Le nouveau Facebook : un guide complet pour les éditeurs, les annonceurs, les utilisateurs et la concurrence

f8Facebook a secoué le monde des technologies en annonçant une série d’innovations majeures qui constituent, prises dans leur ensemble, un mouvement destiné à faire du web tout entier un web social et sémantique. Les rumeurs faisait état d’un simple bouton ‘Like’ : en lieu et place, Zuckerberg et son équipe ont révélé une nouvelle plateforme ambitieuse que l’on ne peut pas ignorer.

Les constituants de cette plateforme dessinent la vision d’un web social, personnalisé et sémantique, qui a été discuté par tous les spécialistes depuis que del.icio.us a lancé le web 2.0 en 2004. La vision de Facebook est à la fois minimaliste et globale, mais ne vous y trompez pas : son intention est bien de réduire à néant la concurrence, et d’utiliser ses centaines de millions d’utilisateurs pour prendre d’assaut le web tout entier.

Que l’on aime ou pas Facebook, il est important de comprendre ce que signifie cette évolution, ses conséquences sur les utilisateurs de Facebook, les éditeurs de sites web, le monde de la publicité, la concurrence et, bien sûr, Facebook lui même. Dans ce (long) billet, nous allons tenter, Alex et moi, de résumer les annonces de Facebook et d’anticiper les conséquences qu’elles auront sur les différentes acteurs du web d’autjourd’hui.

L’Open Graph de Facebook

Commençons par un aperçu rapide des nouveautés introduites par Facebook lors de la dernière conférence F8. Nous avons délibérément laissé de coté la monnaie virtuelle annoncée par Facebook, nous y reviendrons dans un prochain billet, mais vous vous en doutez, là aussi, l’introduction d’une monnaie sur un territoire de plus de 400 millions d’habitants n’est pas quelques chose d’anodin et sans conséquences.

Les widgets pour éditeurs

L’offre de Facebook consiste en une collection de plugins (ou plutôt de widgets au sens où l’on entend ce mot en France, des petits morceaux de fonctionnalités que l’on peut aisément ajouter à un site existant), un langage de marquage sémantique, et une API pour développeurs (pas de panique, on va tenter d’être clair).

Les widgets “Login with Faces” et “Facepile” : les plus simples des widgets pour éditeur améliorent Facebook Connect, devenu depuis son lancement l’une des méthodes les plus populaires qui soit pour se connecter à un site web simplement. Ils rendent facile et agréable l’identification sur un site tiers avec son compte Facebook, et montrent les avatars de vos amis qui sont déjà membres du service.

Les boutons “Like” et la “Likebox” qui va avec : ces widgets ajoutent la possibilité de placer un bouton de recommandation Facebook (“Like”) sur n’importe quel contenu – typiquement une page web. Chacun peut être customisé avec un marquage sémantique, décrit plus loin, mais à la base, leur but est d’amener les utilisateurs à recommander un contenu, ce qui en publira le lien dans leurs flux Facebook, le stockant au passage de façon permanente sur leurs profil. Ce lien sera également partagé et apparaitra dans le flux de leurs amis, créant ainsi du trafic vers vos contenus.

Les widgets “Activity Feed” et “Live Stream” : ces widgets montrent l’activité qui a lieu sur le site. Les flux d’activité listent les commentaires récents faits sur Facebook à propos de vos contenus et les recommandations, le « live stream » montre une vue en temps réel, qui ressemble à un chat, c’est plutôt destiné aux évènements en direct.

Le widget “Recommandations” : ce widget affiche des recommandations personnalisées basées sur le réseau social de chacun de vos visiteurs, il prend également en compte l’avis global de la communauté Facebook à propos des contenus de votre site. Son but est de faire rebondir vos visiteurs sur d’autres contenus au sein de votre site et d’accroire la ‘stickiness’ de celui-ci.

Le marquage sémantique

Facebook a lancé un langage de marquage sémantique simple, basé sur le RDF, qui rendent ces plugins intelligents et conscients du contexte non plus simplement social dans lequel ils s’affichent, mais qui leur permettent de prendre en compte le contenu autour duquel a lieu l’interaction sociale.

Pour aller vite, le marquage des contenus donne la possibilité aux éditeurs de spécifier quels objets sont présents dans ses pages : un film, un livre, un chanteur, un événement, une équipe de foot, etc. Cela permet de mettre en œuvre de la sémantique, c’est à dire une compréhension par cette technologie que le visiteur ne fait pas qu’interagir avec une page web, mais qu’il est en train de regarder, de commenter ou de recommander une chose en particulier. Le langage sémantique classe les objets en catégories comme les livres, les films, la musique, etc., et ouvre la voie à une multitude d’applications, en particulier des systèmes de recommandations personnalisés.

Plus important encore, ce langage de marquage sémantique aide Facebook à relier les internautes ayant un intérêt commun à travers différents sites web. Si Pandora et Last.fm annotent une page concernant les Beatles à l’aide du langage sémantique de Facebook, les visiteurs pourront ainsi voir leurs amis qui aiment les Beatles sur tous les sites utilisant ce langage dès que cela sera approprié.

C’est d’une importance capitale, car ce genre de données concernant vos amis est jusqu’ici dispersée à travers de multiples sites. Auparavant, Facebook faisait apparaitre ces informations dans les flux de chacun sans en extraire quoi que ce soit d’utile, désormais, les goûts de vos amis en matière de sport, de musique, de littérature ou de cinéma seront stockés de façon permanente sur leurs profils, et disponibles pour être mis en contexte à travers le web tout entier.

La nouvelle API

La nouvelle API de Facebook est élégante et puissante. Elle rend aisé l’accès aux informations des utilisateurs (avec leur autorisation, bien sûr) tels que les informations de leur profil, leurs amis, etc. Les appels utilisent REST, les réponses JSON. L’authentification est basée sur le protocole OAuth 2.0, et rend aisée la connexion et l’autorisation de transfert d’informations personnelles demandée aux visiteurs.

Cette nouvelle API transforme Facebook en annuaire, accessible en lecture et en écriture, référençant les goûts de tous les membres de Facebook. A chaque fois que vous recommandez ou ‘Likez’ un contenu, vous enrichissez votre profil et augmentez la capacité de Facebook et des sites utilisant cette technologie de vous fournir une expérience personnalisée.

Implications pour les utilisateurs de Facebook

Avec cette nouvelle version, Facebook demande clairement (ou presque) à ses utilisateurs de renoncer à la confidentialité d’une partie de leurs données personnelles en échange de personnalisation. Il faut être clair : aucune personnalisation n’est possible sans que les utilisateurs ne donnent des informations au système sur leurs goûts. Ce que Facebook demande est nécessaire à la création d’une expérience web personnalisée.

Que les internautes veuillent ou non bénéficier de ce genre d’expériences personnalisées est une tout autre question, mais c’est, si Facebook réussi à imposer sa technologie au web, ce genre de personnalisation qui va fleurir un peu partout sur internet dans les années qui viennent.

Les goûts de vos amis, en termes de divertissement, de sport, de voyages, etc. seront classés, référencées, et disponibles. Il sera aisé de voir qui sont réellement vos amis, à la fois sur Facebook et sur le web tout entier. En plus de cela, Facebook utilisera sa propre technologie pour vous recommander des contenus.

Ceci devrait accélérer la découverte de nouveaux contenus et les liens multiples et enrichis entre amis. Cela va également affecter l’activité de recherche sur le web (e.g. Google) au profit de la recommandation sociale : comme le pointe Fred Wilson, les liens passés entre amis vont en parti remplacer en partie la recherche.

Pourtant, l’essentiel des conséquences de ces innovations du point de vue de l’utilisateur est ailleurs, et se résume à un mot : la vie privée.

Il n’est pas clair à ce stade si ceci est un réel sujet de préoccupation pour les utilisateurs de Facebook, même si ce point constitue sans nul doute une préoccupation majeure pour nous chez RWW, ainsi que pour bon nombre de commentateurs du web comme Dave Winer ou Jeff Jarvis au Etats-Unis, Pierre Tran ou Korben en France, tout comme pour l’essentiel de la communauté qui commente ici, et nous fait régulièrement part de ses préoccupations à ce sujet.

Il convient cependant de prendre des distances avec tout cela : les analyses publiées ici sont très loin de la compréhension qu’à l’utilisateur moyen de Facebook, et la communauté des lecteurs de RWW est très largement plus avertie que celle qui surfe sur Facebook.

Malgré cela, beaucoup disent que non seulement Facebook en saura trop sur nous (Google en est à ce stade aujourd’hui), mais que son contrôle sur tout cela sera bien trop grand.

Résistance au changement

Nous sommes assez septiques sur le fait que tout cela préoccupera particulièrement l’utilisateur moyen de Facebook. Les gens sont d’une naïveté incroyable quant au fait qu’on les surveille sur internet, et ce point ne fera pas exception. Les récentes lois Loppsi et Hadopi, qui ont instauré une surveillance étroite du web, potentiellement bien plus intrusive que cela, n’ont pas soulevé de protestations particulières en dehors des milieux avertis. Pire encore, elles ont mis les politiques qui les ont voté dans une situation bien délicate quand il s’agira de critiquer la paille dans l’œil du voisin.

Le plus vraisemblable est que l’internaute moyen appréciera cette expérience personnalisée d’un internet « powered by » Facebook, jusqu’au moment où l’incroyable capacité de ciblage publicitaire qu’elle rend possible leur posera question.

En France, les politiques, dont le rôle devrait être d’alerter l’opinion publique, se sont totalement décrédibilisés. Leur discours systématiquement négatif à tout sujet dès qu’il s’agit de parler d’internet leur ont fait perdre toute crédibilité, ils ne pourront pas jouer leur rôle et ne comprennent pas, pour la plupart, ce genre de subtilités. A force de crier au loup…

Aux Etats Unis, la notion de vie privée est bien moins importante qu’ici. Là bas, c’est la liberté d’expression qui prime alors qu’ici, elle est limitée par la loi et moins importante, culturellement, que le respect de la vie privée.

D’un point de vue politique, il n’y a pas grand chose à attendre. Les initiatives du gouvernement Allemand, qui a pris des positions fortes contre Facebook et qui est bien plus crédible que le gouvernement Français quand il s’exprime à propos d’internet, n’ont pour l’instant pas porté leurs fruits. Elles sont cependant à surveiller de très près.

La presse, elle, qui n’a, pour l’essentiel, jamais développé quoi que ce soit de sérieux en matière de fonctionnalités sociales, a objectivement tout a gagner à adopter massivement cette nouvelle plateforme car elle leur permettra d’accroître de façon significative leur lectorat et le nombre de pages vues sur leurs sites. Il y a dès lors peu de chance pour qu’elle monte au créneau contre ce qui ressemble, avec l’iPad, à un bouée de sauvetage.

Reste les blogs comme celui-ci, que se sont toujours fait écho des préoccupations en matière d’arbitrage entre vie privée et technologies, mais ceux-ci s’adressent à des spécialistes ou des lecteurs avertis, curieux des technologies internet et, comme vous avez pu le constater à travers les multiples articles, tant sur l’édition francophone qu’anglophone de RWW, les avis sont partagés : La plateforme offerte par Facebook est également riche en innovations, notamment car elle promet de faire passer la sémantique au mainstream. Les services web, demain, pourraient, grâce à elle, voir surgir des innovations phénoménales.

L’essentiel, à notre sens, reste cependant d’avertir et d’expliquer, sans verser d’un coté ou de l’autre dans la démagogie, afin que chacun puisse décider en son âme et conscience, et expliquer à son tour à son entourage, les tenants et les aboutissants de ce tournant qu’est sur le point de prendre Facebook et l’internet dans son ensemble.

Conséquences pour les annonceurs

Bien sûr, le sujet du respect de la vie privée et de la publicité n’ont pas été abordés lors de la conférence F8, mais il est évident que Facebook utilisera les informations qu’il collectera sur ses membres pour cibler ses publicités. Il est même fort probable que Facebook devienne dans les prochaines années l’une des plus puissantes régies pub au monde, du fait même de sa capacité de ciblage sans précédent. Derrière cette sémantisation du web et des relations sociales, se cache quelque chose qui pourrait rendre obsolètes les innovations de Google en matière de publicité.

Reste à voir la réaction des utilisateurs quand le ciblage, du fait de son efficacité, deviendra trop visible. Facebook aura alors la possibilité de faire passer la pilule en leur offrant des réductions considérables – du fait du volume phénoménal qu’il sera en mesure de négocier – ainsi qu’en leur faisant bénéficier de ‘crédits’ issus de sa propre monnaie, elle aussi annoncée lors de la conférence F8.

Les annonceurs, qui jusqu’ici avaient tendance à prendre à la légère le système de publicité proposé par Facebook, devront rapidement réviser leur copie. D’ici peu, Facebook leur fournira la possibilité de cibler une population en fonction d’une quantité impressionnante de facteurs : goûts, centres d’intérêts, marques favorites, réseau social, sujets abordés sur la page où est placé la publicité, et géolocalisation.

Avec un tel système, il sera possible pour Renault de proposer ses pubs à ceux qui ont montré de l’intérêt récemment pour un modèle particulier de la concurrence, pour peu que ces derniers soit situés à proximité d’une concession, cette publicité pourrait tout a fait prendre la forme d’une proposition de rendez vous pour un essai, tout en vous suggérant d’en parler à une sélection d’amis, fans de la marque. Vendre un livre ou un film se ferait sur un mode tout aussi personnalisé, le renouveau apporté par cette technologie au monde de la publicité est totalement disruptif, tout comme l’a été en son temps celui proposé par Google.

Pour les secteurs offrant une vaste gamme de choix, comme la mode ou le tourisme, c’est l’ensemble des sites eCommerce et des « landing pages » qui pourraient être intégralement personnalisés en fonction de chaque visiteur (faisant, là encore, un renversement d’équilibre entre « recherche » et « recommandation »).

C’est une potentielle révolution en matière de marketing, dans lequel il faudra encore injecter une bonne dose d’algorithmie et d’expertise en média social.

Il serait par ailleurs étonnant que la publicité proposée par Facebook reste longtemps cantonnée sur Facebook, une fois le web sémantisé et ses widgets largement distribués, il sera aisé pour Facebook de proposer des widgets publicitaires aux éditeurs de sites web, à la façon d’AdSense de Google, ce qui fera passer le ciblage contextuel ou comportemental comme une antiquité du jour au lendemain.

Si la vision de Facebook se réalise, ce dernier pourrait devenir la plus grosse régie publicitaire de l’internet, en particulier en ce qui concerne le display. Il pourrait bien renverser la tendance dans l’équilibre actuel entre display et liens sponsorisés, et redonner un rôle dominant au display en augmentant à la fois ses capacités de ciblage, mais également la possibilité de personnaliser en profondeur le message transmit, de l’affichage d’une banner à l’expérience proposée sur le site qui arrive derrière.

Conséquences pour les éditeurs web

En apparence, Facebook propose aux éditeurs une offre qu’ils ne peuvent pas refuser. Qui ne souhaite pas voir sur son site plus d’activités sociales ?

Mais à y regarder de près, c’est loin d’être aussi évident. Pour comprendre cela, il faut distinguer deux types de sites : ceux qui sont déjà des réseaux sociaux ou qui ont un réseau social intégré, et ceux qui n’ont qu’un simple système de commentaires.

Dans le premier camp, vous trouverez des sites comme Last.fm, Flixter ou Allociné. Aucun de ces sites n’étaient un partenaire privilégié de Facebook pour le lancement de leur nouvelle plateforme, et on peut comprendre pourquoi. Les connexion sociales autour de la musique, des films ou des livres sont leur raison d’être, tout comme les notes et les commentaires postés par leurs utilisateurs, ainsi que leurs systèmes de recommandation. S’ils passent à la technologie de Facebook pour tout cela, que leur restent-ils ?

N’importe quel site qui a déjà un réseau social intégré doit décider s’il doit abandonner cela avant de sauter dans l’aventure, et le problème critique réside dans la propriété des commentaires et des notations. Les éditeurs sont-ils prêt à abandonner cela ? Personne ne pense sérieusement qu’un utilisateur va noter quelque chose sur Facebook puis le faire à nouveau sur le site d’un éditeur.

Alors, comment cela va-t-il fonctionner ? Ce n’est pas clair à ce stade, mais il y a des chances que les éditeurs exigeront que soit mis à leur disposition un moyen pour répliquer ou exporter les commentaires et les recommandations faits à partir de leurs sites. Peut être sous la forme d’une API ouverte qui permettrait aux éditeurs de manipuler les données. Quoi qu’il en soit, on peut comprendre que certains éditeurs soient particulièrement préoccupés.

Ceci dit, si vous éditez un site eCommerce, un blog, un service comme Pandora ou imdb.com qui n’ont pas beaucoup de fonctionnalités sociales, l’offre de Facebook est un cadeau extraordinaire, qui permettra d’améliorer de façon quasi instantanée les performances et l’attractivité de votre site.

A titre d’exemple, les widgets mis en place ici sur RWW France on généré en moins de 48h près de mille visiteurs supplémentaires (sur un total de 10.000 par jour). C’est cependant à pondérer du fait que l’on parle de Facebook en ce moment et que, forcément, cela attire les visiteurs en provenance de Facebook, ce même effet se répète à chaque fois que l’on parle de Twitter, déclenchant une arrivée impressionnante de visiteurs en provenance de Twitter.

C’est difficile à estimer, mais en terme de trafic, c’est un surplus non négligeable que peut apporter ainsi Facebook, surtout si ces fonctionnalités sont couplées à une vrai stratégie de community management sur Facebook. Largement de quoi payer au prix fort une armée de community managers pour les gros sites de contenus, ainsi que les meilleurs experts de la place, afin de tirer parti de cette mine d’or ouverte par Facebook.

Conséquences pour les concurrents de Facebook

Cette brillante et agressive avancée de la part de Facebook va rendre Twitter, Google, Yahoo, MySpace, AOL, eBay, Amazon… tout le monde, en fait – à l’exception de Microsoft – très inquiet. Microsoft est le seul à tirer son épingle du jeu et se satisfait du partenariat qu’il a avec Facebook.

Un accord concernant Bing, son moteur de recherche, est probablement dans les cartons, et alimenter Bing avec toutes les données issues de Facebook aurait beaucoup de sens : cela permettrait une amélioration sensible des résultats de recherches proposés par le moteur de Microsoft.

Pour certains acteurs, on peut imaginer des synergies intelligentes : eBay ou Priceminister, par exemple, pourraient ajouter un bouton ‘Like’ sur chacune de leurs annonces, et reverser une commission d’affiliation à l’internaute ayant ainsi aidé à diffuser l’annonce, s’il attire un acheteur sur celle-ci.

Mais pour tous les grands acteurs de l’internet, le soucis est que Facebook est en train d’essayer de s’accaparer un territoire où il aurait le contrôle exclusif de l’attention des internautes. Apparemment, Facebook ne se contente plus de connecter les gens entre eux, il ambitionne désormais connecter les gens et les choses, non seulement sur son site, mais partout sur le web, et pas simplement les gens, mais vos amis.

Il ne faut pas longtemps pour s’apercevoir que Facebook met en place un circuit fermé qu’il contrôle et qui inclut ses utilisateurs, le reste du web, tout en excluant ses concurrents.

La réaction des autres gros acteurs de l’internet peut être variée, la pire étant d’essayer de faire la même chose. Le syndrome du copier-coller, bien trop courant sur le web entre gros acteurs dominants, n’a jamais marché, et il est certain d’échouer dans le cas présent.

Ils peuvent ensuite essayer de bloquer Facebook, cela pourrait marcher. Entre ce qui préoccupera les utilisateurs et ce qui ennuiera les éditeurs, les critiques sont nombreuses, et si elles sont bien orchestrées et cordonnées, une campagne de lobbying peut mettre à mal le projet de Facebook. Souvenez vous de la façon dont Beacon a été abandonné face à une campagne de presse agressive, une masse d’utilisateurs en colère et une blogosphère « high-tech » vent debout contre Facebook.

La troisième option est de jouer le jeu et de construire quelque chose dans l’écosystème proposé par Facebook. D’innover au sein de cet écosystème. C’est à priori, d’un point de vue stratégique, la meilleure option. L’innovation a toujours triomphé de l’immobilisme sur le web. Reste que cela ne sera pas forcément facile, ce n’est pas comme si Facebook avait réuni tout le monde autour d’une table pour discuter et coopérer autour de ce projet. Rien ne dit que Facebook soit ouvert à la collaboration, mais si c’est le cas, c’est sans doute la meilleure décision pour un éditeur web.

Techniquement parlant, ce que Facebook propose est élégant et propre. Le langage de balisage sémantique, les widgets, l’API, tout cela est performant et utilise les technologies les plus modernes. Le point noir reste que Facebook semble être le seul dépositaire de toutes les données dans cette équation, ce qui rend l’ensemble particulièrement fermé. Les éditeurs et les utilisateurs n’ont pas le choix en ce qui concerne l’endroit où stocker les données. Elles vont chez Facebook et seulement chez Facebook. Le système peut sans doute être amélioré pour changer cela, et nous suivront de près les évolutions de Facebook sur ce point.

Les conséquences pour Facebook

L’annonce de cette nouvelle plateforme est un nouveau changement radical pour Facebook. Avant la conférence F8, Facebook était le plus gros réseau social de la planète. Si la vision proposée par Facebook voit le jour, Facebook sera le plus grand réseau de personnes et de choses sur la planète, où, pour dire cela autrement, ce sera le répertoire des goûts et des couleurs du monde entier.

Objectivement, il faudra que Facebook développe de nouvelles technologies pour compléter celles dont il dispose. Celles concernant les réseaux sociaux sont déjà particulièrement au point, mais en terme d’analyse sémantique, de moteurs de recommandation, de classements verticaux comme les livres ou les films, ainsi que l’ouverture d’un système accessible en lecture comme en écriture répertoriant les goûts de chacun… Tout cela est complètement nouveau pour l’équipe de Facebook. Le plus gros challenge auquel Facebook devra faire face sera sans nul doute de d’injecter toutes ces données dans son système, de les rendre disponibles, et plus important encore, d’en tirer du sens et de la valeur.

Facebook va devoir manipuler des sommes colossales de données informatiques pour cela, et retravailler en profondeur son interface utilisateur afin de se préparer à la prochaine étape de sa vie, et la plus grosse phase expérimentale qu’il a devant lui consistera à fournir à ses utilisateurs quelque chose de pertinent. Google a réussi cela dans le domaine de la recherche, Facebook doit désormais le faire dans la recommandation et le ciblage publicitaire, en se basant sur les goûts de ses utilisateurs.

Conséquences pour le web sémantique

L’une des annonces les plus excitantes faites lors de la conférence F8 de Facebook est l’avancée considérable que cela pourrait apporter au web sémantique, annoncé comme la prochaine grande évolution du web. Un thème qui nous est cher chez ReadWriteWeb. Nous avons beaucoup écrit sur le sujet et de nombreux auteurs qui s’expriment dans nos colonnes sont passionnés par le sujet.

Le protocole proposé par Facebook est très simple. Pour décrire un objet sur une page, l’éditeur doit lui donner un titre, une typologie, une image, une url et le nom du site en utilisant de simples metatags. Le format est extensible et des tags supplémentaires peuvent être ajoutés. Un livre, par exemple, peut se voir ajouter son ISBN (un code identifiant unique). Ce format laisse de la place pour une certaine ambiguité, ce qui n’était pas le cas des langages de marquage sémantique jusqu’ici, qui avaient pour habitude d’être très stricts dans leur marquage. Le protocole de Facebook ne semble pas faire cela. C’est une bonne chose car il est du coup plus facile et moins couteux à implémenter, mais les puristes y trouveront beaucoup à redire.

Il y a eu par le passé de nombreuses initiatives pour marquer sémantiquement le web, comme RDF, les microformats, les Google Rich Snippets, Search Monkey de Yahoo (basé sur les RDF et les microformat), et dernièrement, Abmeta. De tous ces formats, celui de Facebook est proche de Abmeta car les marqueurs sont placés dans des metatags, et qu’ils sont simples et lisibles par un humain. Cette simplicité est essentielle pour que ce format soit adopté massivement. (disclosure : Alex Iskold, co auteur de cet article, est à l’origine de Abmeta avec l’aide de Peter Mika de Yahoo).

(le protocole Facebook)

(le protocole Abmeta)

Au final, l’initiative de Facebook est une chance incroyable offerte au web sémantique de devenir mainstream et d’envahir le web tout entier.

Ce que Facebook vient de faire a une chance de rendre concret le rêve d’un web sémantique en offrant aux éditeurs un réel retour sur l’investissement nécessaire à la sémantisation e leurs contenus. Les sites web dont les contenus traitent de cinéma, de littérature, de musique, d’évènements, de sport ou d’actualités peuvent désormais adopter le format proposé par Facebook, et recevoir en retour des fonctionnalités sociales particulièrement performantes. Cela leur permettra d’offrir à leurs visiteurs une expérience personnalisée impossible jusqu’ici. Comme nous le constations nous même (et sans même avoir marqué sémantiquement nos contenus), cela se traduit également par un apport significatif en termes de visites et d’interactions sur le site.

C’est une opportunité incroyable pour faire du web sémantique une réalité et le rendre mainstream, le web sémantique serait ainsi le chaînon manquant entre le web des contenus et le web social. Autant dire qu’au delà de l’aspect léger du langage par rapport à la rigueur habituelle de la sémantique, cette proposition de sémantisation du web pour en unifier ses deux facettes, sociale et contenus, qui prend largement en compte la valorisation de ces même contenus, est intellectuellement très séduisante.

Conséquences pour les developpeurs

Chaque nouvelle plateforme sortie ces dernières années a offert une mine d’opportunités pour la communauté des développeurs, et celle-ci ne fait pas exception. Bien que nous ne sachions pas encore à ce stade quels types d’applications seront construites au sein de l’ecosystème proposé par Facebook, il ne fait aucun doute que ces dernières seront indéniablement utiles, et peut être même révolutionnaires.

Cette plateforme a non seulement le potentiel pour donner naissance à un tout nouveau genre de personnalisation, mais elle pourrait bien bouleverser l’économie de l’attention dont on parle depuis des années. Elle a également des chances d’être massivement rejetée, mais comme nous vous le disions précédemment, nous n’y croyons pas trop.

Il y aura sans aucun doute une véritable ruée vers l’or qui durera au moins une année, comme la précédente, quand Facebook avait ouvert sa plateforme afin d’y accueillir des applications tierces. Il est trop tôt pour dire si cette plateforme vivra longtemps et ne portera pas préjudice à ceux qui y participeront. Cependant, il y a de fortes chances que les meilleures applications construites dans cet écosystème appartiennent à Facebook.

Comme Facebook finira par entrer en bourse, il y a également de fortes chances pour que ce dernier se mette à acquérir les perles issues de son écosystème, d’autant que, si la communication est bien menée, cela aurait tendance à renforcer le dynamisme de l’écosystème tout entier et a offrir une forte motivation aux développeurs : qui, parmi eux, ne rêverait pas de terminer millionnaire et de travailler dans l’une des startups les plus prestigieuse au monde ?

Echec et mat ?

Facebook a fait là une avancée majeure dans le monde du web social, au point d’entrevoir la prise de contrôle du web des contenus par le web social. En faisant cela, il pourrait avoir remporté la partie face à la concurrence, à moins que toute cela se termine en échec retentissant comme cela avait été le cas avec Beacon. Quoi qu’il en soit, à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’annonce de Facebook a des conséquences très lourdes pour ses concurrents, pour les éditeurs de sites web, les utilisateurs de Facebook et le web dans son ensemble.

Ce que Facebook vient de faire ne peut être ignoré ni balayé d’un revers de la main, et cracher dessus est parfaitement futile. Chacun doit trouver comment ajuster sa stratégie afin de prendre en compte ce qui pourrait bien être la fin du web 2.0 et le début du web 3.0 (au sens du web sémantique), car si le pari de Facebook réussi, c’est bien à un changement systémique majeur auquel nous avons à faire face.

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56 commentaires pour cet article

  1. Olivier

    Bravo pour le récapitulatif !

    J’ai cependant un gros problème avec la notion de privée, au sens où la majorité des gens la perçoivent. Honnêtement, l’utilisation de nos datas de navigation / interactions sociale n’a aucune valeur, à l’échelle individuelle. Pourtant, c’est bien ce qui inquiète la population : la peur que coca-cola mette la main sur nos photos (pour caricaturer). Hors ce n’est absolument pas le cas.
    Il ne me semble pas que Facebook vende des données nominatives aux tiers. Et même si c’était le cas, la véritable valeur est celle créée par la masse des 450 millions d’utilisateurs non ?

    Je vous conseille la lecture du billet de Christophe Bénavent sur la problématique de la RENTABILITÉ des données. Ce n’est pas une question de « vie privée » mais bien d’exploitation, qui est à mon sens la nouvelle problématique.

    http://i-marketing.blogspot.com/2010/04/les-effets-limites-des-medias-sociaux.html

  2. Fabrice Epelboin

    @olivier

    Tous les utilisateurs ‘avertis’ du web ont ce problème, on en a largement discuté (et on en discute encore beaucoup ici), comme sur ce billet, par exemple:
    http://rww.zergy.net/2010/01/11/a-la-une/facebook-vie-privee/

    Ceci dit, ici, ce n’est pas vraiment ce qui nous intéresse, aujourd’hui, il s’agit plutôt de voir quelles sont les conséquences des annonces de FB sur les acteurs du web (et bien sûr, on reviendra sur les problématiques de vie privée, faites nous confiance ;-)

  3. Aurelien

    Concernant le web sémantique et le balisage proposé, j’aurais tendance à penser que tout comme les balises keywords il y a bien longtemps, une utilisation abusive de ces meta se fera vite sentir et le système trouvera ses limites.

    A voir.

  4. Fabrice Epelboin

    @Aurélien

    Effectivement… une idée d’abus possible de ce système ?

  5. Marc JESTIN Networkers in the City

    Bonjour,

    Merci pour cet article.

    Je crois que la problématique des données privées est souvent présentée de manière superficielle (À noter que je ne suis pas d’accord avec votre expression synthétique des USA… que d’autres décrivent avec plus de clairvoyance à mon sens) et n’est pas l’enjeu en lui même (ou tout l’enjeu sous l’angle proposé).

    En effet, Facebook fait montre d’une excellente stratégie et se montre agressif.
    À voir le nombre de suiveurs qui sont fiers de savoir et faire savoir avant les autres qui est celui qui a utilisé tout ça le premier et la dimension que prennent les buzz, on peut s’attendre à ce que tout ceci soit soutenu.

    Reste à savoir ce qui peut être fait pour apporter un réel service, en conservant la PLUS TOTALE maîtrise à l’utilisateur (ce qui est loin d’être le cas), le respect de droits élémentaires et des personnes (certaines pratiques abusives de ces sociétés commencent à irriter : désactivations, exploitation de contenus par des sociétés commerciales sans l’accord des intéressés — cf. note sur 123People).

    Reste enfin à savoir ce que l’on fait d’UN INTERNET OUVERT ET INTERAGISSANT plutôt que captif, fermé, et au profit de quelques uns.

    Ça peut sans doute se faire. Cela semble plus facile pour une société organisée, financée puis intéressée (financièrement) comme le démontre Facebook actuellement.

    La Force est avec Facebook, mais également — espérons — avec d’autres acteurs.

    Tous dépendra des ‘influenceurs’… Car tout est question d’influence et d’intelligence économique… et sociale (chose dont ces outils sont peu pourvus et pour cause : ça coûterait trop cher et serait trop complexe à mettre en oeuvre).

    Au plaisir,

    Marc

  6. jmax

    ce qui m’intrigue, c’est comment cette information nouvelle va être digérée. En effet, un personne sur facebook a en moyenne 120 « amis ». Si chaque fois qu’un ami clique sur un « Like Facebbok » (et c’est si simple à faire) et que cela publie cette information partout sur les murs, cela va être ingérable pour les humains. La solution simple va être de masquer les cliqueurs fous et puis tôt ou tard, il faudra avoir la possibilité de masquer ces notifications et comme certains « amis » abuseront du clic, on filtrera tout et on reviendra au point de départ.
    Pour le Web semantique, je suis là aussi perplexe de la valeur ajoutée pour des sites comme Allocine ou Amzon de faire l’effort de convertir toutes leurs bases dans ce format afin d’aider un coucou à être plus confortable dans le nid.

  7. Antoine Dupin

    A terme, on sera dans la rue et avec notre Iphone on dire dans notre statut « pinaise, j’ai trop la dalle ». En deux secondes, Facebook analysera la position géographie grâce au GPS et la sémantique de notre phrase « faim », regardera dans mon profil si je suis fan de telle page ou non, de mon mur, et en découlera que je suis fan des sandwich rigolos mais également que j’ai répondu à Frank, cet enfoiré de végétarien, que la viande c’était top. Enfin, grâce à des analyses liées à mon profil et aux habitudes de consommations réalisée en interne, Facebook saura le régime alimentaire lié à ma CSP, à mon âge, à ma religion … Au final, en moins de dix secondes, j’aurais trois quatre pub pour des Kebab du coin avec décoration drôle ou pour le Macdo qui est à trois rues :(

  8. Fabrice Epelboin

    @jmax

    La rachat de Friendfeed, qui avait élégamment réglé le problème du trop plein dans le flux des ‘amis’ est probablement la réponse à votre question. Sur Friendfeed, ils avaient résolu ce problème, même s’il est certainement plus compliqué à régler sur Facebook, il y a de l’espoir. Le ‘digest’ (‘A la une’) s’améliore de jour en jour…

  9. Fabrice Epelboin

    @Antoine

    Pas si sûr, si Facebook arrive à attirer les tout petits annonceurs, on pourrait également voir surgir dans la liste des suggestion un petit restau sympa, recommandé par des amis, et qui t’offrirai une réduction sur son menu en guise de bienvenue… Tout comme avec Google, on pourrait voir débarquer une toute nouvelle classe d’annonceurs… (c’est pas gagné ceci dit, et c’est clair que McDo sera là ;-)

  10. Antoine

    The new Facebook API exposes the events you attend to anyone on the Internet.

    «Yesterday, I discovered something strange while playing with Facebook’s new Graph API: the API was showing a list of my events, and it seemed that anyone could get this list. Today, I spent a while checking to make sure I wasn’t crazy. (Please, somebody tell me I’m not crazy!)

    I didn’t opt in for this. I even tried setting all my Privacy Settings for maximum privacy. But Facebook is still exposing the list of events I’ve attended, and maybe your events too.

    What can your event list say about you? Quite a bit. It might reveal your home address, your friends’ home addresses, the names and groups of people you associate with, your hobbies, or your political or religious activities, for example.»

  11. Pascal Beria

    Merci pour ce papier.
    Je ne suis pas forcément très surpris de cette évolution. Je trouve en fait qu’elles restent dans la continuité « naturelle » d’Internet.
    Il est prévisible que, pour des raisons marketing d’enrichissement de l’offre et de monétisation des services (qui reste tout de même le nerf de la guerre), l’enrichissement des contenus liés aux profils de chacun est incontournable, pour de multiples raisons, dans le cadre du web 2.0.
    C’est naturellement les marques dominantes qui sont le plus à même de proposer de telles innovations. Ca aurait pu être Google, mais c’est FB qui s’y colle ce coup-ci (pour des raisons de positionnement et parce qu’il est le seul à fédérer et relier autant de de profils spontanés aujourd’hui).

    Reste une réflexion qui se veut prospective : de la même manière que de nombreux éditeurs de contenus ont profité, hier, des relais d’audiences offerts par Google et s’aperçoivent, aujourd’hui, que ce relai d’audience risque d’être le fossoyeur de leur propres supports (avec la question : est-il encore temps de faire payer les contenus par l’internaute ?), je crains que l’internaute d’aujourd’hui, trop heureux de partager son profils avec le reste de sa communauté et, en même temps, à se livrer corps et biens à de gros rouleaux compresseurs comme FB, ne finissent par faire machine arrière à une heure où il sera peut-être trop tard pour revenir sur ses informations personnelles, des pans de modèles économiques tout entiers étant construits sur ce « profilage dynamique et gratuit ».

  12. Arf

    Mon problème est là : je n’ai vraiment pas apprécié me voir connectée avec mon compte sur le site de la CNN alors que j’ai jamais donné aucune autorisation… résultat : mêmes si mes photos privées ne risquent rien, je retire tout!

  13. Powanono

    Superbe article bien détaillé sur l’Open Graph.
    Reste la question : Les gros sites tels que IMDB ou Dailymotion prennent-ils des risques à intégrer Open Graph pour leurs images?

  14. Antoine

    Bloquer les mouchards de Facebook

    « Avec les Social Plugins introduits il y a quelques jours, Facebook prétend ajouter un bouton “Like” sur toutes les pages du Web. C’est sans doute super pour cette société de savoir qui regarde quelle page de quel site à tout instant, mais, moi, ça ne me plaît pas.

    Il suffit de quitter Facebook, me direz-vous. En vérité ce n’est pas si simple. Car avec ces plugins, chaque webmestre est encouragé à ajouter sur ses propres pages une petite ligne de code qui moucharde directement à Facebook le fait que vous lisez cette page.

    Si vous êtes connecté à Facebook à ce moment-là, le message qui s’affiche est personnalisé à votre nom, et en fonction de vos amis. Mais dans tous les cas, Facebook reçoit une information sur le fait que vous visitez la page en question.

    Pour éliminer ça, j’ouvre mon bloqueur de publicités préféré, et j’ajoute une règle personnalisée : ||facebook.com/plugins/ »

  15. Pierre Tran

    Excellent article ! Merci Fabrice.

  16. jmax

    maintenant que les boutons facebook Like fleurissent sur les pages Web et après avoir fait l’essai pour ne pas mourir idiot, il me semble que ce petit bouton est plus une arme anti-twitter qu’autre chose. En effet, si on aime un article et qu’on veut le relayer à ses connaissances twitter, soit on utilise un bouton retweet comme pour cet article, soit on utilise un outil conne echofon (ce qui est mon cas). Si on utilise le bouton FB like, on a en un seul clic propagé le message qu’on aime cet article/page Web alors que pour twitter, c’est plus complexe à un point que aux Etats Unis, sur le requête « je ne sais pas », c’est « je ne sais pas twitter » qui ressort en tête. Ainsi donc, FB réussit à surpasser les géants du buzz comme twitter ou Google Buzz sur leur propre terrain. L’inconvénient, c’est qu’il y a de tout et n’importe quoi dans les amis FB et peut-être que la tata du Périgord sera surprise de constater que vous aimez le dernier gadget du magasin de sex toy’s branché :-)

  17. Julien Jacob

    Merci à vous, excellente plongée dans l’univers facebook.

    Sur les boutons likes :
    « Ce lien sera également partagé et apparaitra dans le flux de leurs amis, créant ainsi du trafic vers vos contenus. »

    Je n’en ai pas l’impression, j’ai testé avec mon compte, je retrouve bien mes « likes » sur mon profil, mais pas sur celui de mes amis.

    Pour le côté viral, ça n’est pas le même chose…

    Serais-ce une option ?

  18. Fabrice Epelboin

    @jmax

    Il y a aussi des appli Facebook qui répliquent vos ‘like’ sur votre compte Twitter, mais c’est vrai que ca renforce l’intérêt de FB même pour les afficionados de Twitter…

    @julien

    Si, si, il faut pour cela regarder « tous » les derniers info et pas le digest, qui est activé par défaut sur votre mur. Pour qu’un ‘like’ apparaisse sur le digest (appelé ‘A la Une’), il faudra qu’il ai été activé par plusieurs de vos amis.

  19. Julien Jacob

    @Fabrice

    Juste pour être sûr qu’on parle de la même chose : je ne parlais pas de mon mur, mais de celui de mes amis.

    Sous le bouton like de cet article, j’ai 4 amis qui ont « aimé ».
    Danielle Attias
    Raphael Labbé
    Hubert Guillaud
    Pierre Tran

    Sur leur wall je vois bien qu’ils ont aimé cet article, mais pas moi ou chacun d’entre nous qui seraient listés.

    Pas facile de décrire ça en texte…

    Julien

  20. Alexis C.

    Très bon article de fond ! J’ai hâte de lire votre article sur la monnaie virtuelle Facebook. Facebook est en quelque sorte en train de devenir un pays ! Pensez-vous d’ailleurs que dans quelques années les moteurs de recherche seront devenus obsolètes ? Quand on voit aux Etat-Unis le trafic de Facebook qui frôle celui de Google, on peut se poser la question…

  21. Fabrice Epelboin

    C’est normal, la vue que tu as de leur wall n’est pas la même que ce qu’ils voient sur leur flux (c’est assez complexe, surtout depuis qu’ils ‘améliorent’/changent la façon dont les flux sont individualisés…

    Mais crois moi, vu d’ici, les visiteurs en provenance de Facebook affluent, il y en a bien plus qui arrivent par rapport à ceux qui ont ‘liké’ l’article…

  22. Fabrice Epelboin

    Au passage, depuis l’installation des différents widgets Facebook, on a autant de visiteurs en provenance de Facebook que venant de Twitter. Historiquement, Twitter était très largement plus apporteur de trafic que FB… Ce truc marche et il est très très efficace.

  23. Dominique Rabeuf

    Question de fond absolument non anodine
    Le Graphe de FaceBook est transitif ?

  24. Dominique Rabeuf

    @Fabrice

    Quand Trou du cul du Web a été lancé, avec le succès que l’on connait dorénavant, il n’y a pas eu besoin de grand chose pour propulser le Nain Idiot

    Les phénomènes sociaux qui émergent sur le Web sont à découvrir, ils se forgent d’eux même suivant des processus d’appariement beaucoup plus complexes que la recette tarte à la crème de FaceBook ou le racolage en route ne survivra pas à une imposture d’usage de la sémantique

    Chez Monsieur Jourdain sa prose avait sa valeur intrinsèque liées aux incuries du personnage.
    Précieuse Ridicules
    FaceBook est tout simplement le renouveau des Précieuses ridicules sur fond publicitaire invasif

  25. Julien Jacob

    @fabrice

    Le seul exemple que j’ai pu voir où le like était publié sur les walls de mes amis c’est quand on lui ajoute un commentaire (comme sur cnn), mais cela devient un « share » en fait.
    Le like parait bien limité à un micro post sur mon wall, pas celui de mes amis, d’où un intérêt moindre pour la viralité, qu’en penses-tu ?

    Julien

  26. fredbascunana

    Open Graph : un grand pas pour le web sémantique ou le triomphe du suivisme 2.0 ?
    http://www.techtoctv.com/event/639/social-media/consommations-de-contenus-web–la-nouvelle-donne./open-graph–un-grand-pas-pour-le-web-semantique-ou-le-triomphe-du-suivisme-2.0

    un plateau sur ce thème et sur lequel je suis impatient qu’on me donne tort. Je ne demande qu’à changer d’avis.

    Mais ça sera difficile.

  27. Maxime

    Bonjour,

    Merci pour cet excellent article très complet et passionnant à lire.
    Je suis bien d’accord avec vous, le public sensible aux problèmes de vie privée est aujourd’hui un public averti ou tout au moins qui en prend conscience avec le temps… Je pense que pour les jeunes générations le partage d’information ne revêt pas le même caractère que pour « nous » la génération non issu de ces tendances Web social (SMS, MSN, Face etc.). Ils partagent tout et n’importe quoi avec tout le monde, sans se préoccuper de l’impact que cela peut avoir.
    Mais lorsque ces personnes vieillissent ou commencent à entrer dans la vie active, les besoins de cloisonner ses communautés se fait sentir. Sur Facebook, difficile de cloisonner correctement et simplement ses données…
    Peut-être que cette prise de conscience générale finira par arriver???
    Par contre vous dites :
    « Il faut être clair : aucune personnalisation n’est possible sans que les utilisateurs ne donnent des informations au système sur leurs goûts. Ce que Facebook demande est nécessaire à la création d’une expérience web personnalisée. »
    Je suis absolument persuadé de la nécessité de créer des systèmes de personnalisation de l’expérience Web (Qu’elle soit sociale ou sémantique).
    Par contre il existe bel et bien un moyen de personnaliser l’expérience Web de manière « quasi » temps réel sans remonter les données personnelles des utilisateurs sur un quelconque serveur… L’idée est également d’offrir en plus d’un tel système, un moyen de partager facilement ses découvertes de manière cloisonnée !!
    Nous travaillons au développement de cette technologie depuis maintenant presque 2 ans, et nous espérons pouvoir être prochainement une alternative à ce genre de système à mon avis un peu trop intrusif!

  28. Tablis

    Ne soyez pas « septiques » seule la fosse meriterait de l’etre !

    Bon article sinon ; )

  29. Duc.B

    @tous,

    Suite à la lecture $ Conséquences pour les concurrents de Facebook

    « Microsoft est le seul à tirer son épingle du jeu et se satisfait du partenariat qu’il a avec Facebook »

    à noter avec parcimonie, car Microsoft vient aussi de lancer sa propre Connect Messenger avec en prime plus de fonctionnalité que FB, et revendique également 320.000.000 utilisateurs .-)

    On note aussi Microsoft (.Net) proposerait aux utilisateurs d’avoir du contenu plus personnalisé …etc ! Et c’est sans aucun rapport avec La régie pub de FB !

    http://webmicron.com/actualite-media-social/microsoft-vient-de-devoiler-messenger-connect.html

    D’ici là bon week end @ +

  30. Germé laurent

    Article très intéressant, bien documenté Merci

  31. pimpin

    « Les rumeurs faisait état » <= faute de conjugaison

  32. Curtis

    Le système Facebook trouvera rapidement sa limite du fait que la majorité des gens déclarent « aimer » des choses qu’il n’aiment pas vraiment.
    La

  33. Curtis

    Le système Facebook trouvera rapidement sa limite du fait que la majorité des internautes utilisateurs de FaceBook déclarent « aimer » ce qu’ils n’aiment pas vraiment.
    Difficile donc pour les annonceurs de cibler clairement dans un éventail de personnes qui déclarent aimer les produits bio par exemple et en même temps « aiment » mac donalds…

    Pour Facebook, cette méthode de tags c’est juste au fond pour se faire une micro publicité en s’incrustant sur les sites du monde entier gratuitement. Une mini bannière active de 20pixels sur 100 comme celle du « j’aime / XXX personnes aiment ça » sur chaque page des blogs et sites du monde entier c’est absolument énorme.

  34. Lg

    Notre vie privée est déjà largement entachée. Aux Etats Unis, l’US Patriot Act est déjà plus qu’un big brother, permettant aux autorités de rentrer dans votre domicile / PC, même en votre absence, si vous êtes suspectés.
    En France, la vie privée est protégé par l’article 9 du C.Civil qui dispose que « chacun a droit au respect de sa vie privée… », en effet, celle-ci n’est protéger qu’en cas de divulgation de votre vie privée, notamment dans le cadre du droit du travail, ou dans la protection de l’image.
    - Dans le cadre du droit du travail, celui-ci ne nous concerne probablement pas
    - Dans le cas du droit à l’image, il est simplement interdit pour quelqu’un de diffuser une image avec une personne, sans le consentement de cette personne.
    La vie privée est une notion plutôt abstraite, qui voie son champs d’application se restreindre au fil du temps. Ce qui peut donc laisser à penser que Facebook, même utilisant nos données personnelles afin de nous envoyer de la publicité choisie, ne sera pas punissable. (A quand l’option stop Pub, qui permettra, à ce moment là, d’attaquer si vous avez fait mentions que vous ne vouliez pas de pub (tout comme pour une boite au lettre classique). =)

  35. Fabrice Epelboin

    @curtis

    J’en doute, car FB sera en mesure de faire des recoupements entre ‘like’, et d’attribuer un coef de fiabilité aux profil. Par ailleurs (il faut que j’écrive là dessus), ils vont également analyser tout ce qui est dit sur la plateforme.

    @lg

    On attend (avec impatience) une éventuelle réplique juridique, mais je doute que cela marche. Par contre, un mouvement massif de désinscription pourrait avoir de l’effet, mais pour l’instant, je ne vois rien de sérieux à l’horizon…

  36. FrédéricLN

    L’article m’a fort intéressé, une chose est sûre : il faut que je le relise lentement pour tout comprendre. Aussi en termes d’impact sur mon p’tit blog !!

    Toujours sur la vie privée, par rapport à la phrase « Les gens sont d’une naïveté incroyable quant au fait qu’on les surveille sur internet » : est-ce naïveté ou fatalisme ? Ou même, adaptation – capacité à NE PAS mettre sur internet des informations qui les mettraient en danger ?

    Comme pour Apple (et sa censure des apps), cela pose aussi une question de gouvernance, « à la Iron Man 2″ (!) : si une base de données devient utile / nécessaire à une grande partie de l’humanité, doit-on faire confiance à un acteur privé pour la gérer ? Y a-t-il de meilleures solutions ? Pas forcément le Gosplan, d’ailleurs : une loi en faveur du whistleblowing, ou l’affirmation que les salariés de cet acteur privé ont un devoir individuel de service public (qui passe avant leur subordination à leur employeur), peut-elle être efficace pour dissuader des usages illégaux ou non-éthiques ?

    (Idées en vrac, je connais très très mal le sujet).

  37. verbre

    « Autant dire qu’au delà de l’aspect léger du langage par rapport à la rigueur habituelle de la sémantique, cette proposition de sémantisation du web pour en unifier ses deux facettes, sociale et contenus, qui prend largement en compte la valorisation de ces même contenus, est intellectuellement très séduisante. »

    C’est bien là le danger, mais qui n’est évidemment pas évitable. Intellectuellement séduisant ? un point de vue. Sur le plan culturel, c’est plutôt inquiétant. Car qui va encore redéfinir la sémantique du langage ? Sûrement pas les poètes ! Quelle merde !

  38. Fabrice Epelboin

    @verbre

    Détrompez vous, justement, c’est là que c’est séduisant. Le format proposé par Facebook est totalement ouvert, ils n’imposent presque rien, donc tout le monde peut participer à cette définition de la sémantisation du web, même les poètes.

    IMDB, par exemple, a de bonne chance de définir la sémantique du cinéma, mais le WWF pourrait très bien s’occuper des espèces animales…

  39. Marketing et Tourisme

    On m’avait beaucoup parlé de ce billet ces derniers jours… et je comprends mieux pourquoi !
    Merci beaucoup pour ces éclaircissements. Excellent article, vraiment !

  40. rituel

    Google m’apporte 4 500 000 VU/mois, Facebook 10 000 à tout casser. Suivre les recommandations Google oui, suivre celles de Facebook non tant qu’ils continueront à mal redistribuer leur audience.

  41. Fabrice Epelboin

    @rituel

    en même temps, avec 4,5m de VU, vous avez du lourdement investir dans du SEO/SEM, qu’avez vous fait en terme d’investissement sur Facebook ?
    Je vous suggère de continuer par la lecture de cet article http://rww.zergy.net/2010/05/03/a-la-une/facebook-changera-t-il-le-paradigme-du-visiteur-unique/

  42. Greg

    Facebook s’installe confortablement sur le web. mais c’est nous qui faisons son succés. Tim Berners-Lee voit un web de data…Au dela de la puissance de facebook, chacun est libre de se dés-inscrire. Un marketing directe plus intelligent oui, enfin !
    Arrêtons de voir le mal partout. facebook est financé par la CIA ok. Et aprés! Comme dirais la Flèche dans l’Avare : « qui se sent morveux, qui se mouche. »
    Aux utilisateurs de Facebook de savoir vivre avec leurs propres flux de données. C’est une évolution intéressante mais comme toute évolution, il y a un coté clair et un coté obscur.

  43. caillou

    Aujourd’hui je vois plusieurs profil sur Facebook avec le prix immobilier de leur ville dessus. Pas mal l’idée.
    Ca a l’air de buzzer un peu :

    ———————–
    LaVieImmo.com intègre la fonctionnalité « J’aime » sur les prix de l’immobilier par ville !
    Pour tester et faire partager les prix de votre ville avec vos amis, rendez vous sur les prix de votre ville : http://www.lavieimmo.com/prix-des-villes.html
    Cliquez sur « Recommander » et les prix de votre ville au m2 vont s’afficher sur Facebook !
    ————————

    Pas mal comme exploitation de cette nouvelle application « J’aime »

  44. OrangeOrange

    Responsabilité de la protection des données : soutenez-vous cet Appel au boycott de Facebook par VZBZ ? Question vue sur Pnyx.com : http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/664

  45. JluK

    Je suis dubitatif, soit Facebook représente une grande communauté, mais seulement une petite proportion des personnes qui naviguent sur Internet.
    Par opposition, Google est d’un usage global.

    Personnellement, je n’y ai jamais rien trouvé d’intéressant, par contre je trouve ce site inquiétant : j’avais effacé mon compte une première fois, quand j’ai réactivé un compte, j’ai retrouvé l’ancien dans l’état où je l’avais quitté !

    Le challenge de Facebook, c’est d’amener un maximum d’internaute sur son site, et bien je doute fortement que cela soit possible.
    La population qui le fréquente est-elle la plus intéressante pour les publicitaires ? Ou dis autrement, la population qui ne s’y trouve pas ne risque-t-elle pas de leur faire défaut ?

  46. Fabrice Epelboin

    Bientôt un demi milliard d’utilisateurs, on ne peut pas dire que ce soit une petite partie des internautes, et dans la mesure où tous les annonceurs y sont, oui, on peut dire qu’à priori, les utilisateurs de Facebook les intéressent ;-)

  47. Laurent Wattieaux

    La bataille ne fait que commencer …
    Excellent article.

  48. Un passant

    Les mots sont importants !

    L’absence de réelle pensée critique se manifeste ici par le langage employé – l’emploi acritique de la novlangue du marketing. Car sur Facebook, on a peu de vrais « amis », tout au plus a-t-on parfois des contacts (et encore…) – mais l’article parle d’« amis », selon la volonté du nouveau maître du Web.

    Et quand on utilise Internet, on n’a pas d’« expérience » mais au mieux un usage, et le rédacteur de l’article emploie lui aussi ce mot d’« expérience », qui est un néologisme voulu par les nouveaux maîtres du Web.

    La réflexion sur Facebook commencera là : par l’abandon de cette novlangue voulue par ses concepteurs, promoteurs, fabricants des « éléments de langage », ces empêcheurs de penser et d’agir, qui nous intiment de penser et de vivre comme des moutons.

  49. Fabrice Epelboin

    Plus important encore, ne pas s’arrêter à un article et lire ce qu’une revue ou un blog dit sur un sujet dans son ensemble :

    http://rww.zergy.net/2010/01/11/a-la-une/facebook-vie-privee/
    http://rww.zergy.net/2010/04/22/a-la-une/nouveau-facebook-est-diabolique/
    http://rww.zergy.net/2010/04/12/analyse/politique-de-radiation-des-comptes-facebook-en-question/
    http://rww.zergy.net/2010/05/03/a-la-une/facebook-changera-t-il-le-paradigme-du-visiteur-unique/
    http://rww.zergy.net/2010/01/13/analyse/facebook-vie-privee-2/

    etc, etc, etc…

    http://www.google.fr/search?q=site:rww.zergy.net+Facebook

  50. Un passant

    Je régissais à l’article qu’on peut lire dans cette page, étant dans la totale ignorance qu’il me fallait auparavant prendre connaissance de vos volumineux opus. Je vous prie cependant de bien vouloir pardonner mon indignité, ainsi que mon insolence.

  51. robinho afga

    le nouveau fecebook c le mailleur

  52. robinho afga

    ok

  53. nana

    bonjour j’ai quelques a vous posée pour le lycée…
    1) que pourrait-on en deduire concernant la finalité de facebook ?
    2) comment facebook finance-t-il son activité ? quelle est la principale nouveauté par facebook en la matière ?
    3) de quel type d’organisation s’agit-il selon vous ?

    MERCI de me repondre avant demain, 8heures merciiii beaucoup !!!!

  54. Fabrice Epelboin

    Pas evident… (surtout avec un iphone)

    1) que pourrait-on en deduire concernant la finalité de facebook ?

    Démultiplier les occasions de rencontre et d’interaction entre membres, du coup augmenter l’usage du site, et via l’api, developper et relancer un ecosysteme d’applications tierces autour de FB.

    2) comment facebook finance-t-il son activité ? quelle est la principale nouveauté par facebook en la matière ?

    Publicité ciblée aujourd’hui, avec un CA de pres d’un miliard, ce qui est nul au regard de l’importance du site. Demain : monnaie virtuelle, et pourquoi pas regie pub pour site tiers.

    3) de quel type d’organisation s’agit-il selon vous ?

    Une bete entreprise, la dessus, nul besoin de theorie du complot. Leur but est de faire des profits, mais pas que. Changer le monde fait parti de leurs objectifs (tout comme Ford). Si Zuckenberg n’avait que l’aegent en tete, il aurait vendu un miliard a Yahoo quand il en avait l’occasion et serait deja a la retraite…

  55. Damien Petitjean

    Félicitations pour votre article. On ne peut plus dire que Facebook est là uniquement pour les internautes, il va plus loin dans sa démarche. Cela est important à prendre en compte aussi bien pour le référencement (exemple : lorsque Facebook prendra en compte les RDFs, on va arriver à baisser le taux de rebond sur nos sites si ceux là sont adaptés aux amis de l’internaute), ensuite cela va permettre une plus grande participation des utilisateurs sur les différentes pages du site. De grands changements en perspective !

  56. amir

    salut pour tous

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    [...] Ceci est une dénonciation qui fait suite à mon billet sur les nouvelles notions de partage selon facebook et surtout au billet de ZDNet à propos des informations récupérées par facebook grâce au bouton « Like » annoncé lors de la conférence du F8. [...]

  19. Facebook est en feu ! « JFlarouche :

    [...] Le nouveau Facebook : un guide complet pour les éditeurs, les annonceurs, les utilisateurs et la co…  Print This Post Share this post! [...]

  20. Plugin e-commerce Facebook: déclarez votre flamme à votre jean. :

    [...] L’annonce récente faite par Facebook, concernant l’extension de son célèbre bouton « J’aime » à l’ensemble de la toile a fait chauffer les claviers des blogueurs, notamment sur le fait que ce bouton permet à Facebook de récupérer des informations personnelles sur l’utilisateur. En passant outre les réactions du type « Big Brother nous aura tous », nous allons nous pencher sur une intégration concrète de ce bouton sur un site marchand. [...]

  21. Le dilemme Facebook : suis-je d’abord citoyen ou marketeur ? - Marketing Professionnel :

    [...] récentes annonces de Facebook durant sa conférence du 21 avril dernier ont suscité à la fois admiration pour leur [...]

  22. Tooskibuzz, Facenews, Likebutton.me, les nouveaux concentrés d'infos Twitter | Presse-Citron :

    [...] les sites qui l’installent dans leurs pages. Sans rentrer dans les détails (pour cela, voir cet article très complet chez RWW par exemple), plus un bouton « Like » est cliqué plus l’information à [...]

  23. Big brother like you | Hultrasimple : Of course ! :

    [...] news dans la planète 2.0. Big brother, ça vous fait penser à quelque chose je pense? Ben oui, l’annonce de Facebook suite à la très récente conférence F8, qui a beaucoup fait parler [...]

  24. Les nouveautés facebook | Bubble Blogle :

    [...] Lire l’article [...]

  25. SOCIO COM MEDIA | Concentré de feedback F8: avenir du web social :

    [...] RWW:  Le nouveau Facebook : un guide complet pour les éditeurs, les annonceurs, les utilisateurs et la con… [...]

  26. Bibliobsession » Pourquoi et comment utiliser Facebook pour une bibliothèque publique ? :

    [...] de nouvelles fonctionnalités sociales, ça ne change pas le fonds de ce billet, vous trouverez plus d'infos sur ces nouveautés dans ce billet] Si Facebook aujourd’hui était un pays, il serait plus peuplé que le Brésil ! Or, il est [...]

  27. Facebook riuscirà a cambiare il paradigma del visitatore unico? | LSDI :

    [...] Chi è editore di un sito web costruito sull’ informazione è avvertito: le conseguenze possono essere fenomenali. [...]

  28. Sognavamo il web sociale, ma non quello di Facebook | LSDI :

    [...] momento che ha scelto Facebook per inserire il turbo e tentare di scalare alla velocità superiore. Fabrice Epelboin e Alex Iskold, su ReadWriteWeb, hanno descritto nei dettagli I vari aspetti di questa vera strategia di conquista che traspare [...]

  29. Site et page Facebook : y en a-t-il un de trop ? « reyveille :

    [...] à lire l’analyse intéressante – et un peu inquiétante ? – de ReadWriteWeb au sujet de la Conférence f8 de Facebook et des ambitions avérées et [...]

  30. (actualité)> Enjeux et non enjeux des traces numériques + les identités numériques :

    [...] on ajoute aux documents hypertextes une couche de web sémantique (web-square, web²) afin de construire un web prétendument social. La transparence socialement invoquée force à une libération des données : les composants de [...]

  31. Bouton Like Facebook « La Moustache Interactive :

    [...] Plus d’informations sur ce sujet grâce au très bon (et complet) article du ReadWriteWeb France : Le nouveau Facebook : un guide complet pour les éditeurs, les annonceurs, les utilisateurs et la con… [...]

  32. CARIBOU » Facebook va-t-il devenir votre nouveau moteur de recherche ? :

    [...] Éditeurs, annonceurs et utilisateurs FB : retrouvez en détail ce que devrait changer Facebook Open Graph pour vous en cliquant ici. [...]

  33. Boutons "J’aime" et plugins sociaux: le deal déséquilibré proposé par Facebook aux éditeurs de sites | Wediaz :

    [...] sa récente conférence F8 résumé des annonces ici), Facebook a annoncé l’extension du bouton “J’aime” (on le clique quand on [...]

  34. L’OpenGraph de Facebook : bilan d’étape | ReadWriteWeb France :

    [...] Facebook a mis a dis­po­si­tion d’une sélec­tion de par­te­naire sa tech­no­lo­gie OpenGraph, une pla­te­forme com­po­sée de plu­gins pour éditeurs, de marqueurs séman­tiques, et [...]

  35. L’OpenGraph de Facebook : bilan d’étape | eMarketingClub.net :

    [...] mois que Facebook a mis a dis po si tion d’une sélec tion de par te naire sa tech no lo gie OpenGraph, une pla te forme com po sée de plu gins pour éditeurs, de marqueurs séman tiques, et d’une [...]

  36. On attendait le web social… mais pas celui-là ! | novövision :

    [...] Facebook pour embrayer le turbo et tenter d’un coup de passer à la vitesse supérieure. Fabrice Epelboin et Alex Iskold, sur ReaWriteWeb, détaillent longuement de nombreux aspects de cette véritable stratégie de conquête qui [...]

  37. links for 2010-08-06 « Ikan66 :

    [...] Le nouveau Facebook : un guide complet pour les éditeurs, les annonceurs, les utilisateurs et la con… (tags: facebook) [...]

  38. Pertinence des moteurs de recherche : statistique ou recommandation ? | Locita :

    [...] nous voyons aujourd’hui apparaitre l’Open Graph de Facebook. Les nouvelles fonctionnalités de Facebook ne se limitent pas à la recommandation via le bouton [...]

  39. Facebook: séduisant et dangereux | HUBWEB.INFO – Le blog de Bertrand HUBERT :

    [...] L’autre élément clé est l’Open Graph, le graphe social auquel les autres sites pourront se connecter grâce aux plugins et une API amélioré qui permet aux différents sites de créer les outils de communication leur convenant. [...]

  40. Du Web² au Web 4.0, en passant par le Web 3.0 : Où en sommes nous ? | Pullthetriggers :

    [...] vos amis fans de cette marque sur les sites de références qui auront installé les modules de social plugin de Facebook (site de marque, blog High-Tech, etc..). Un Web plus intelligent donc qui comprendra [...]

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ReadWriteWeb est un blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité et se distingue par ses notes d’analyse et de prospective ainsi que par l’accent mis sur les usages et leurs impacts sur les média, la communication et la société. Il est classé parmi les blogs les plus influents de la planète par Technorati et Wikio. Publié en cinq langues, il s'appuie sur un réseau de correspondants locaux en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis, en France, en Espagne, au Brésil, en Chine ainsi qu'en Afrique francophone. Ses articles sont publiés dans la rubrique technologie du New York Times.


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