le fait tout en gardant la distance de l’humour.

    Après cette génération il y en a une autre qui est tout aussi intéressante.

    C’est celle de ceux qui sont né avec toutes ces « merveilles technologiques actuelles »
    au point que pour eux elles n’en sont pas (des merveilles) mais tout simplement des éléments comparables à un trottoir, une ampoule, une main, un regard, un chat, … une sieste.

    Eux sauront nous dire ce que tout cela vaut réellement, en dehors de tout effet cadeau. Pour eux ce ne sont plus des cadeaux.
    Eux sauront aussi éliminer ce qui n’a aucune épaisseur
    cela leur regard le verra … pas le notre.

    Après eux, plus rien ne sera comme avant.

    Beaucoup d’empereurs nus prendront froids.

  41. Dominique Rabeuf

    La génération Y ne diffère pas de celles qui ont précédé l’apparition du téléphone.
    Les réseaux sociaux ont toujours existé.
    La différence est au niveaux des moyens.
    Les réseaux sont de même nature, des regroupements autour d’intérêts communs. Ces regroupements peuvent perdurer comme des associations qui existent depuis des dizaines d’années, d’autres sont ponctuelles comme des gens se lient pour un événement et ne se revoient jamais. Ces réseaux sont publics, ouverts ou non, certains sont opaques comme des sociétés secrètes. Ce qui change est l’absence de rencontre de visu qui peut poser problème en cas de relation qui demande un niveau de confiance important. Beaucoup de vocation de communicants naissent, mais la plupart des sites, blogs sont rapidement délaissés. Les statistiques mettent en évidence que beaucoup de connectés se contentent de regarder. Beaucoup de sites exigent un abonnement rien que pour parcourir les pages, c’est idiot, cela me casse les pied de devoir donner mon adresse de messagerie de rentrer un mot de passe pour voir si le site de trucs et astuces et peuplé de gens qui ont répondu de façon pertinentes à des questions.
    Les jeunes que je connais (16 – 30 ans) sont plus tourné vers le terminal mobile. Ils ont sur eux un bouquet de musique, vidéos, jeux. Maintenant ils télécharge directement sur le terminal mobile; avant ils utilisaient le PC pour télécharger puis faisaient une copie sur le baladeur. Maintenant c’est le contraire; ils glanent avec le mobile et copient sur PC après tri sélectif. Certains sont des virtuoses: ils ont reconstruit un PC sur leur mobile.
    Moi j’attends un peu plus de robustesse et surtout le ebook
    http://www.youtube.com/watch?v=aK75RSQBZYs&eurl=http://www.web21th.com/institut-francophone-internet-web-21-siecle.htm&feature=player_embedded

  42. Augustin van Rijckevorsel

    je signe!!! un de plus dans cette fameuse Y generation

  43. y!onel

    Correctif :
    En fait c’est pas la Y qui change tout, c la X !
    youhou, j’en suis ;)
    http://www.readwriteweb.com/enterprise/2009/09/forget-gen-y-gen-x-is-making-r.php

  44. Fabrice Epelboin

    Je suis dessus, on le traduit asap :-)

  45. als215

    Tellement vrai… que dire de plus une analyse parfaite.

  46. Mathieu

    Je suis né en 87 et je me retrouve également dans cet article, et quand je vois ma soeur de 14ans, je peux dire qu’elle est encore plus ancrée que moi dans cette génération Y…
    Par contre, je voudrais ajouter quelque chose qui me parait important: j’ai l’impression que la génération Y est beaucoup moins réfractaire que les anciennes à parler anglais, et on l’apprend bien mieux en regardant des séries en VOST sur le net qu’en étudiant en cours. De plus, beaucoup de jeunes partent à l’étranger pour devenir bilingue, ce qui était moins le cas, il me semble, il y a 20ans. Les jeunes parlent anglais pour pouvoir échanger plus facilement avec BEAUCOUP plus de monde, et ce plus facilement, mais aussi pour trouver des informations sur le net qui ne sont pas disponibles en français!
    Donc sans parler de la technologie et de l’utilisation qu’on en fait, la mutation des entreprises, marketing etc. va, je pense, de plus en plus passer par l’anglais qui fait part entière de notre génération (du moins, pour la majorité d’entre nous)
    A vos commentaires!

  47. Fabrice Epelboin

    Intéressant… Internet et le piratage luttant contre l’illettrisme anglophone des français… Je n’a pas souvenir d’avoir vu des chiffres montrant que le niveau d’anglais montait, si quelqu’un a vu ça quelque part, je suis preneur ;-)

  48. Sehkba

    C’est fou comme je me retrouve dans ces propos !!! Merci, très bonne analyse !

  49. Stéphane Simard

    Intéressant de voir que des deux côtés de l’Atlantique, les Y se ressemblent. Cependant, je pense que du côté du Québec, les managers sont plus ouverts. Écoutez ici deux entrevues pour en juger par vous-mêmes : http://www.conneXionY.com

  50. MojoJojo

    Alors…pour avoir 30 ans… être directeur artistique, designer, avoir connu et participé aux débuts de l’internet oldschool, un peu otaku sur les bord, je me reconnais trop dans ce « résumé » du lifestyle de la Soit disant gen Y.
    Ce n’est pas une question d’âge je dirais, mais d’accessibilité à certaines facilités d’échanges, de dialogues, de communication… Je pense même que le terme communication ou communauté perd de son sens tellement l’ampleur du phénomène a cassé les codes.
    Bon nombres de sociétés, de marques ont du soucis a se faire. Même en mettant leur attirail bling bling pour séduire. Cette génération n’est pas dupe et s’en amuse.
    Alors pourquoi s’emm… à bosser comme papa maman alors que l’on peut écrire notre vie et écrire nos règles ? Pourquoi ne pas profiter de la vie en étant tous interconnecté pour se réaliser à plusieurs ?
    Ca a presque un reland hyppie non ? FInalement c’est peut-être un éternel recommencement, avec technologie et évolution.
    On remarque cependant que les marketeux comme les sociétés/ entreprises et politiques, eux n’ont jamais réelement su aller au delà de ces tendances, mais ont plutôt été à la traine.
    Et je rigole d’avoir vu les managers bling-bling, les marketeux-péteux se casser les dents à maintes reprises, alors que c’est finalement si simple de faire simple…

    Bel article. :)

  51. W de Sao Paulo

    Article intéressant mais portrait angélique d’une génération qui (souvent) ne regarde le bout de son nez, s’occupe davantage de l’update des status facebook que du monde qui l’entoure…

  52. Fabrice Epelboin

    Sauf que ça c’est propre à l’adolescence, pas à cette génération ;-)

  53. Akal

    @Enikao
    @Fabrice
    Très simpas cet article / traduction / adaptation / paraphrase peu importe, chacun donne sa vision des choses. Étant donné qu’on regarde la même maison heureusement que ces visions se ressemblent ! Mais cette remarque de pseudo-paternité m’amuse et me fait penser à certains sur facebook « hey c’est ma vidéo » dès que vous partagez leur lien… Remarque qui sonne mal de la part de gens qui se disent connaître cette génération. J’ai écrit moi aussi quelques lignes sur ce sujet, dans un cadre plus ciblé (partage de musique). Page 34-35 http://www.slideshare.net/guestb0f9d9c5/musique-numerique
    A + et merci !

  54. Akal

    @ Fabrice
    « Sauf que ça c’est propre à l’adolescence, pas à cette génération ;-) »

    Bien de ton avis, les ados se tripotent le nombril pendant que leurs ainés le leur reprochent et les schémas se reproduisent depuis… depuis… qu’est ce que j’en sais, ça fait pas 1000 ans que je suis là moi… J’entends encore ma mère me dire que de son temps à peine 40% des jeunes avaient leur bac, « normal c’était bien plus difficile à l’époque » moi je lui répond « ouai mman t’as raison mais à ton époque, les 60% de jeunes restant étaient des paysans ! » (ok c’est exagéré mais bon, marre d’entendre tjs les même rengaines ! ;-P) On peu pas transposer son époque à une autre sans adaptation, c’est comme faire la conversion euro/franc aujourd’hui !…

  55. Benoît Granger

    Fabrice : sur l’anglais, je me rappelle avoir vu passer 2 ou 3 papiers de profs (genre secondaire) disant qu’ils étaient estomaqués par la bonne prononciation et les idiotismes typiquement NY de leurs éleves ! ! Oui les séries, oeuf corse ! !

  56. Galliryc

    Très bon article. Excellent article même.
    Je ne saurais que trop conseiller la lecture de « Grown up digital », de Don Tapscott. Je ne sais d’ailleurs pas s’il est dispo en fr, à voir.

    Sinon un autre article qui traite du même sujet :
    http://www.mysaas.fr/etudes/saas-global-sp-collaboratio/

  57. Fabrice Epelboin

    @Benoit

    oui, j’ai entendu la même chose, le piratage intensif de séries américaines en VO aurait un impact assez significatif sur le niveau d’anglais, par contre, je n’ai jamais vu d’étude sur cela… Je suis preneur de liens :-)

  58. EmilyT

    Y avait-il de la pub dans la cours de l’école pendant que vous discutiez avec vos potes? non
    Y a t’il de la pub lorsque vous dinez tranquillement avec vos potes? non
    Y at’il de la pub sur Facebook qui n’est rien d’autre qu’une discussion entre potes ? oui
    C’est peut-être pour ça que ca ne passe pas.

    Ensuite, que voit-on à la télévision, dans le métro, sur les magazines? danone, renault… etc. Ok on connait.
    Mais qu’y a t’il sur Facebook et sur les sites en général?
    des centaines de marques différentes, inconnues, avec des adresses en .com, . net. biz à rallonge. De nouvelles mini-marques ne se sont-elles pas engouffrées sur le marché de la pub?

    Du coup ça fait le même effet qu’un tas de prospectus, c’est insupportable et tout le monde zappe.

    Ce n’est peut-être pas le fait qu’il y ait de la pub qui dérange.
    Les jeunes sont les premiers à se marketer et à faire de la réclame pour eux-même, la pub, ça leur va bien. Mais les marques devraient s’imposer vraiment, en 4×3 internet et mettre le prix… pas venir sournoisement s’immiscer dans les conversations et s’excuser d’être là auprès de gens dont Facebook a en plus gonflé l’ego.

    Pour moi c’est un rapport de force, mais ce n’est que mon avis.

  59. Carole

    Je suis de la génération des Baby Boomers….et je dis que la génération  »Y » n’est pas mieux que celle d’avant ni pire que celle qui suivra.. elle est juste différente.. comme toutes les autres générations précédentes. C’est ce qu’on appelle l’évolution et le progrès. N’oublions pas que c’est grâce aux Baby Boomers qui ont justement travaillés 60 heures par semaine toute leur vie.. pour que vous autres les  »Y » et les  »X ».. puissiez jouir de l’utilisation des ordinateurs, des Ipods, X-Box, des électro-ménagers supposément super-performants….des voitures ultra modernes qui coûtent la peau des fesses (mais qui va quand même finir dans une cour à scrap dans 10 ans)…la grosse maison sur le bord du lac….et tout le tralala qu’il y a sur le marché.. et donc vous ne sauriez vous passez…et la preuve est que lorsque vous êtes prêts à quitter le nid familial (autour de 30 ans pour la plupart) ça vous prend tout ça pour fonctionner.. ni plus.. ni moins… sauf que bien souvent … vous n’en avez pas les moyens…et pour la plupart d’entre vous.. vous ne réussirez jamais à avoir tout ça… à moins que vos parents ne vous aident financièrement… (à 30 ans?????.. Houston.. on a un problème là! »

    Donc.. en résumé…. votre génération ne sera pas meilleure que la nôtre.. parce que entre vous et moi… y a pas mal moins de jeunes qui sont intéressés à poursuivre leur études et faire quelque chose de leur vie.. que les gens de notre génération… mais ce qui est plus alarmant encore.. c’est que c’est votre génération qui veillera sur notre génération.. ouille.. j’ai vraiment pas hâte d’être rendu là!

  60. Fabrice Epelboin

    Merci Carole, merci.

    Merci également pour le réchauffement climatique qui fera du monde de demain le plus grand défi que l’humanité ait jamais relevé, merci pour la dette colossale dont les génération X et Y ont hérité et qui a payé le confort de votre génération, merci pour cet égoïsme des baby boomers, qui vous rend capable d’écrire, en 2009, un tel commentaire en étant, sur l’instant, aussi sincère qu’aveugle aux responsabilités de votre génération dans la catastrophe qu’est le monde d’aujourd’hui.

    Les générations qui viennent seront nécessairement meilleures que les précédentes, car dans le cas contraire, elles ne seront pas du tout. Elles n’ont plus, comme la votre, la possibilité de reporter à demain des problèmes qu’elles devraient gérer aujourd’hui.

  61. Carole

    Pauvre Fabrice… vous n’avez rien compris… les générations se suivent et se ressemblent… et ne sont pas mieux pour autant…pour ce qui est du changement climatique… arrêtez de paniquer avec ça…. la planète fait tout simplement son ménage.. ce n’est pas nouveau… ça se fait depuis la nuit des temps…. la seule différence.. c’est que vous en êtes conscients parce que ça se passe durant votre ère…. et que dans l’espace temps.. vous en êtes conscients…qu’est-ce vous pensez qui est arrivé aux dinosaures…. ils sont disparus de la surface de la terre parce qu’il y a eu des changements climatiques à un moment donné … c’est un processus tout à fait normal et cyclique…

    N’oubliez jamais.. que l’espèce vivante la plus stupide qu’il puisse exister sur la terre.. c’est l’être humain.. parce qu’il est le seul à être doté d’une intelligence.. le seul à posséder le pouvoir de choisir.. et le seul à être capable de faire du mal intentionellement … et le seul à pouvoir détruire autour de lui… vous ne verrez jamais les animaux agirent comme ce que font certains êtres humains… bonne réflextion …

  62. Fabrice Epelboin

    Facile de ne pas paniquer quand on n’aura pas à assumer, hein ;-)

    Bonne retraite :-)

    (au fait, les dinosaures, c’était une météorite, pas un changement climatique)

  63. Fabrice Epelboin

  64. Carole

    Non.. effectivement je ne panique pas.. parce que les changements vont avoir lieu.. d’une manière ou une autre… et que ce soit un météorite ou un changement climatique… au bout du compte.. ça ne fait aucune différence dans la balance.. parce que nous sommes infiniment petits face à cette grosse boule que l’on appelle la Terre… nous ne sommes que de passage… et notre vie est bien éphémère si on la compare au système solaire et l’espace temps.. chacun a le droit de penser ce qu’il veut… et quand vous aurez vécu aussi longtemps que moi… et que vous vous retournez pour regarder ce que votre génération a accompli…. vous vous souviendrez de cette conversation qui vous semble bien banale…et vous vous apercevrez que finalement.. plus ça change.. plus c’est pareil! Et merci pour les voeux de bonne retraite… j’espère que le moment venu…la vôtre sera aussi intéressante!

  65. Fabrice Epelboin

    Chère Carole, tout d’abord, sachez que je ne suis pas vraiment un gamin, j’ai 40 ans, suffisamment pour savoir que l’on ne peut rien contre un météorite mais que l’on peut faire quelque chose contre les changements climatiques, même si ceux-ci ne seront problématiques qu’au moment de ma retraite à moi, qui sera du coup sans nul doute intéressante, mais pas financée, elle ;-)

    Ce genre d’attitude désinvolte et désabusée qui ne fait guère que masquer une démission face à des responsabilités est la raison même de la perte totale de crédibilité de cette génération qui est la votre. La mienne est entre deux, relativement à l’abri de l’armagedon de demain, ce qui n’est pas une raison pour adopter un tel fatalisme, la génération Y, elle, va devoir se battre pour survivre dans le monde qu’elle a reçu en héritage.

    Je doute que je trouve un jour ce genre de considérations bien banales, et je regrette fort que vous la qualifiez ainsi, mais en même temps, je ne peux pas grand chose pour vous, peut être vous conseiller quelques films comme celui cité plus haut, ou quelques lectures

  66. Clémentine

    Article très intéressant. Je fais pleinement partit de cette génération.
    Quelqu’un a marqué « Hello, un poil angé­lique cette des­crip­tion. De ce que je vois, la tranche 11/15 est beau­coup plus indi­vi­dua­liste, égocen­trique et jmen­fou­tiste que ce que l’on veut bien dire (ou croire). »
    Et bien c’est faux. Nous sommes jeunes mais pas spécialement jemenfoutiste, il suffirait de nous proposer des choses intéressante, tous mes amis s’informent de l’actualité politique, écologique, musicale, cinématographique, et autres. Nos centre d’intérêt ne sont simplement pas les mêmes.

  67. Telliac

    Et pendant ce temps, les chinois travaillent …

  68. trucs

    Très bonne article même si cela vient en parti d’une traduction. J’aimerais pouvoir écrire que la génération Y partage de plus en plus d’informations intéressantes et pertinentes. Malheureusement, malgré le fait que la génération Y soit multitâches (pas comme l’iphone), les sujets traités sont de plus en plus futiles et de moins en moins profond… Certes ils partagent beaucoup plus que la génération X mais est-ce que cela en vaut vraiment la peine? On atteint j’espère le paroxysme du partage…

  69. Jean-Philippe

    @Fabrice

    J’arrive (très très) longtemps après la bagarre (pas d’e-mail de notification de réponse à un commentaire ?).

    Ahem : je suis semi-vieux (38 ans), donc je n’ai pas trop saboté le système des retraites, puisque je ne risque pas d’en voir la couleur… Pour l’écologie et le reste… La part de responsabilité n’appartient pas à une génération, et quand on voit ce que la génération Y avale, on se dit que l’écologie est une belle idée théorique (mais que le voisin doit appliquer avant soi-même).

    Aucun pointage du doigt dans ma remarque, il ne s’agit pas de fustiger une génération ou une autre. Cette génération est beaucoup plus consciente du cynisme de de la situation actuelle que nous ne l’étions au même âge, et surtout beaucoup moins angélique que nous l’étions. Et oui, je trouve ça très dommage. Pour eux.

  70. Shhh

    Blablabla allez on fait encore des généralités pour nous confondre…

  71. clémence b

    merci pour la magnifique faute en première phrase : « Même si elle n’est pas prête de prendre le pou­voir » : on est soit prêt à soit près de, mais en aucun cas on n’est prêt de, ou alors d’un objet. merci de votre compréhension et de vos efforts prochains, messieurs-dames lucides de notre société

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  10. Influences du jour #6 : de la génération Y à la bibliothèque 2.1 | Questions d'influence :

    [...] La génération Y va tout changer : ReadWriteWeb [...]

  11. Ignorer la génération Y n’est pas sans risques … | Business Commando :

    [...] La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France Que vous cherchiez à vendre un produit, à recruter ou à recueillir leur vote, il faudra se faire à leurs usages et à leur culture, et ceux-ci sont radicalement différents. Tenter de les forcer à adopter la culture de leurs ancêtres n’a pas plus de chances de réussir que de forcer les enfants des années 70 a adopter l’uniforme à l’école, ceux qui s’y sont essayé se sont cassé les dents. Il est encore temps de les accueillir plutôt que de les affronter, car quoi que vous fassiez, le monde leur appartient. [...]

  12. Geek After All » Ivy Bean : 104 ans et un compte Twitter! :

    [...] très loin de la génération Y ultra connectée dont nous parle le blog ReadWriteWeb, @IvyBean104 a l’air de s’être bien adapté à Twitter, mais également à Facebook [...]

  13. La génération Y va tout changer « RealTime :

    [...] ReadWriteWeb France. [...]

  14. La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France – The Facebook News :

    [...] Fabrice Epelboin wrote an interesting post today onLa génération Y va tout changer | ReadWriteWeb <b>France</b>Here’s a quick excerpt [...]

  15. Me encantó esta presentación 2.0 « Pateando teclas :

    [...] Leyendo el interesante artículo de rww.zergy.net (gracias traductor de Google) acerca de la Generación Y, me encontré con esta presentación de Sacha Chua, quién de manera simpática y sencilla nos da [...]

  16. links for 2009-09-08 at DeStructUred Blog :

    [...] La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France (tags: generation internet web marketing communication Veille management Societe generation-y) [...]

  17. Kevin Cao (kevincao) 's status on Wednesday, 09-Sep-09 11:46:37 UTC - Identi.ca :

    [...] http://rww.zergy.net/2009/09/08/a-la-une/generation-y/ a few seconds ago from Gwibber [...]

  18. Snapshot # 49 (mail) | NW8-8NA :

    [...] à la lecture de l’article intitulé “La génération Y va tout changer“, recommandé par @sadai, j’ai forwardé ce dernier à ma mère pour qu’elle en [...]

  19. Génération ‘Why ?’ « Happy Graphiste :

    [...] de cette génération, un rapide tour d’horizon avant de rentrer dans le vif du sujet : par ici (pour la version française) ou par là (pour la version anglaise [...]

  20. links for 2009-09-09 | Metaverse3d.com :

    [...] La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France Partager : [...]

  21. links for 2009-09-09 « Lelapin’s Weblog :

    [...] La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France Annotated link http://www.diigo.com/bookmark/http%3A%2F%2Frww.zergy.net%2F2009%2F09%2F08%2Fa-la-une%2Fgeneration-y (tags: no_tag) [...]

  22. Twit me again 11/09/09 : la sélection des twits hors actualité | AMHA.fr - A Mon Humble Avis :

    [...] La génération Y va tout changer France [...]

  23. Verre du vendredi #37 | Cherry and Cake - Entertaining Advertising :

    [...] du vendredi en sa compagnie ce soir http://www.alaincaviggia.be – que nous avons trouvé cet article sur les comportements de la génération Y intéressant et trouvons important de prendre ses changements de way of life en compte dans les [...]

  24. Een glaasje op Vrijdag #37 | Cherry and Cake - Entertaining Advertising :

    [...] in zijn aanwezigheid vanavond: http://www.alaincaviggia.be – dat we dit artikel over het gedrag van generatie Y interessant vinden en dat we  de veranderingen van de way of life in acht moeten nemen in de [...]

  25. Quelques lectures | Nous, les papas :

    [...] La génération Y va tout changer http://rww.zergy.net/2009/09/08/a-la-une/generation-y/ [...]

  26. Weekly blog posts (weekly) « Lelapin’s Weblog :

    [...] La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France [...]

  27. Page widget Facebook, Twitter 101 en français, Référencement Google News…[Lu sur la blogosphère] | Webmarketing & co'm :

    [...] La génération Y va tout changer – ReadWriteWeb [...]

  28. Revue de Presse Internet du 7 au 13 septembre 2009 « Last Exit To My Mind :

    [...] 4. La Génération Y va tout changer [...]

  29. Sélection de la semaine (weekly) | Demain la veille :

    [...] La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France [...]

  30. Médias, Actualités, Communication & Potimarrons » Blog Archive » Marché aux puces *2* :

    [...] Le chromosome Y est décidément le chromosome du [...]

  31. » La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France - Yee Torrents News 4 :

    [...] Source:La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France [...]

  32. raffa's status on Monday, 14-Sep-09 07:53:28 UTC - Identi.ca :

    [...] http://rww.zergy.net/2009/09/08/a-la-une/generation-y/ a few seconds ago from Twhirl [...]

  33. A lire sur le web du 7 septembre au 14 Septembre | Tête de Quenelle ! :

    [...] La génération Y va tout changer | ReadWriteWeb France – Le titre est assez explicite ! [...]

  34. les « Y » or « Why » « Bagus – Webmarketing :

    [...] Ils ont de 12 à 31 ans, sont des « native techno » pour comprendre cette génération, le marketing doit changer, le management aussi … Ils sont la génération du pourquoi « why » or Y. Un article publié sur http://www.readwriteweb.com par S Perrez & F Epelboin http://rww.zergy.net/2009/09/08/analyse/generation-y/ [...]

  35. Quel avenir pour la presse d’information ? « Blog-Entrenet :

    [...] la presse d’information doit se remettre en question, c’est que pour notre génération -so called Y-, la manière de consommer l’information à bien changée en 10 ans : Proximité (Métro dans le [...]

  36. Revue de presse | Simple Entrepreneur :

    [...] La génération Y va tout changer Que vous cherchiez à vendre un produit, à recruter ou à recueillir leur vote, il faudra se faire à leurs usages et à leur culture, et ceux-ci sont radicalement différents. Le monde leur appartient. [...]

  37. La génération Y est-elle si connectée ? — Chroniques du web :

    [...] lecture du billet La génération Y va tout changer, je m’étais demandé si les comportements décrits correspondent réellement à la réalité [...]

  38. (Génération(s))> Générations X, Y, Z… + multiformat :

    [...] orienté marketing générationnel – http://www.generationy20.com/, idem, orienté management – http://rww.zergy.net/2009/09/08/analyse/generation-y/ sur les modifications organisationnelles et mercatiques induites par la génération Y – [...]

  39. ReadWriteWeb France un « must read » | Le Blog Kinoa :

    [...] La génération Y va tout changer [...]

  40. La generación Y va a cambiarlo todo « Connexion 2.0 :

    [...] del artículo La génération Y va tout changer, de Sarah Perez et Fabrice [...]

  41. Qui est la génération Y? | Synchro Blogue | Sympatico / MSN :

    [...] « La hiérarchie, au sein des système sociaux qui font leur quotidien, est déterminée, en grande partie, par la reconnaissance qu’a le groupe de la compétence d’un leader, et non par le simple fait de son positionnement sur un organigramme. Le modèle managérial de Google est un reflet fidèle de ce constat. » (source) [...]

  42. Marketing Eficiente » Blog Archive » La generación Y va a cambiarlo todo :

    [...] del artículo La génération Y va tout changer, de Sarah Perez et Fabrice [...]

  43. Mes 5 lectures de la semaine « isabelleprigent's Blog :

    [...] La génération Y va tout changer sur [...]

  44. Le casual Weber | TiBo, etc. :

    [...] casual Weber a entre 14 et 25 ans. Il est en plein dans la fameuse «Génération Y», né entre le début des années 80 et la fin des années 90, et a vécu la démocratisation [...]

  45. xavierbernard.fr » Lotus Notes : la préhistoire du mail :

    [...] (pour plus d’infos sur la « génération Y », je vous conseille vivement de lire cet article. C’est impressionnant le nombre de points sur lesquels je me [...]

  46. Bubbling Pulp » Blog Archive » iAd, la publicité sur iPhone :

    [...] comment va être reçu la publicité sur les « apps ». D’après un article sur la génération Y, ceux qui sont les plus à l’aise avec les terminaux mobiles et tactiles, les jeunes [...]

  47. Je suis un gamer ! | Mind Overflow :

    [...] suis un gamer, une apologie de la génération Y, les digital [...]

  48. Génération X et Y : les leaders d’aujourd’hui dans un monde digitalisé « La Social Newsroom :

    [...] LIre également : La génération Y va tout changer. [...]

  49. Génération SaaS (2) | MySaas :

    [...] Un article récent chiné sur la blogosphère est l’occasion de mettre une nouvelle fois à l’honneur la génération SaaS. Car même si des concepts tels que le SaaS ou le Cloud Computing ne sont jamais évoqués, ni même (et c’est bien plus ennuyeux) l’oeuvre d’un Don Tapscott, Grown up digital, il s’agit bien là d’une mouvance globale (systémique ?). [...]

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ReadWriteWeb est un blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité et se distingue par ses notes d’analyse et de prospective ainsi que par l’accent mis sur les usages et leurs impacts sur les média, la communication et la société. Il est classé parmi les blogs les plus influents de la planète par Technorati et Wikio. Publié en cinq langues, il s'appuie sur un réseau de correspondants locaux en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis, en France, en Espagne, au Brésil, en Chine ainsi qu'en Afrique francophone. Ses articles sont publiés dans la rubrique technologie du New York Times.


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