Le Direct Download : le cancer du pirate

P2P for3v3rIl fut un temps, avant Hadopi, où piratage rimait avec P2P, un mode de distribution des fichiers très sophistiqué, qui avait entre autre mérite celui de répartir la consommation de la bande passante entre les personnes partageant un fichier.

Pour être clair, si mille personnes partageaient un mp3, tous (ou presque) donnaient un peu de leur bande passante pour permettre aux autres de télécharger un peu du fichier. La distribution était ainsi répartie entre les consommateurs, son cout divisé à l’infini, approchait suffisamment le zéro pour être intégré dans les forfaits ADSL illimités des téléchargeurs.

Technologiquement, c’est fantastique, mais d’un point de vue économique, cela dessine un avenir où, si le marketing et la promotion peuvent encore espérer tenir un rôle, la distribution n’en a, elle, plus aucun.

La forme la plus aboutie, du point de vue de la vision économique sous tendue par le P2P, est proche de systèmes comme eMule, mais au final, c’est bittorent qui remportera le concours de popularité : plus efficace, notamment pour transférer de gros fichiers vidéo, son principal défaut repose sur la présence dans son écosystème de trackers, des sites web, comme ThePirateBay, le plus célèbre d’entre eux, qui génèrent un énorme trafic, et donc potentiellement des revenus illégaux.

Le P2P n’a pas de modèle économique en soit, c’est une simple technologie, et comme elle est ‘Libre’, tout le monde peut l’utiliser comme bon lui semble (ou presque), et construire au besoin un écosystème autour de lui.

C’est le défit que tente de relever ThePirateBay. Système de rémunération des créateurs (Flattr), moteur de recherche performant, gestion de la réputation, et jusqu’au boutisme absolu puisque les concepteurs du site sont allés jusqu’à mettre au point des évolutions ‘trackerless’ de la technologie Bittorent : en clair, ouvrir la voie à un avenir où les gros sites comme ThePirateBay n’aurait même plus de raison d’exister, et revenir aux fondamentaux d’un système P2P où le rôle économique de la distribution serait réparti entre consommateurs, rendant le distributeur inutile (et se sabordant par la même occasion, tout en atteignant une forme d’éternité numérique, un vrai truc de Viking).

Mais Hadopi a sérieusement mis du plomb dans l’aile du P2P, sa principale cible. Son usage a stagné, plus décliné lentement, au profit d’une autre méthode de téléchargement : le direct download.

Le jumeau maléfique du P2P : le direct download

Le direct download (DDL, pour les intimes), d’un point de vue économique, renverse totalement le mouvement de dilution à dose homéopathique du rôle de la distribution. Bien au contraire, il en renforce le pouvoir, au point de dessiner un avenir où les distributeurs seront bien plus puissants qu’ils ne l’étaient hier, au temps de la FNAC et du Virgin Megastore.

Plutôt que de partager les coûts entre tous, la distribution est entièrement à la charge d’un petit nombre d’acteurs (ça vous rappelle quelque chose ?) : Rapidshare, Megaupload, et quelques autres.

A eux la charge d’assurer la distribution de tout ce qui est numérique : logiciels, jeux vidéos, musique, cinéma, documentaires, enregistrements d’émissions de télévision, etc, etc.

Mais là où la distribution d’hier se compliquait la vie avec des magasins, du personnel, de la publicité et de la promotion, cette nouvelle race de distributeurs a mis au point ce qu’il se fait de mieux dans l’innovation des startups : un ecosystème.

En établissant des règles qu’ils maitrisent de bout en bout, les sites de DDL laissent la place à une multitude d’acteurs qui vont faire le boulot à leur place : certains pour des revenus misérables, d’autres, plus malins, en échange de sommes rondelettes, suffisantes, pour les meilleurs, pour s’assurer une retraite dorée en quelques années.

Le modèle économique qu’ils proposent à leur écosystème est complexe, et varie d’un site de DDL à un autre, mais on retrouve souvent les mêmes variables dans la façon dont ils proposent de structurer économiquement et technologiquement l’écosystème qui les entourent :

  • un système d’affiliation pour la vente de leurs formules «premium», permettant à quiconque leur apportant un client de toucher une commission, qui peut s’avérer très généreuse.
  • la rémunération de ceux qui hébergent chez eux des fichiers ‘populaires’, entendez par cela que si vous y placez un fichier et que celui-ci est téléchargé des milliers de fois, vous gagnerez beaucoup. Inutile de vous dire que «Avatar» en DivX a plus de chances d’être populaire que vos photos de vacances.
  • cerise sur le gâteau, et c’est là que du point de vue modèle économique, cela touche au génie, cette rémunération est effectuée dans une monnaie virtuelle, propre à chaque site de DDL, dont le cours est variable selon le bon vouloir des dirigeants du site.
  • Enfin, des API permettant d’industrialiser les opérations d’hébergement et de téléchargement sur le site de DDL, ce qui permet à la fois une efficacité «industrielle» pour ceux qui y mettent en place des fichiers et plus de confort pour ceux qui les téléchargent.

Le tout flirte avec la légalité, mais pour l’instant se sort plutôt bien de ses soucis juridiques, quitte à déménager d’une législation à une autre, comme ce fut le cas pour Rapidshare, transféré de l’Allemagne à la Suisse l’année dernière.

Le modèle économique de tout cela touche au génie, tout comme la construction juridique qui consiste à crowdsourcer l’essentiel des risques vers des blogs et des forums «warez», proposant des liens vers les fichiers copyrightés, ainsi que vers un troupeau d’esclaves qui y hébergent des fichiers copyrighté trouvés dans les réseaux P2P ou sur les newsgroups, pour être payés au final en monnaie de singe. Ils se feront un plaisir d’aller publier leurs liens, devenus leurs source de revenus, sur les blogs et les forums «warez», à qui revient la charge d’exploiter les esclaves ou de leur proposer une forme de contrat social alternatif, tout est possible, les sites de DDL s’en lavent les mains. «Anachy in the IP», en quelque sorte, mais certainement pas «no future».

Pour faire bonne mesure, on répondra de façon plus ou moins rapide aux demandes des ayants droits, qui, repérant un fichier copyrithé ça et là, en demanderont le retrait. Charge aux esclaves de l’upload de le remettre à disposition à nouveau, ce qui ne manque pas d’arriver.

Pour le consommateur final, c’est tout bénef : télécharger un fichier avec ce système est bien plus rapide qu’avec le P2P, et pour un coût, dans le cas d’une formule premium, à peine deux fois plus élevé que ce que les partisans de la licence globale avait imaginé pour une solution légale autour du P2P.

Mais le plus beau, c’est que ce système est pour le moment parfaitement à l’abri de Hadopi. Qui plus est, dans la mesure où à aucun moment le consommateur final ne partage quoi que ce soit, il n’est pas clairement dans l’illégalité, tout juste dans un vide juridique (edit: Padawan me souffle à l’oreille que l’on peut voir cela comme étant légal ;-).

Fnac 2.0

Tout cela se fait au prix d’une architecture technique colossale, aux coûts pharaoniques, ce qui nécessite de lourds investissements, contrairement à un board warez, quelque soit son importance, ou à un tracker bittorent, fut-il de la taille de ThePirateBay.

Alors, me direz-vous, pourquoi l’industrie de la distribution de la Culture ne hurle pas et ne se déchaine pas sur ces acteurs comme elle l’a fait avec ThePirateBay ?

Mettez-vous à leur place : leur modèle n’a aucun avenir, ils ne sont pas idiots au point de ne pas en être conscients. Devant eux se profile deux voies : celle du P2P, où ils ont disparu, et celle du DDL, où leur puissance est démultiplié et leurs couts, au final, plus réduits qu’ils ne l’étaient hier. Quelle voie choisir ? La réponse est assez simple.

La seule question, en réalité, consiste à savoir s’il faut détruire les sites de DDL pour en proposer soi même, ou tout simplement les racheter, quitte à faire baisser le prix à la faveur d’un énième procès, faisant office d’OPA hostile.

Toujours est-il que dans l’inévitable marche du progrès qui broie l’industrie de la Culture depuis maintenant plus d’une décennie, le DDL est la seule voie réaliste leur offrant la perspective d’un avenir florissant, où ils régneront à nouveau en maitres absolus, allant, cette fois-ci, jusqu’à battre leur propre monnaie et externaliser l’essentiel de leurs charges de personnel.

Fantastique.

Les donneurs de leçons qui prennent le terme néocommuniste pour une insulte peuvent désormais m’écrire. Own3d.

Prolétariat 2.0

Externaliser la quasi totalité de ses charges de personnel est un fantasme que même les plus fervents partisans des délocalisations massives n’osent imaginer. Pourtant, grâce au DDL, ce sera chose faite pour l’une des plus puissante industrie de la planète d’ici une décennie tout au plus.

Il s’agira de se montrer généreux avec le petit personnel, dans un premier temps, pour ensuite faire jouer la concurrence entre diverses main d’œuvres, voir même faire appel à des bénévoles en les embrigadant dans un discours idéologique fumeux (idéologie qui aura d’ailleurs été largement mise en place par la mafia 2.0 - voir plus loin – qu’il suffira d’amadouer ou d’envoyer au bagne par la suite).

Le rôle de la monnaie virtuelle est ici essentiel, on pourra progressivement faire baisser son cours, afin d’ajuster au plus bas la rémunération des esclaves 2.0 pour le plus grand profit de ceux qui étaient hier des majors et qui seront demain… autre chose, mais de plus puissant encore.

Le petit peuple aura besoin d’idoles, il faudra prendre soin de laisser émerger des modèles de réussite, érigés en héros, donnant l’impression à la masse que le succès est à leur portée, que l’on peut, si l’on s’y prend comme il faut, réussir et devenir riche.

Il sera de bon ton, cela renforce la cohésion et l’aveuglement du troupeau, qui s’imagine en Che Guevara 2.0 parcourant une Bolivie numérique, de transformer certains héros en martyrs, afin de construire une mythologie propre à assoir, demain, toute une industrie.

Dans le complexe écosystème mis en place par les sites de DDL, les plus malins pourront gagner des sommes substantielles, se comptant en millions d’euros. Une paille, par rapport à ce que gagnent les sites de DDL, mais suffisamment pour leurrer une jeunesse toute entière dans l’illusion du veau d’Or à portée de main, et tellement moins cher qu’une bonne campagne d’affichage.

Mafia 2.0

En attendant la légalisation des sites de DDL, par leur rachat ou leur remplacement (si tant est qu’ils n’en soient pas déjà actionnaires), on n’hésitera pas à plonger le prolétariat 2.0 tout entier dans l’illégalité. Après tout, par rapport aux conditions de travail de leurs ancêtres du XIXe siècle, ce n’est tout de même pas si terrible que cela. Au pire, certains finiront en prison et serviront de martyrs à une génération toute entière, bien trop occupée à regarder «Iron Man 2» en «CAM» que de réfléchir aux conséquences de leurs actes sur l’avenir qu’ils se préparent et aux prisons qu’ils construisent en guise d’habitations.

Selon les cultures, ce prolétariat d’un nouveau genre s’organisera d’une façon ou d’une autre. Aux USA, un certain esprit de corps règne, et la morale n’a pas déserté les rangs (ce n’est pas le royaume des Bisounours pour autant). En France, c’est tout le contraire, des petits mafieux dominent le marché aux esclaves, les endoctrinent avec une bouillie idéologique, trop gentiment servie par des vieux cons, issus de wana-be parti politiques ou de wana-be média (un peu d’auto flagellation, ça fait du bien), et au besoin, font régner l’ordre et la terreur à l’aide de milices privées, bien plus agressives encore que celles envisagées par les autorités d’Etat.

Think global, act local, la recette a toujours marché. La France se complait dans l’anarchie et la violence ? Qu’on leur donne de la brioche.


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121 commentaires pour cet article

  1. Emmanuel

    Je n’aurais pas pu dire mieux. Il t’a fallu le temps quand même :-)

  2. Fabrice Epelboin

    Fantastique comme les secousses sismiques reforment un paysage ;-)

  3. Emmanuel

    Tu vois que Luc Besson n’avait pas si tort…

  4. Fabrice Epelboin

    Vivement que Pascal Rogard débarque ici, qu’on ai un concours de provoc :-)

  5. Emma Indoril

    C’est une analyse très intéressante que vous nous livrez là. je sentais bien qu’en arrêtant les mules, on perdait autre chose… mais quoi ? Voila la réponse !

    Difficile de ne pas voir dans le dernier paragraphe, une allusion à Wawamania…
    Ce qui serait particulièrement saignant, du moins pour ceux qui voient des complots partout, serait que les maison de disques, les ayants droits, les distributeurs… soient derrière ces mafias 2.0, qu’ils manipulent de loin…
    Mais vu la manière dont ils se sont vautrés, avec leurs systèmes DRMisé, il y a peu de chance… Et c’est quand même saignant !

    Maintenant… Que faire pour éviter que cela arrive ? On ne va quand même pas rallumer les mules ? si ?

  6. Gsoulet

    Un article très intéressant mêlant techniques informatiques et économie numérique, cependant (il faut toujours avoir l’air insatisfait quand on donne son point de vue :-) j’aurai aimé voir apparaitre quelques références au F2F !

    Quoi qu’il en soit, un article de qualité, comme toujours.

  7. Niiko

    Que faire ? C’est simple, tout cet argent qu’ils gagnent, il viens bien de quelque part, non ? Il viens des publicités qu’on est forcé a regarder, il viens des limitations qui nous poussent a acheter des comptes premium, etc. Et nous ? Quel est notre avantage a subir ces publicités et limitations ? Est-ce qu’on va se laisser ***** sans rien dire ? Il suffit de bloquer toutes ces pubs et contourner les limitations, et ils verront qu’on ne réduit pas les pirates en esclavage aussi facilement !

  8. Fabrice Epelboin

    @Nikko

    Et pour le compte premium, tu fais comment ? Et pour motiver l’armée d’esclaves ? Et pour financer les couts de bande passantes ?

    Jouer les rebelles dans son coin ne permet guère que de se mentir pour se regarder dans une glace, la seule solution consiste à trouver un modèle de développement durable, concept qui ne s’applique pas, loin de là, qu’à l’écologie. En l’occurence, le P2P.

    @Emma

    P2P + solutions d’anonymisation ;-)

    De toutes façons, avant ou après la licence globale, avec DDL premium, ou avec un P2P et un VPN crypté, il va y avoir un surcout, c’est inévitable. L’essentiel est qu’à terme, il rapporte aux artistes, mais durant la période de transition, ce ne pourra pas être le cas, sauf à suggérer un mécénat global sur des modèles à la Flattr.

  9. Al Capone 2.0

    Merci qui ? Merci Hadopi…

    En installant une « prohibition », il ne faut pas se leurrer : ça sert/servira en bonne majorité des gens peu recommandables ! Toutes ces personnes qui proposent des choses (du pare-feu au VPN, en passant par le DDL) … tout ça pour ne pas être hors-la-loi. Est-ce qu’il y a, dans ces personnes, des à qui on peut faire confiance ? Est-ce que c’était cela, le but de cette loi ?

  10. Fabrice Epelboin

    @Al capone

    C’est tout a fait exact, il faut faire le ménage aussi dans les solution de VPN et d’anonymisation. On y travaille, c’est clair qu’il faut pouvoir mettre en place des solutions propres et éthiques.

  11. Al Capone 2.0

    À propos de VPN et d’anonymisation, en dehors des solutions pour les entreprises, qui est-ce qui a le plus d’expérience ? Je n’y connais rien, mais c’est peut-être bien ceux qui proposaient déjà ce genre de choses aux pédophiles ! Je n’en sais rien, mais c’est ce que j’imagine. Voilà une loi qui devait lutter contre le piratage, et qui donne / va donner de formidables moyens (sources de revenus, etc.) à des personnes qui aident (peut-être) des gens que n’importe quel « pirate » exècre. Totalement contre-productif…

    En dehors, de cet aspect… C’est comme tout : c’est un « écosystème » ! La loi Hadopi a bouleversé l’écosystème. Je ne sais pas comment on peut voir Hadopi : un nouveau « prédateur » ? une modification du « milieu » ? Quoi qu’il en soit, c’est clair qu’il faut bien réfléchir au rôle qu’on veut jouer dans cet écosystème (pendant qu’il en est encore temps).

  12. Fabrice Epelboin

    C’est pas évident, on a eu l’occasion d’explorer tout cela lors de l’enquête sur les réseaux pédophiles, mais il y a moyen de monter des trucs propres :-)

    Yes We Can !

  13. deadalnix

    Manque un détail : le fait que l’apparition de débits symétriques pourrait très nettement booster les performances de p2p. Par exemple avec la fibre.

    Je ne crois absolument pas à l’avenir des sites de DDL sur le long termes. Les couts sont beaucoup trop grands.

  14. tom

    Analyse remarquable. Chapeau bas.

  15. KLEIN Robert

    Bonjour,
    L’usage de pratiques différentes, voire antagonistes, ne pouvant être confondues pour cause de finalité d’utilisation, le fait de vouloir avoir accès à un « produit culturel » ne justifie pas une perte des valeurs morales qui devraient encadrer ces technologies.
    Je défendrai le libre accès aux oeuvres artistiques, que nul ne doit pouvoir confisquer pour le vendre à ceux seuls qui ont les moyens. (point)
    Entre le partage de celles dont je dispose et le recel (appelons un tchat un tchat), je ressens une colossale différence, qui se trouve dans le fait de faire son beurre avec des tartines volées aux voisins, au lieu de partager avec eux (j’apporte le pain, toi le beurre).
    Et le fait qu’au final je pourrai voir/entendre « gratuitement » (je dois qd même avoir une machine + une connection + un gros hard disk) quels que soient les procédés par lesquels je me les suis procurés ne me fera pas oublier les règles de bases qui fixent les relations humaines.
    Merci

  16. ougi

    « Il fut un temps, avant Hadopi, où pira­tage rimait avec P2P »
    => aux yeux du gouvernement oui, aux yeux des pirates pas du tout !
    Le « DDL » est la plus vieille forme de partage de fichiers. Les « boards warez » existent depuis des années, et même sans ça, en générale une bonne recherche sur google suffit à trouver un fichier.
    Si on veut « pirater » tranquillement, le ddl n’est pas la seule option, les réseaux privés de P2P(ou autre), merci hadopi, sont plus florissant que jamais.

  17. Fabrice Epelboin

    Le DDL, au sens de ces énorme sites comme Rapidshare, pas d’un FTP ou des ancêtres de ces industriels du DDL, of course ;-)

    J’aimerai partager votre enthousiasme sur l’état florissant du P2P, mais quand on regarde les chiffres de toutes les études qui scrutent le phénomène, ils disent le contraire…

  18. Al Capone 2.0

    Je pense que ce qui influence les choix, d’une « technologie » plutôt qu’un autre, c’est : d’abord la simplicité (ce qui va être choisi, ça va être ce qui existe déjà, ce qui a déjà fait c’est preuve, ce qui demande le moins de choses nouvelles, etc. comme le DDL ou le VPN) et ensuite si ça permet de passer inaperçu, de paraître ordinaire (comme le DDL ou le VPN…) en bref une sorte d’homogénéisation (légal ou pas, ça va être la même technologie qui va être employée).

    En y réfléchissant, on peut voir ça comme une guerre (le choix de l’expression « riposte graduée » aidant). En sortant (si elle fonctionne…) l’arme atomique « Hadopi », les « pirates » se sont dit qu’ils n’avaient aucune chance contre, et, ont quitté le champ de bataille pour retourner parmi les « non-pirates »… c’est le retour vers le VPN et le DDL. Et maintenant ça va être une guérilla : les « pirates » sont parmi les « non-pirates », et certains pensent être des « non-pirates » alors qu’ils sont considérés comme des « pirates ». Oui, on peut appeler ça une guérilla… ce sont les moyens utilisés qui permettent de dire cela : pour la chasse aux guérilleros, c’est la coupure… une sorte de « mort » numérique. Mais bon, c’est perdu d’avance… la question ça va être de savoir combien de temps et quel moyens ils veulent gaspiller pour lutter contre les guérilleros-pirates.

  19. Fabrice Epelboin

    Le charbon et le pétrole sont bien plus « pratiques » que d’autres formes d’énergie, le fond du problème repose sur une prise de conscience collective des conséquences futures de nos choix présents ;-)

  20. Al Capone 2.0

    Tout ça, ça me fait penser à ce qui se disait à propos du piratage de logiciels : que certains préféraient que leurs logiciels soient piratés plutôt que ce soit des logiciels de concurrents qui soient utilisés. Bref : tout sauf les concurrents.

    Je ne sais plus si cela a été (plus ou moins) avoué, mais j’ai souvent entendu cela pour Microsoft.

    Et c’est vrai que, quand on y pense, ce n’est pas une stratégie si bête : c’est une période de « vaches maigres », en attendant un (futur) monopole… et ensuite l’abondance (et les « vaches grasses ») quand on est devenu incontournable.

  21. Fabrice Epelboin

    C’est comparable comme stratégie, oui… et on connait le résultat :(

  22. Nicolas

    Cet article comporte des points intéressants notamment dans l’explication du système d’hosting.

    Cependant 3 critiques :

    - il n’est absolument pas argumenté avec des preuves, donc totalement subjectif et même prosélyte.

    - justement l’auteur part dans sa vision futuriste du warez, on voit qu’il n’a jamais été réellement acteur, dans un staff ou autre, donc les gens qui parlent sans connaitre doivent être nuancés

    - justement, le système d’externalisation massive et de monnaie « singe » , deux termes compliqués mais qui ne reflètent pas la réalité totale de ce marché, les hosteurs n’ont pas les mêmes stratégies et les couts massifs de bande passante expliquent en parti le fait des comptes payants.

    Bien qu’on peut être objectivement d’accord sur un système qui par ces mécanismes est tout à fait capitaliste et intéressé, qui brasse de l’argent, et bien plus couteux pour les usagers que la licence global, l’article devient faux lorsqu’il parle de ce monde que l’auteur ne semble pas connaitre beaucoup, en résumant la communauté warez a un cercle d’avides ou de débiles, en minorant ce qui la motive : un mot simple qu’on voudrait faire passer pour de moins en moins significatif, le partage.

  23. Fabrice Epelboin

    @Nicolas

    Preuves de quoi ?

    Pour ce qui est de la scène Warez, les plus gros en France sont clairement mafieux, on va y revenir en longueur, mais il y en a plein d’autres beaucoup plus portés sur l’esprit du partage et ne cherchant pas les profits, je pense avoir été très clair la dessus sur mes deux derniers billet, si c’est cela qui vous chagrine. Je ne met absolument pas toute la scène warez dans le même sac.

    Pour la stratégie des hosteurs, je vous suggère d’aller faire un tour chez Torrentfreak et consort ;-)

    Sinon, dire que cet article est partisan relève d’une lapalissade, non ? Franchement ?

  24. Nicolas

    Ok pour votre nuance sur les wareziens.

    Les hosteurs je connais très bien et certains comme fuFOX ou Gigaup ne cherchent absolument pas à se faire du blé ;)

    Encore une nuance je ne dit pas que votre article est partisan (il l’est forcément et heureusement comme vous le soulignez) mais je dis qu’il est prosélyte, cad que vous pourriez il me semble étayer votre propos quand vous tirez à boulets rouges avec par exemple des études, ou une expérience.

    Rappelons que même si Zac (a) touche/é, il n’a jamais fait d’appel incensé aux dons pour se remplir les poches comme c’est le cas chez certains de ses confrères.

    Finalement, cette désunions des antihado montre bien que les conceptions françaises sur ces thématiques sont les plus complexes, partagés entre adulescence, idéologie noble et cafouillage .. (notamment par exemple concernant le leech).

  25. Fabrice Epelboin

    Mais je me fous totalement de Zac, c’est un pion dans une vaste organisation, et en effet, à ce titre, ce qui lui tombe dessus est parfaitement injuste, et oui, il en existe de bien plus malhonnêtes que lui (j’imagine que vous faites allusion à Xtaze).

    Mon point est au final le même que celui de Benjamin Bayard et sa théorie du Minitel 2.0, la centralisation nous amènera immanquablement de nouveau maitres des forges, là ou le P2P ouvre une autre perspective. Point barre.

    Qu’il y ait parmi les hosteurs des acteurs qui ont une autre approche importe au final assez peu, ils finiront noyés sous les procès ou rachetés par les acteurs de la distribution. Si on considère les coûts d’infrasctructure gigantesques nécessaires à ce genre de business, il me semble invraisemblable qu’il y ai parmi ces boites une bande de joyeux lurons du type TPB qui font cela pour la beauté du geste et pour assoir une vision politique.

  26. Fabrice Epelboin

    Vous remarquerez que le concept de leech, qui a toute son importance dans le P2P et qui n’a pas vraiment sa place dans le DDL (ou en tout cas qui n’a rien a voir), souligne d’autant plus la vision politique portée par le partage propre au P2P ;-)

    Sinon, pour ce qui est de l’expérience, vous vous doutez bien que non seulement j’ai sérieusement regardé de près tout cela, mais pour ce qui est de la scène warez, je suis particulièrement bien entouré. Encore une fois, je sais bien qu’il y a le pire comme le meilleur, par contre, oui, j’affirme que dans notre pays, ce sont les pire qui dominent la scène.

  27. Al Capone 2.0

    Et puis, il y a la question du « niveau de connaissance technique » aussi… c’est important, ça, le « niveau de connaissance technique » en informatique ! On a tendance à le négliger (en particulier si on n’est pas trop mauvais).

    Je ne connais pas, mais j’ai l’impression que c’est plus facile (du point de vue « niveau de connaissance technique ») de « partager du contenu » par le DDL que par P2P. J’imagine que l’envoi se fait par un formulaire HTML tout simple, là où le P2P demandait d’installer des logiciels, etc.

    Et je crois que le fait qu’il y ait besoin d’un certain niveau de connaissance technique, ça veut aussi dire que ça a obligé à réfléchir à certaines questions (à avoir une certaine « philosophie »). Et j’ai l’impression que quand aucune connaissance technique particulière n’est nécessaire, les gens n’ont pas de « philosophie », de « morale », etc. Tout ça parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’avoir à réfléchir à ces questions : pour eux c’est « comme ça », c’est « évident », comment est-ce que ça pourrait être différent, ils s’imaginent même peut-être que ça a toujours été comme ça…

    D’ailleurs, ça ne concerne pas seulement que l’informatique… c’est un peu du luddisme, en sorte.

    Et d’ailleurs… est-ce qu’être partisan du P2P, ce n’est pas une forme de « luddisme numérique » ? C’est pertinent si on parle de « maitres des forges »…

  28. Fabrice Epelboin

    oui, c’est plus complexe, tout comme conduire une voiture sans être un danger public demande à passer un permis, ou que trier ses déchet est plus compliqué que de tout mettre à la poubelle de façon indifférenciée… c’est vraiment une question de responsabilité individuelle.

    Pour ce qui est du néo-luddisme, c’est une remarque intéressante, mais la complexité technologique du P2P (par rapport au DDL centralisé, très minitel 2.0) le situerait dans ce contexte du coté du progrès ;-)

    On pourrait aussi voir les technologies de décentralisation propre à internet – par nature décentralisées – comme une inversion des affrontements du luddisme… Ceci dit, c’est vraiment pas mal comme angle, je le garde sous le coude ;-)

  29. deadalnix

    Fabrice, on parlait cette semaine du non passage à l’IPv6, et du fait que l’on doive contourner la limitation avec le NAT.

    On touche la la source de la complexité du P2P pour le néophyte. Il est NATé, pour que cela marche bien, il faut que ce dernier configure sa box pour faire de la redirection de ports.

    Il est techniquement possible de faire en IPv6 un logiciel P2P nécessitant 0 conf pour bien marcher (pour peu que le réseau soit neutre).

    Il est bien sur possible de gruger le NAT avec des technique de hacker offensives comme le UDP hole punching, mais quand on en est réduit à pirater son propre réseau, c’est qu’on a un soucis.

    Le problème d’upload sera lui résolu par la fibre.

    J’aime bien la vision du pro p2p proche du néo luddisme. Je vais réfléchir à ça, je crois qu’on peut en sortir des choses intéressantes.

    Au passage, que risquerait quelqu’un qui fait un client p2p en SaaS ?

  30. Fabrice Epelboin

    Oui, le neo luddisme c’est vraiment une piste de réflexion intéressante…

    Un P2P en SAAS, en gros, une Seedbox ? Il faudrait un avis juridique, mais à priori, si la Seedbox est située dans la bonne juridiction, il n’y a pas grand risque.

    Ceci dit, dans un paysage peuplé d’ADSL avec des débit par nature disymétriques, la Seedbox a tendance à fausser le jeu et à rendre le jeu des ratios bien plus difficile pour les autres. J’avais lu une étude très mathématique là dessus, toufue mais passionnante, mais j’ai perdu le lien (si quelqu’un là…)…

    Le top serait un script PHP qui fonctionne avec une ‘one clic install’, comme WordPress, et qui permettre à chacun d’installer sa seedbox :-)

  31. Nicolas

    Mon approche n’est pas la même que la votre, d’un le P2P est une logique mafieuse tout comme le ddl, il n’est pas rare de voir uploader des chaines dites de l’avion (enoyez 5 euros par paypal et ….). Enfin les trackers comme TPB touchent énormément d’argent (bien plus que Wawa, donc déjà le parallèle Suède-France ne peut se faire, sans parler qu’eux disposent d’une « non législation » sur le sujet) et ont une position totalement hypocrite sur la société et le téléchargement (voir l’affaire TPB vs un père de famille qui a vu le cadavre de sa fille tournait via BitTorrent).
    Enfin, le P2P déjà c’est dépassé, c’est dépendre des autres sources donc une vitesse amoindri, sans parler des logiciels qui laissent les ips publiques, du grand n’importe quoi .. Enfin, vous parlez d’esclaves quant aux uploaders mais les forums P2P marchent de la même façon avec de grands contributeurs, imposent des quotas strictes et des donations régulières (voir affaire snowtiggers).

    Donc je ne pense pas qu’il soit judicieux de dire P2P paradis (et même si vous le dites dans les possibilités qu’il pourrait connaitre) et DDL mafia alors qu’on voit que les membres d’utopia étaient des ados/mères de famille ..

    La mafia se situe vraiment en amont, ceux qui produisent certaines releases 0 days.

    Après pas besoin d’être un génie pour acheter un héberg offshore sous une fausse identité et ip, mettre sa pub et faire sa board, mais il ne faut pas croire que c’est la mafia qui touche des millions derrières, car c’est vraiment pas le cas en généralité.

    Enfin vous parliez de vision politique, et oui je reprendrais ceci pour dire que le P2P c’est purement technique (jusqu’à la logique de fonctionnement de leurs fofo) alors que qui dit forum et staff dit social, je ne sais pas si cela est bien ou mal, je ne suis pas manichéen mais ce qui est sur c’est que cette nouvelle forme de téléchargement vraiment rapide, pratique et populaire est réellement sociale, et pour reprendre Durkheim, elle ne peut être expliquée que par du sociale.

  32. Fabrice Epelboin

    le P2P est une logique mafieuse tout comme le ddl, il n’est pas rare de voir uploader des chaines dites de l’avion

    ?

    Ha… donc la Poste aussi est mafieuse, dans ce cas ? Je parle ici de l’écosystème qui tourne autour de ces deux systèmes. Le P2P n’en impose pas particulièrement (bien sûr qu’il peu s’en installer des malhonnête, mais le système n’en impose aucun, contrairement au DDL).

    les trackers comme TPB touchent énormément d’argent

    Oui, d’où le coté grandiose de leur propre auto dissolution annoncé par le trackerless. Par ailleurs, eux contribuent à la mise en place d’une alternative (Flatrr)

    …voir l’affaire TPB vs un père de famille qui a vu le cadavre de sa fille tournait via BitTorrent

    Même remarque que pour la Poste. Si quelqu’un vous menace de mort au téléphone, vous attaquez France Télécom ?

    Donc je ne pense pas…

    …que tout cela puisse être qualifié de raisonnement…

    La mafia se situe vraiment en amont, ceux qui produisent certaines releases 0 days.

    ??

    Quel rapport ? Pourquoi pas les Yakuzas, pendant qu’on y est ? Le fait qu’il existe d’autres mafias ferait disparaitre celle-ci comme par magie ? Le problème des 0days est par ailleurs un chouilla plus complexe que cela pour être qualifié d’un trait de mafia.

  33. Nicolas

    Mouais pas convaincu non plus par vos dires ..

    La différence c’est que FT ne sera résolument par responsable alors que TPB comme Wawa savent pertinemment ce qu’ils permettent. Je ne vois pas en quoi MU est pire que TPB ..
    C’est la même logique hypocrite de faire de l’argent sur le partage sauf que MU a des couts bien supérieurs à ceux de TPB et que TPB y mêlent une idéologie pour paraitre crédible.

    Le rapport sur la mafia était le simple fait de notifier que la mafia ne se situe vraiment pas QUE dans les owners, et que la plupart des boards francophone ne sont justement pas tenu par des mafias (justement à vous lire des Yakuza !, et que le P2P n’est surement pas plus « noble » que le DDL, à la base ceux qui méritent notre respect sont ceux qui justement sont appelés de vous esclaves ^^ ou alors ceux sont tous des Épictètes ;)

  34. Fabrice Epelboin

    Déja répondu plus haut : les plus gros boards (WWM, Xtaz…) sont tenu par une wanabe mafia (ca vous convient mieux que mafia ?), par contre, oui, il y en a plein de petit tout à fait cleans. Encore une fois, je ne met pas toute la scène warez dans le même sac.

  35. Nicolas

    Ok j’ai compris votre position, j’espère que vous avez un peu compris aussi ma vision.

    Nous tomberons tout de même d’accord sur votre analyse de la logique face à la loi des hosting type MU et leur hypocrisie, que vous pouvez même compléter avec quelques éléments comme le fait qu’elles gardent le MD5 de sorte qu’un fichier « retiré » pour copyvio n’est pas besoin d’être ré-up, il suffit que l’uploader le représente à l’host pour lui en présenter une nouvelle copie en moins de 10 secondes.

    Cordialement, meilleurs voeux pour votre wordpress :)

  36. deadalnix

    Nicolas > Le P2P, c’est dépassé ? C’est le seul, je dis bien LE SEUL, et par nature, moyen d’avoir une scallabilité totale. C’est donc, passé un certain stade, la seule solution envisageable.

    En tout cas, c’est la seule solution envisageable sans exploser les couts.

  37. Al Capone 2.0

    Non, non, non… pas du « néo-luddisme », du « lud­disme numé­rique » !

    Je conviens que ce n’est peut-être pas le terme le plus approprié, mais ce que je voulais dire par « lud­disme numé­rique », c’est une sorte « d’élitisme geek/nerd ».

    On peut voir une « machine » (celle que les luddites voulaient briser) comme un moyen d’échapper à la nécessité d’acquérir des connaissances techniques (particulières). En informatique, il y a un peu la même chose : le langage de programmation de haut niveau, l’interface graphique, le WYSIWYG, etc.

    Ça apporte plus ou moins d’avantages (certains discutables), mais il faut reconnaître que ça change complètement l’écosystème, la chaîne… Ceux qui n’y font pas attention se déconnectent du « bas niveau », et des questions qui y sont liées (et qui influencent la façon de voir les choses, la « philosophie »)…

    En imaginant le « lud­disme numé­rique », j’imagine quelqu’un qui voudrait : que tout soit fait « à la main » (genre taper son code HTML à la main, ne pas utiliser de WYSIWYG), que les serveurs soient hébergés au domicile (grâce à l’ADSL, ou mieux à la fibre optique), et… que ce soit le P2P qui soit utilisé (et pas le DDL).

    Qu’est-ce que je pourrais donner comme synonymes à l’idée que je me fais d’un « luddisme numé­rique » : élitisme geek/nerd ? puriste informatique ?

    En fait, à chaque nouvelle chose, à chaque nouvelle technologie, c’est la création d’une « machine »…

    Mais (que je sache) le « luddite numé­rique » ne semble pas vouloir briser de « machines »… peut-être parce qu’il utilise déjà une « machine », et qu’il n’est pas certain que cette « nouvelle machine » (par exemple, le DDL) est bonne ou mauvaise.

  38. Fabrice Epelboin

    C’est clair qu’il y a un gros effort didactique à faire, ainsi que pas mal de développements (en attendant IPv6) pour rendre le P2P facile a utiliser (bien que uTorrent ne soit pas bien complexe, mais pour le « fine-tuner », il faut reconnaitre que c’est loin d’être simple).

    Ceci dit, il faut aussi être conscient que sécuriser correctement un PC est au moins aussi complexe, et si ce n’est pas fait, il est vérolé assez rapidement (comme une large partie des machines connectées à internet, d’ailleurs).

    Au final, ce mouvement de simplification (Wysiwyg, interface fenetre-souris, etc), et allé de pair avec une complexification galopante de ce qu’il y avait derrière, et a provoqué une vrai fracture numérique qui nous pète a la gueule aujourd’hui quand on prêche une utilisation raisonnée des technologies…

    J’espère que des billets comme celui-ci permettent tout de même à ceux qui ne comprennent pas les subtilités techniques de voir qu’il y a derrière cela des choix fondamentaux pour l’avenir de la culture, au delà du problème Hadopi actuel, hein, dans 10 ans et plus… L’avenir de la distribution culturelle se joue sur des choix comme celui-ci, et ces choix, collectifs, auront un impact phénoménal sur la culture de demain…

  39. Otyugh

    « Think glo­bal, act local, la recette a toujours mar­ché. »
    Je note, je note !
    Merci pour ce petit cours, je n’avais encore aucune idée de ce qui allait supplanter le P2P…

  40. Otyugh

    (Bien qu’on m’ait dit que la baisse du P2P n’était que temporaire, localisée, et qu’en plus Hadopi partait en volutes de fumées de gros billets verts; P2P a vraiment à craindre ? DDL est-il vraiment une menace ?

  41. Fabrice Epelboin

    @Otyugh

    Officiellement, le P2P n’est pas au mieux, mais j’ai des infos contradictoire là dessus et des gens très bien informés qui me disent le contraire. On va creuser le sujet.

    Ceci dit, il ne faut non plus perdre de vue que l’écosystème du DDL est à priori en mode parasitage par rapport au P2P où apparaissent les release, je ne suis pas convaincu qu’il y a des release qui voient le jour directement dans cet environnement sans passer au préalable par les réseau P2P (ceci dit, je ne suis pas archi affirmatif non plus). Si c’est bien le cas, le DDL serait le leecher du P2P.

  42. soon

    Je ne peux que plusoyer ce billet. Le P2P est une technologie avant tout et elle ne doit pas être condamné à cause de certain de ses usages.
    Je suis contre le DDL, le streaming c’est pas ma tasse de thé, alors tant que c’est encore possible je ne jure que par le P2P.
    mais la part relative du P2P va continuer à baisser
    mais certaines grosses entreprises utilisent le P2P de façon intelligente

    Il se peut que je cite cet article prochainement sur mon blog ^^

  43. becuwe emeline

    Internet est devenu votre seconde planète.
    Vous y construisez des palais, vous vous enrichissez sans délai et vous communiquez entre vous sans difficulté.
    Tout y est accessible, mais sous le mode virtuel : le pouvoir, le sexe ou l’argent… tout y est virtuel.
    Vos amours n’ont plus rien de réel.
    Vos liens sont imaginaires.
    Et vous-mêmes, qu’ êtes-vous devenus ?
    Des numéros ? des pseudos ! des antihéros.
    Ne faites pas cette tête, Internet est un jeu. Rien qu’un jeu !
    Mais ne le jouez pas… si vous n’êtes pas capables de jouer avec le feu.
    Les Tueurs net : C’est le journal le plus amoral. Le seul qui donne le moral en sapant les fondements de toute morale.
    Zéro hypocrisie !
    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20a%20blanc
    Très cordialement
    Emeline.

  44. Fabrice Epelboin

    @becuwe emeline

    On va passer sur le coté spammeux de ce commentaire et le discours qui date un peu sur le virtuel. Si vous regardez l’enquète sur la tunisie que l’on a fait, vous devriez réaliser que le rapport entre virtuel et réel est infiniement plus sophistiqué, et l’affaire WWM montre on ne peut plus clairement que l’argent n’est pas, contrairement à ce que vous affirmez, virtuel. Quant à l’amour, je n’ai plus le chiffre en tête, mais une proportion de plus en plus importante des couples américains se sont formé dans ce virtuel que vous semblez aborder à coup de préjugés publicitaires.

  45. Dodot

    Ouh quel article décapant ! J’aime !

    Un nouveau missile dans la guerre blogs vs warez :)

  46. Fabrice Epelboin

    Je connais de très bon warez qui proposent des .torrent ;-)

    Dans les warez qui font un réel effort de sélection des contenus (par opposition à ceux qui proposent tout et n’importe quoi), c’est encore assez courant, du moins aux USA).

    Plus sérieusement, ce n’est pas du tout une guerre blogs vs. warez, c’est une guerre déclenchée par un groupement de warez commerciaux souhaitant prendre le devant de la scène anti hadopi en utilisant les même méthodes que celles qui leur ont permis d’éliminer la concurrence : des attaques informatiques.

  47. Al Capone 2.0

    La Tunisie… avec le récent blocage de la VoIP.

    Internet, c’est pas du virtuel, c’est du réel ! Ce que subit Internet, ça a des conséquences dans le « réel ». Dans le cas d’un blocage de la VoIP, pour les entreprises, ça aura des conséquences pour les centres d’appels (par exemple)…

    On la voit bien, la tentation de tout couper (un peu partout)… comme ça, il n’y aura plus aucun problème : on fait tout disparaitre. Mais non… Internet, c’est devenu comme l’eau ou l’électricité. Bien sûr qu’on peut faire sans, mais il faut bien se rendre compte de ce que ça implique (dans le « réel »).

    Oui, et « en atten­dant IPv6″… comme c’est bien dit ! Je ne sais pas pourquoi, mais je ne le sens pas du tout ce « passage à IPv6 qui tarde à arriver ». C’est gros comme une maison que ça sens rien de bon… genre, du NAT… enfin, plutôt du double-NAT, du point de vue de l’utilisateur final. Ça irait tellement bien avec le DDL !

  48. Raphaël Florès

    En fait je suis encore plus surpris que ce à quoi je m’attendais. Je suis d’accord en tout point avec cet article qui illustre à merveille mon idée du partage numérique, sauf sur deux points:
    - il n’y a pas d’esclaves, la plupart du temps (95%) ce sont des bénévoles qui le font pour un simple merci;
    - il n’y aura pas de monopole si les règles concurrentielles sont respectées. Si quelques mastodontes tiennent actuellement les rennes, comme RS ou MU, c’est la plupart du temps pour leur efficacité, leur rapidité, leur durée. Ca demande des reins solides, alors tant qu’ils n’empêchent personne d’entrer sur le marché je ne vois pas le problème.

    L’honnêteté aurait voulu que vous reveniez par exemple sur Pando, qui a essayé de combiner P2P et DDL: échec cuisant. Les Internautes ont choisi: le P2P est mort et enterré.

    Bref, même constat mais solutions différentes: c’est exactement ce que de trop nombreuses personnes reprochent aux libéraux qui ont bien souvent préféré le pragmatisme à l’utopisme. C’est le travers dans lequel la France entière plonge sans cesse, et que d’autres pays tentent d’éviter (Hulu aux USA par exemple, quoi que je n’en connais pas les détails).

  49. Fabrice Epelboin

    Bon, ben on avance…
    Un esclave qui ne s’en rend pas compte parce qu’embrigadé dans une idéologie fumeuse… Hum… Ouvre un livre d’histoire, les exemples ne manquent pas.

    Si cela est au service d’un véritable projet social, alors là, chapeau bas, respect, mais si derrière tout cela se cache exclusivement les intérets financiers de ceux qui profitent du système, là, je dis esclaves, même s’ils ne s’en rendent pas compte.

    Pas de monopole si les règles concurrentielles sont respectées ?

    Mais justement Raphaël, elles ne sont pas respectées :-) Ouvre les yeux, c’est tout l’avantage de ce bordel qu’est la situation de transition. Est-il utile de rappeler la « transition » qu’a fait Boris Elstine entre communisme et capitalisme, et les personnes qui en ont profité ?

    RS ou MU, c’est la plupart du temps pour leur efficacité, leur rapidité, leur durée [...]  tant qu’ils n’empêchent per sonne d’entrer sur le marché

    Tu te rends compte du coût de la barrière à l’entrée ? Combien de dizaines de millions d’euros rien qu’en infrastructure pour entrer sur ce marché ? Par rapport à un tracker bittorent, tu saisi bien la différence, en terme de ‘règles concurrentielles’ ?

  50. Raphaël Florès

    Alors les millions de personnes qui utilisent un appareil photo sont les esclaves de Kodak.

    Oui un projet social: que chacun puisse utiliser les moyens de diffusion qui lui plait pour partager.

    Elles ne sont peut-être pas respectées pour le moment, mais ne faut-il pas lutter contre leur non-respect plutôt qu’elles-mêmes ?

    Je comprends le parallèle avec l’URSS, mais il est plus que douteux: à ma connaissance on a pas de goulag sur Internet, contrairement à ce que beaucoup aimeraient.

    Les barrières à l’entrée sont énormes, mais si vous aviez poursuivi vos investigations vous auriez vu que les autres solutions ont toutes échouées car elles proposaient un service de moindre qualité (je réitère l’exemple de Pando). Ce sont les dures lois du capitalisme !

  51. Fabrice Epelboin

    Les millions de personnes qui utilisaient un polaroid étaient esclaves de Kodak, ceux qui utilisent un Nespresso sont esclaves de Nestlé et complices de ses pratiques abjectes vis à vis de l’environnement. Oui. Un problème avec ce raisonnement ?

    Ceux qui utilisent le DDL, et plus encore ceux qui ont bati leur biz la dessus, sont complices et responsables de la future recréation de monopoles de la distribution et de la domination future de la distribution sur la culture, par là même, ils sont les meilleurs alliés des majors, qui se réjouissent de voir la dedans une issue (la seule) qui leur soit favorable.

    C’est comme de trier ses déchets, c’est une question de responsabilité individuelle, tout comme d’acheter du café ‘commerce équitable’, etc, etc.

    C’est vers la prise de conscience de ce genre de responsabilités individuelles et collectives face à l’écosystème qu’est internet que ce genre de billet ambitionne de servir. Et Dieu sait qu’on a fait un paquet de billets dans ce sens ici.

  52. Raphaël Florès

    Oui, ça me fait doucement rire: ferais-tu partie d’un blackblock ou du NPA ? On a pas encore trouvé de meilleures solutions ailleurs que dans nos rêves: là c’est simplement le capitalisme que tu rejettes.

    Petite parenthèse sur tes deux derniers paragraphes qui m’ont fait sourire:

    Comme tous les autres foyers, les bobos aussi produisent des déchets ménagers. Sauf que, au contraire de la plupart des foyers français, les bobos vouent une importance aussi cruciale aux produits à la fin de leur vie, qu’au moment de l’achat. En effet, le bobo, conscient de son rôle indispensable pour l’avenir de la planète, veut contribuer à sa petite ampleur à léguer à ses enfants une planète plus responsable. Alors il trie. Il sépare les cartons du plastique, et connait parfaitement la signification des 12 couleurs de poubelle différentes, là où un non-bobo trouve qu’il paye déja suffisamment de charges et d’impôts locaux pour financer des usines de tri.

    http://trucsdebobo.wordpress.com/la-liste-de-tous-les-trucs-de-bobos/

  53. Fabrice Epelboin

    Raphaël, lis un peu ce que j’écris avant d’attaquer de façon bêtement aggresive sur tous les bords.

    Culture Libre, ça te dis quelque chose ?

    Je suis contre la domination de la distribution sur la production de la culture. J’ai toujours été parfaitement clair avec ça. Je suis pour aborder les technologie comme on aborde un écosystème, c’est à dire de façon responsable, tant sur le plan collectif qu’individuel, et en se demandant à chaque fois l’impact que l’on a sur le système par l’adoption ou le rejet d’un usage de celui-ci.

    Rattacher cela à du délire de bobo est assez fantasque. Ceux qui me connaissent et qui te lisent doivent doucement rigoler.

  54. Fabrice Epelboin

    Tiens, back to basics…

    http://rww.zergy.net/2009/05/22/prospective/la-technologie-comme-ecosysteme/

  55. Raphaël Florès

    C’est fantasque oui, mais l’humour m’est toujours agréable (même douteux).

    J’en reviens à ce que je disais: vouloir la culture libre c’est bien, mais la vouloir à tout prix non. Je ne crois pas qu’elle sera libre dès maintenant, et la transition ne se fera pas sans les acteurs qui sont le coeur de notre démocratie à économie de marché.

    Ce que je défends, c’est l’entrepreneur individuel, le capitaine d’industrie de Schumpeter.

  56. Fabrice Epelboin

    La dessus, on est raccord, là où tu te fourvoie, c’est sur ce qu’il se cache derrière le DDL.

  57. Raphaël Florès

    « il » ?

    Pour en revenir aux esclaves, donc tu es contre le communautaire commercial en fait ? Et des sites comme alertepv.com sont des négriers ?

  58. Fabrice Epelboin

    Le commercial communautaire, non, le contrat social proposé est clair. Pas de problème avec cela, chacun est libre d’accepter le deal proposé par un site communautaire ou pas.

    Le warez commercial qui se cache derrière une pseudo idéologie sur laquelle ils crachent en privé, non. Les boites comme Facebook qui changent le ‘contrat social’ en cours de route non plus.

  59. Fabrice Epelboin

    Sinon, Raphaël, pour le « il », je te recommande vivement la lecture de ceci :
    http://torrentfreak.com/the-mega-money-world-of-megaupload-100606/

  60. Raphaël Florès

    Ok, mais si c’est légal ces clauses pourront justement être mises en place, et il n’y aura effectivement plus ce genre de cas.

    Des entreprises qui se cachent derrière des idéologies on s’en fiche: tout comme Google prône le Libre en finançant Mozilla et en ouvrant ses codes, on sait tous très bien que ce n’est qu’une excuse.

  61. Fabrice Epelboin

    Sauf que le temps que cela devienne légal, ce sont ces mafieux comme MU, accompagnés d’un troupeau de petites frappes comme WWM qui domineront la distribution de la Culture.

    Franchement, c’est ce que tu souhaite ? Tu ne crois pas que cela vaut le coup de se battre pour un autre avenir que cela ? tu ne crois pas que The Pirate Bay ouvre une perspective culturelle autrement plus sympathique ?

  62. sri winner

    Bonjour

    Il y’a bien des releases qui viennent de la scène uniquement, pas les mieux encodées en général mais non le ddl n’est pas qu’un leech du P2P.

    Enfin, vous parlez ici de l’avantage du P2P en tant que moyen de distribution donc osef si tel était le cas (ddl leech P2P).

    Finalement, c’est un peu poussé de dire que P2P n’est qu’une technologie de distribution comme laposte ou cie car d’un même les distributeurs sont tenus à des impératifs légaux et de deux l’écosystème P2P montre bien les relations de complicité évidentes entre distribution P2P et contenus copyrightés ..

  63. Al Capone 2.0

    Je serais curieux de savoir si les sites de DDL n’auraient pas, derrière la tête, l’idée de concurrencer ensuite les YouTube, Dailymotion et compagnie… Commencer par tous les types de fichiers, pour avoir une clientèle la plus large possible, et ensuite s’occuper de chaque type de fichiers. Une sorte de Web 3.0 : une centralisation des sites qui centralisaient déjà eux-mêmes un certain type de fichier (de contenu, d’information…).

    Tout ça, c’est un peu une vision pessimiste… Est-ce qu’il y a (vraiment) une « course au monopole » ? Est-ce qu’ils essayent vraiment de devenir des « tyrans » ? Ou est-ce qu’ils (les sites de DDL) ne font pas juste leur « petit métier » ? C’est un peu la même histoire que pour Google… (bon, c’est pas tout à fait la même chose : les sites de DDL hébergent, eux, le contenu… tout le contenu)

  64. Fabrice Epelboin

    @Al Capone

    Jette un oeil à ça, c’est assez explicite ;-)
    http://torrentfreak.com/the-mega-money-world-of-megaupload-100606/

  65. Raphaël Florès

    Eh bien la différence fondamentale entre nous c’est certainement que je ne partage pas ce pessimisme qui m’a surtout l’air d’être une prophétie auto-réalisatrice.

  66. Fabrice Epelboin

    Quelle prophétie ? Tu rigoles ?

    Je tiens un blog qui fait tout pour justement orienter les usages dans un autre sens, qui explique a un large public les enjeux qu’il y a, justement, à choisir une techno plutôt qu’une autre, et qui est lu par un paquet de monde. C’est tout sauf une prophétie auto réalisatrice, bien au contraire.

    Tu as suivi la prise de conscience de cette nuance au PP ces derniers jours, où ils ont clairement fait la différence entre TPB et WWM, je suis prêt à parier que la Ligue suivra ce même chemin car leurs valeurs de base, qui fait leur cohésion, n’ont rien à voir avec celles de la mafia du DDL et de certains Warez. Après cela, on ne faut pas parler de prophétie auto réalisatrice ;-)

  67. Pat

    Une réflexion tout a fait intéressante sur le DDL. Cependant je suis assez dubitatif sur la mise en place d’un modèle dominant reposant sur le DDL.
    Personnellement je ne vois au succès du DDL qu’une adaptation aux besoins du moment, mais qui ne me fait pas forcement penser que le DDL fera disparaitre le P2P. Pourquoi ? Parceque le DDL est payant (ou fait tout pour amener les utilisateurs à prendre un compte premium) et que payer pour une licence globale cela est +tot accepté par le grand public, par contre quelle partie du public est prête a payer pour un service qui ne le place pas dans la légalité ? (sans doute pas la majorité des utilisateurs du P2P, d’autant moins quand le P2P aura corrigé ses inconvénients actuels).
    Je trouve aussi intéressant d’ajouter que le DDL est lui aussi victime des débrideurs (avec là aussi un économie propre). Vu la popularité des recherches « Débrideur MU/RS » sur google on peut s’interroger sur le système économique si fleurissant que vous prédisez.

  68. Fabrice Epelboin

    Sauf que les débrideurs tombent les uns après les autres ;-)

  69. Raphaël Florès

    C’est une prophétie auto-réalisatrice dans le sens où en voulant purifier notre combat le plus possible on interdit toute possibilité d’innovation. Sachant que le P2P ne sera pas légalisé avant un bout de temps, justement parce qu’il fait le pied de nez aux industries culturelles qui dominent actuellement le marché en leur retirant toute possibilité de profits futurs, vouloir éliminer le DDL est un remède pire que le mal.

    Quant au PP, c’est très justement parce qu’ils s’engagent dans cette voie qu’ils sont en train de trahir tous leurs idéaux: quand on te sort notamment qu’on excluera pas un membre parce que le vote de l’Assemblée Générale semblerait louche, tu comprends qu’ils ont bien oublié leur topo de « faire de la politique autrement ».

  70. Fabrice Epelboin

    Je crois qu’il y a une différence entre « la fin justifie les moyens » et le libéralisme que tu semble prôner ;-)

    Tu n’a pas l’impression qu’une fois le marché aux mains de types comme Megaupload, ils feront alliance sans sourciller avec les majors ?

    Encore une fois, va au delà de Roosvelt et avance jusqu’à Kennedy ;-)

  71. Raphaël Florès

    Sauf que ces moyens n’auraient pas à être utilisés s’il y avait un véritable front commun sur le Réseau.

    Encore une fois je le redis: si MU domine, c’est qu’il n’y a pas encore pas de solution plus efficace. Je reprends l’exemple de Pando: faible barrière à l’entrée, puisque le téléchargement est en DDL au début uniquement puis P2P après quelques jours. Solution idéale donc, mais qui n’a pas marché pourtant!

    Et concernant Kennedy, tu peux être plus précis ?

  72. Fabrice Epelboin

    http://gangstersinc.tripod.com/SamMomoGiancana.html

  73. sri winner

    Al Capone, exactement, un pessimiste tellement extrême que les positions ici exposées sont parfois absurdes et fausses.

    Lawl  » En 2009 il est distingué parmi les meilleurs bloggeurs de l’année par un jury présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet » en parlant de Fabrice Epelboin ^^

    Il essaye de créer un antagonisme de distribution car à la clé, il veut simplement perpétuer une élite dans les technqiues d’accès, MU bien ou mal on s’en fout, pour le peuple c’est la démocratisation de l’accès !

    En espérant qu’il ne censure pas ce comm (eh oui je me méfie de ceux qui se disent libertaires)

  74. Raphaël Florès

    Donc si je suis bien ton raisonnement: la légalisation de l’alcool fut une mauvaise chose car ceux qui ont pu réaliser des profits en toute légalité ont ensuite oeuvré en coulisses pour favoriser leurs intérêts ?

    Je vais relire ton article, mais j’avoue avoir du mal à comprendre en quoi ce n’est pas qu’un dommage collatéral à la décriminilisation des citoyens. On ne fait pas un gateau sans casser d’oeufs.

  75. sri winner

    Ah et voir le communiqué de la ligue Obedi http://www.odebi.org/content/communiqu%C3%A9-odebi-03-06-2010-bal-des-faux-cul-dans-la-branlosph%C3%A8re-%C3%A0-qui-profite-le-crime-ave, ils ne prennent pas la position anti-dll ;)

  76. Fabrice Epelboin

    @sri winner

    On va être gentil et leur laisser un peu le temps de dormir sur tout cela, ainsi que le temps que le conseil d’administration du PP se déroule (ce dont je n’était pas au courant par ailleurs) afin qu’ils s’aperçoivent que non, je n’ai strictement aucune ambition au sein du Parti Pirate.

    Sinon, où as tu vu que j’étais libertaire ? Elitiste, je dis pas, mais libertaire…

  77. sri winner

    Vous, merci.

    Il est vrai vous n’êtes absolument pas un libertaire.

    Juste un vendu arriviste ;)

    Tout ceci pour ne pas vous laisser dire dans un de vos commentaire que la ligue est ralliée à votre « pensée », vous êtes selon ses dires un quolibet néo-McCarthyste :) (le lien vers le tread de la ligue juste en haut)

    En tout cas on peut leur accorder la sincérité de leur action, indépendante de toute corruption politique ou ambition, ce qui est loin d’être votre cas.

    Cdm.

  78. Fabrice Epelboin

    Mouis, bien sur… nazi aussi ?

    quel joli monde que le manichéisme, ca évite de réfléchir ;)

  79. sri winner

    Vous êtes l’heureux gagnant de ce point godwin :)

    Bon inutile de faire du débat, nous ne tomberons pas d’accord.

    Ce fut juste pour éclaircir la position de ligue Obedi à ce jour.

  80. Guyome

    En fait, HADOPI a gagné, simplement gagné. Pour la simple raison que le but n’était pas de lutter contre le piratage, mais contre le partage. En faisant migrer les utilisateurs du p2p au ddl, l’état/major a créer quelque chose qu’il connait, peut combattre ou peu en tirer profit: un marché noir. Avec ces petit dealers et gros mafieux.

    Le partage, c’était tout le sujet de la licence globale: trouver un moyen de financer la création tout en garnatissant les droits aux personnes qui échangent. Or comment défendre la licence globale quand elle sert à enrichir les mega-machin et rapid-truc tous planqué dans les paradis fiscaux ?!

  81. Fabrice Epelboin

    @Guyome

    Loin de moi l’idée de parler en leur nom, mais il me semble bien que la Ligue Odebi rejette l’idée de la licence globale.

  82. Marc

    @ Fabrice Epelboin il semblerait effectivement.

    @ Guyome, comment ça ? en quoi la licence globale encouragerait MegaUpload et les autres ??

  83. Patrick

    Je ne comprends pas en quoi le fait que Zac et les autres gagnent de l’argent est choquant ! Ils en gagnent à travers les pubs et non comme s’ils vendaient un bien culturel sous copyright.

    Seul les défenseurs de la Culture Libre peuvent y trouver à redire, cela signifierait que personne ne doit faire du profit, donc un système communiste, en tout cas alternatif dans le sens anticapitaliste.

    Pourtant les acteurs comme ce bloguer et même la plupart sont des (jeunes) entrepreneurs du net, d’après ce qu’on peut lire ils semblent effectivement militer pour une culture libre d’accès mais ne semble pas être contre l’argent ! Je ne comprends pas pourquoi tant d’acharnement contre les nouvelles façons de télécharger. Je ne suis qu’un utilisateur de ces différents warez linking mais je les trouve bien plus pratiques et rapides que le P2P, qui lui ausis génére des profits à certains (il ne faut pas croire que TPB reverse tout ses profites à des projets pour le web). Donc je ne critique pas les acteurs qui gagnent de l’argent même sur de ce qui est dans la loi illégale mais je ne comprends pas comment des gens qui ne sont pas doués d’une morale universelle à la Kant trouvent à critiquer ceci. Dans notre système les acteurs de ces blogs comme Zac veulent gagner de l’argent, et zac n’a arnaqué personne pour l’avoir .. D’ailleurs ses recettes publicitaires sont « légales » (pas déclarées donc forcément) dans le sens qu’il ne vent pas de la contrefaçons, il n’a jamais fait payer pour son contenu !

  84. deadalnix

    Patrick > Franchement c’est fatiguant cette idée qu’il faudrait être ou bien un homme d’affaire aux dents longues costar cravatte et stock options ou bien un hippies écervelé.

    Le monde n’est pas blanc ou noir. Et oui, on peut être pro culture libre sans être un couillon ramolli à grand renfort de joints. Et on peut tout à fait défendre la culture libre et aimer faire du profit.

    Raphaël Florès > Le p2p est mort ? Alors la je dis juste lol. Le p2p n’est pas en recul comme on nous le dit partout, c’est simplement le streaming et le DDL qui explosent (donc relativement, le p2p diminue, mais c’est un effet d’optique). De plus, si l’on parles p2p de façon générale, alors la, c’est juste un gros gag. Il y a une foule de protocole qui fonctionnent en p2p et qui sont indispensable au bon fonctionnement d’internet, comme par exemple les protocoles servant aux routeurs de s’échanger des infos sur l’état du réseau. Internet sans le p2p, ça a déjà été fait. Ça s’appelle le minitel. Et ça n’a pas marché.

  85. Guyome

    @marc
    HADOPI encorage le ddl parce qu’elle cible la répréssion sur le p2p (torrent, eMule,…), en conséquence les gens se réfugie sur les newgroups/ddl. À première vue, on peut se dire que les députers/majors sont justes ignares et que leur idée de lutter contre le « piratage » en luttant que contre le p2p est totalement bancale. Mais, on peut considérer que le ddl/newgroups réintroduit un centre (le serveur) et donc redonne du poids au système de distribution (c’est tout le sujet de l’article). Par la suite, il est plus facile pour un majors de tirer profit d’un distributeur (il le font très bien pour la fnac, youtube et deezer) et pour un état de faire pression sur telle ou telle entreprise. Je pense qu’avec l’HADOPI, l’état/major ont repris -en parti- contrôle de quelque chose sur laquel il n’avait strictement aucun emprise, l’échange non-commercial par le p2p.

    @Fabrice Epelboin
    Il va falloir que la ligue Odebi se trouve un discour cohérent. Opposer la license globale (le cadre légale) et le mécénat gobal (une partie du financement), il va falloir m’expliquer pourquoi. Peut-être mélangent-ils une taxe pour financer la culture (et les majors y sont favorable) et le droit d’usage de tout les citoyens (les majors n’y sont pas favorables du tout)? Passer d’une technologie à une autre, sans se poser les question de sa pratique et de son sens, il va fallor qu’ils m’expliquent aussi! Et être pour la culture pour tous, si tu payes au passage, les majors y sont très favorable: c’est leurs models.

  86. Marc

    @ Guyome tout à fait d’accord mais tu ne réponds absolument pas à ma question, je redis : en quoi la licence glo­bale encou­ra­ge­rait MegaUpload et les autres ??

    question que je me pose suite à cette remarque de ta part : Or com­ment défendre la licence glo­bale quand elle sert à enri­chir les mega-machin et rapid-truc tous planqué dans les para­dis fiscaux ?!

    Rapport ou du moins éléments d’explication ? car autant je suis OK avec toi sur Hadopi mais là j’ai du mal à suivre surtout que lorsque tu m’as réexpliquer ton point de vue tu ne l’as pas fait selon ma question ^^

  87. Fabrice Epelboin

    @ Guyome

    Si licence globale il y avait, il y aurait forcément un assainissement de l’écosystème qui basculerait dans la légalité, MU est clairement tenu par un mafieu, il serait dans une situation délicate :
    http://torrentfreak.com/the-mega-money-world-of-megaupload-100606/

    Pour ce qui est de la Ligue, évitons de juger le groupe tout entier sur les seuls déclarations de quelques uns. Il y a chez eux des gens bien plus posés.

  88. Raphaël Florès

    Si le P2P est mort c’est parce que la répression s’abat dessus très exactement parce que c’est le protocole le plus utilisé à ce jour.

    Je ne vois toujours pas ce qui empêche l’honnête citoyen de créer un service de DDL pour concurrencer les « mafiosos 2.0″.

  89. Fabrice Epelboin

    @Raphael

    Rien n’empêche l’honnête citoyen de faire cela, si ce n’est qu’au premiers signe de succès, il lui faudra assumer des dizaine de millions d’euros de frais d’infrastructure et avoir du coup recours à des fonds susceptibles d’investir dans une entreprise clairement limite du point de vue légal.

    Penses tu sincèrement qu’un fond d’investissement va se risquer la dedans ?

    Au passage, il existe quelques initiatives de ce genre, mais qui n’ont jamais décollé.

    Tu ferais mieux de te pencher sur la réalité des deux principaux acteurs du DDL et voir ce qu’il y a derrière plutôt que de t’entêter à défendre un point de vue que plus personne ne soutien, et qui t’a valu d’être rejeté par tout ceux à qui tu fais perdre du temps à troller de façon aussi obstinée.

  90. mhd

    Wouah, jolie analyse !

  91. Blabla

    Euh… avant de vous emporter à ce point-là (que ce soit dans l’article ou dans les discussions oiseuses et limite trollesques à la suite), il faudrait peut-être d’abord se poser la question suivante : pourquoi télécharger ? Quand je lis ce genre d’article, je vois le spectre de Pascal Nègre tout superviser. On parle de pirates comme de gros salopards qui volent le monde culturel, et évidemment les méthodes de partage, qu’elles soient P2P ou DLL, sont les grands manitous qui orchestrent ces pillages.

    Mais c’est complètement à côté de la plaque. Je télécharge comme une folle, ainsi que la plupart des gens que je connais. Et ça ne m’empêche pas de posséder plusieurs centaines de DVDs et presque un millier de CDs que mon compagnon et moi avons ACHETÉS légalement en magasin au cours des années. Seulement ce qu’on télécharge, c’est précisément ce pour lequel on ne mettrait pas la main au portefeuille : l’épisode d’une série qu’on a loupé, une chanson qu’on a en tête, un film dont on nous rebat les oreilles et qu’on veut voir, mais sans l’acheter ni aller au cinéma… je télécharge massivement, mais je n’estime pas être une voleuse. Un téléchargement n’est PAS une vente en moins. Désolée, mais c’est comme ça. Il y a aussi tous les trucs auxquels je n’aurais pas accès en temps normal : une série télé en VO qui ne passe qu’en VF en France, un film américain qui n’est jamais sorti en Europe, etc. Et pour ça, j’adore le téléchargement : j’ai accès à tout un tas de petits bijoux inconnus que les médias français traditionnels ne diffusent pas ! Et puis il y a les téléchargements « pratiques » : les no-CD par exemple. Quand je kiffe un jeu vidéo, je l’achète, mais avec les no-CDs je n’use pas mon CD d’origine, j’ai en général moins de bugs, etc. Mais si on faisait une perquisition chez moi, on verrait que je suis propriétaire des jeux aussi.

    Il faut arrêter un peu de croire que tout téléchargement est une vente ratée, que toute personne qui télécharge est un sale pirate voleur. Internet simplifie la vie et le dl permet d’avoir accès à des tas de choses jusqu’alors impossible à découvrir, ou plus pratique. Combien de fois j’ai téléchargé une série parce que j’étais en vacances ! Et non, je n’aurais JAMAIS acheté le coffret de la série.

    Les lois n’étaient pas aussi folles à l’époque où les gens enregistraient ce qui passait à la radio sur leurs petites cassettes. Ou quand les gens enregistraient leur feuilleton télé de l’après-midi sur VHS. Faudrait peut-être se calmer quand même…

    Quant au prix à payer pour accéder au service premium d’un DLL, c’est loin d’être cher. Et ce n’est pas de la mafia : il s’agit de payer pour avoir accès à des serveurs, ce qui coûte très cher à l’achat et à l’entretien. Vous croyez que ça vit tout seul dans les profondeurs du net ? Ils ont du matériel, des techniciens, évidemment que ce n’est pas gratuit. Faut arrêter d’être hypocrite dessus aussi. Surtout qu’il est possible de télécharger sans compte premium. Et que pour les plus radins, il existe pas mal de techniques pour ne pas avoir à attendre entre les dl. Donc bon…

    Allez, j’arrête ici mon pavé. Bonne journée ! :)

  92. 111110101011

    Tombé sur ton billet par hasard.
    On se rejoint plutôt, et c’est assez amusant.
    En particulier, voir ce topic: http://forum.p2pfr.com/ftopic22518
    N’hésite pas à passer sur le site, bonne journée ;)

  93. Le Mulet

    Je suis totalement d’accord avec cette analyse, et ce depuis la montée en puissance du DDL (qui m’est apparu comme un réel retour en arrière comparé à la puissance et à l’aboutissement technique que représentent les réseaux P2P – par exemple le fait que plus un fichier est demandé, plus il est disponible, c’est un truc qui me fascine toujours).
    Cela étant, je puis vous assurer que si le P2P décline, il n’est pas mort. Par exemple eMule est toujours parfaitement utilisable aujourd’hui, le logiciel et les mods sont toujours mis à jour, et on peut toujours y trouver la plupart des choses qu’on y cherche. Les plus paranos peuvent se doter d’un VPN.

    Et puis, il faudra aussi compter avec l’arrivée des logiciels de P2P cryptés (StealthNet par exemple) : le seul problème qui reste en la matière, c’est qu’il faudrait que l’un d’eux prenne l’ascendant sur les autres afin d’y faire migrer une quantité suffisante d’utilisateurs.

    Bref, je pense que le tableau, pour le piratage, n’est pas aussi noir que certains le laissent entendre.

    Et puis à la fin c’est nous qu’on gagne, d’abord.

  94. Fabrice Epelboin

    @Blabla

    Vous êtes probablement arrivé ici par hasard, et je suis navré que vous puissiez penser que le but de ce billet est de fustiger le téléchargement en tant que tel.
    Pour ce qui est du fait que le téléchargement n’implique pas une perte de vente, je vous incite à lire ce billet, écrit en 2008, qui a lancé et popularisé cette idée, preuves à l’appui, puis de revenir lire celui-ci qui traite de la différence qu’il y a à faire ce téléchargement via du P2P ou du DDL ;-)
    http://rww.zergy.net/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/

  95. Fabrice Epelboin

    @111110101011 @Le Mulet

    Le P2P n’est pas mort, mais il faut tout faire pour que Hadopi ne le tue pas, sinon, c’est la mafia du DDL qui prendra le dessus dans le monde du téléchargement.

    Nous avons pas mal de chiffres contradictoire là dessus, et on va essayer de faire le tri pour en dégager une vue précise des tendances du P2P d’ici peu :-)

  96. Soka

    Je me rappelle au début du piratage on disait « n’utilise surtout pas le direct download, on peut trouver ton ip en saisissant les serveurs, sert toi du p2p,comme c’est décentralisé, personne ne la connait ». Puis les premiers logiciels de P2P sont devenus pourris (kazaa rimait avec fake et virus), alors on est passé aux torrents. Maintenant la mode est revenue au direct download.

    Mais quand le ddl deviendra trop pénible eh bien…il y aura autre chose. Tu dramatises beaucoup.

  97. remy sens

    Le DDL le cancer du pirate. C’est pas joli comme concept: les personnes, qui dans un système de 2.0 s’appellent des conso-esclaves, crèent leur propre malheur futur en essayant de survivre à un système de petits dominants-to be fascistes. Mais c’est un poil du C-ul freudien tout ça.
    lisez le livre de michel Onfray: le crépuscule d’une idole ne téléchargez pas, il est dispo dans toutes les biblio de paris (what else). Vous y trouverez beaucoup d’explications sur le système du mensonge installé par l’équipe du 19.
    Viellot la référence à la bible et au bon roi catho (scato?)

  98. Keupon 79

    Bon je vais faie un peu le vieux con de service :)

    Personne n’a rien inventé, l’année zéro ne se situe pas en 1995 (au hasard total), dans les années 70 80 on copiait à qui mieux mieux, en enregistrant en 1000 exemplaires le 33 tours durement payé, en copiant sur 40 magnétoscopes VHS en // la K7 Vidéo louée au vidéoclub en mutualisant le cout.

    Personne ne nous empêchera jamais d’encoder des vrais CD en MP3, de ripper des DVD et les encoder en DIVX, pareil pour les Blue ray, et de les offrir gratuitement à nos amis :)

    Donc ils peuvent faire toutes leurs lois à la con, je ne me plierai jamais à leur modèle économique qui n’est qu’une vaste arnaque qui profite surtout aux majors et pas aux artistes.

    Punk’s not dead :)

  99. cleamounette

    Mon esclave de majeur s’est rébellé, mon copain a pris Spartacus dans l’c… et il a aimé ça !

  100. cleamounette

    Treve de rigolade, mme hadopi ici : http://www.megaupload.com/?d=MZ550N9E

  101. Charles

    Dommage que tu sacrifies parfois la clarté de l’article à un pathos à mon avis pas indispensable.

  102. vulcain

    Analyse très intéressante. J’ai eu plaisir à la lire. Merci

    Mon raisonnement personnel sur le sujet était le suivant. Les majors attaque les services décentralisés (aparté jamais compris pourquoi on sépare P2P et torrent, d’après ce que j’en ai lu sur wikipédia ce sont des techniques bien plus proche que le ddl). En effet les services décentralisés ont montrés leur robustesses durant les années 2000: il est très difficile politique de faire un procès à une bonne partie de la population (le même principe a été utilisé par Gandhi qui a saturé ainsi les prisons britanniques).

    La différence c’est que je pensais que la prochaine étape était une attaque en justice de ces sites de streaming/ddl. Statistiquement, je pense bien qu’il y a des fichiers fortement répréhensibles par la société(pédo & Co). Au pire, cela peut se créer.
    Donc quelques temps après la dégringolade du P2P/torrent, les sites de ddl/streaming sont attaqués en justices ou subissent de fortes attaques informatiques (plus facile d’attaquer une centaine de sites qu’un million d’utilisateurs). P2P/torrent: KO, DDL/streaming: KO Ils ne restent plus qu’itunes et consort. Victoire \o/.

    Votre scénario me semble bien plus crédible car l’annihilation totale du P2P/torrent puis celle du streaming/ddl est plus utopique. Et changé de visage pour refaire la même chose qu’avant est une bonne idée (surtout avec le système de promotion/dépendance).

  103. Mathgon

    Et pourquoi pas le retour aux bons vieux serveurs FTP comme dans les années 90′! Avec l’augmentation de l’upload chez les particuliers l’avenir ressemble à un bon vieux retour aux sources ;)

  104. wluce0

    Bonjour,

    je suis toujours un fervent admirateur de vos analyses mais je trouve celle-ci trop guidée par la colère et la supposition. Vous dessinez un avenir hypothétique très sombre en oubliant le fait que la communauté de l’Internet a cette faculté incroyable de s’adapter si rapidement à son environnement qu’il est risqué de prédire quoi que ce soit sur quelques années alors sur dix ans, c’est un pari lourd que vous prenez là !

    C’est toujours agréable de lire un billet comme celui ci en espérant qu’il fasse bouger les choses mais je reste persuadé que le P2P finira par s’imposer de nouveau. Ce qui rend le DDL si populaire est simplement la facilité et la disponibilité, le fait de pouvoir le regarder en streaming sans avoir à planifier sa soirée pour prendre le temps de télécharger un film. Si la valeur ajoutée par les passionnés des boards de warez est un plus (subtitle, commentaire, analyse de film), elle n’est pas complètement dépendante du modèle de distribution et existe déjà dans une certaine forme par exemple sur pirate bay (on peut commenter les torrents), il manque juste la « promotion » des torrents.

    Ce qui pourrait faire revenir le P2P à la mode serai une technologie de streaming P2P, on commence à en entendre parler, je suis persuadé que si cette technologie est bien exploité elle sera redoutable ! avec l’arrivée d’une plateforme de diffusion et de rémunération à la flattr, ce serait un modèle humain à base de micro-paiement avec une distribution collaborativement distribué.

    Je n’ai là imaginé qu’un aspect technique, mais c’est déjà suffisant pour imaginer une alternative à des solutions DDL payantes.

    Ensuite un petit commentaire sur cette phrase :

    «En établis­sant des règles qu’ils mai­trisent de bout en bout, les sites de DDL laissent la place à une mul­ti­tude d’acteurs qui vont faire le bou­lot à leur place»

    Je ne suis pas d’accord et le dire comme ça donne des allures de complot à votre argumentation. Au contraire les règles ce sont imposées d’elle même, je dirais que le modèle qui ai apparut l’a été de façon émergente. Les acteurs n’ont pas eu besoin de s’entendre, chacun à rempli son rôle en cherchant à optimiser les coûts et maximiser les profits, les distributeurs de liens existaient déjà avant, mais c’était le soucis de popularité qui était le moteur de leur activité avant que ce ne soit l’aspect financier qui a juste « booster » le métier.

    Ensuite l’analyse faite sur l’avenir des distributeurs actuels (FNAC etc.) c’est pareil, les conjectures que vous faites laisse penser à un total complot gouvernement/ayants-droits/distributeurs qui ne m’ont pas convaincus. Je ne prétend pas lire l’avenir mais je ne pense pas qu’ils aient une telle vision des choses et si c’est naïf de ma part, les évènements actuels tendent à me donner raisons.

    En espérant que l’avenir ne vous donne pas raison :)

  105. Fabrice Epelboin

    C’est sûr, ce billet a été écrit sous le coup de la colère, et c’est plus un signal d’alarme qu’une prédiction, ceci dit, il faut tout de même reconnaitre que le DLL dessine un avenir bien sombre.

    J’ai du mal à croire ceci dit que les acteurs du DLL n’ai pas sciemment mis en place ce système pour laisser faire le sale boulot à des gamins comme Wawamania, mais nous allons être assez rapidement fixé, car Rapidshare vient tout juste de laisser tomber les incentives pour les uploaders, sous la pression des ayants droits. Si Rapidshare survit à celà, c’est que ma vision des choses est quelque peu paranoïaque, si cela leur est fatal, alors, mes propos auront, j’en ai peur, plus de poids.

    La solution, vous le soulignez, est dans les technologies. P2P en stream, réseaux cryptés, darknets, solutions de VPN véritablement sérieuses… Il y a de l’espoir de ce coté là, sans aucun doute ;-)

  106. personne

    je n’ai pas pris le temps de lire tous les commentaires donc j’espere ne pas être redondant. Avez vous pensez à une autre face de l’objet que vous analysez ?

    La centralisation « technique » certes mais la décentralisation des artistes est un phénomène social que les cohortes officielles ou officieuses de philo-psycho-sociologues nous expliqueront dans quelque temps …

    Avez vous remarquez les différentes inégalités numériques et/ou culturelles auprès des plus jeunes notamment ?

  107. Hayk

    Excellent article ! Très bien argumenté et très bon titre.

    Il y a des commentaires que je ne comprends pas .

    @Blabla

    Je pense que tu as mal compris l’article ou que tu ne l’as même pas lu. Ce que tu as écrits c’est bien, mais c’est à Hadopi qu’il faudrait dire ça, c’est ce qu’il n’arrive pas à comprendre. Il n’arrive pas à comprendre que si le téléchargement par P2P n’existe plus, ce ne sera pas une raison pour les « pirates » d’acheter les CD ou DVD.

    @Wluceo

    Je pense qu’aujourd’hui, on a plus besoin de « planifier sa soirée » pour télécharger un film, personnellement quand je télécharge un film, je le télécharge en à peu près 10 min. et ça fait 20 min pour mettre sur clé USB, et mettre sur la freebox ou sur la xbox. Enfin bref, je crois pas que le succès du DDL soit du à ça. Le fait est simple, maintenant on est obligé de le faire, P2P cadenassé par Hadopi, obligé de se tourner vers un autre secteur de téléchargement, qui est celui-ci, extremement lucratif contrairement au P2P.

    Une solution contre le DDL, serait de ne plus l’utiliser. Ou de le cadenasser avec un autre genre d’Hadopi, pour qu’un autre secteur non lucratif fasse son apparition.
    En suivant la logique de :
    Secteur non lucratif –> Secteur lucratif –> Secteur non lucratf etc.

    Ce qui est sûr c’est que la vraie technologie dans tout ça, c’est le P2P.
    @ Fabrice Epelboin
    Comme tu l’as dit :
    « La solu­tion, vous le sou­li­gnez, est dans les tech­no­lo­gies. P2P en stream, réseaux cryp­tés, dark­nets, solu­tions de VPN véri­ta­ble­ment sérieuses… Il y a de l’espoir de ce coté là, sans aucun doute ;-) »

  108. Rofl

    ROFL, article useless … tu ne connais rien à internet

  109. personne

    De toute façon c’est une discussion sans fin. Hadopi aura beau dire et faire quoi que ce soit, quand un pirate veut quelque chose il l’aura.

    Un bête exemple, je suis un fou de warez, et j’ai déjà cherché parfois des semaines pour cracker un logiciel, j’ai mis un temps bête, mais j’y suis arrivé.

    Conclusion : Hadopi ne change absolument rien. Cette loi n’intervient que si on gère mal la façon dont on fait un site ou un forum, mais pour le reste c’est inutile.

    « Le Direct Download : le cancer du pirate » -> jusqu’à preuve du contraire, le DDL n’est qu’une technique parmis tant d’autre de télécharger du contenu. Je ne vois aucun rapport avec le « cancer du pirate ».

    « Le DDL pourri le partage » -> quand on ne sait pas comment faire et que l’on passe par des liens payant, ça c’est un problème, dans le cas contraire on se tait. Il n’y a pas besoin de payer pour partager sur megaupload et autre hébergeur du style.

    Avant de vouloir jouer au pirate en téléchargeant, apprenez ce que c’est le téléchargement et comment ça fonctionne, ensuite vous pourrez vraiment juger de l’efficacité du DDL.

    @Wluceo

    « quand je télé­charge un film, je le télé­charge en à peu près 10 min. et ça fait 20 min pour mettre sur clé USB, et mettre sur la free­box ou sur la xbox. Enfin bref, je crois pas que le suc­cès du DDL soit du à ça. » -> justement en partie oui. A moins d’avoir un très bon lien torrent avec beaucoup de seeder, ton lien ira lentement. Or sur megaupload, pour ne citer que lui, ça ira beaucoup plus vite en général, ou du moins si ce n’est pas le cas, à une vitesse relativement régulière. Je dl à 1,8 Mo/s sur megaupload pour TOUT les fichiers (sauf dans de très très rare cas), mais par torrent c’est en fonction du fichier, ce qui est très aléatoire. Mais même dans le cas d’un très bon fichier, je n’ai jamais atteint les 1.8.

    A choisir en un lien DDL sur megaupload ou un .torrent, je prend le DDL. Si il est obligatoire de passer premium pour le dl (+1Go sur mega par exemple), on cherche une technique pour passer outre. C’est ça le piratage. Trouver des techniques pour ne pas payer.

    Celui qui arrive à me dire qu’un DDL à 1.8 Mo/s pour un lien megaupload, tout gratuitement, est pourri, chapeau à lui, c’est le noob de première classe.

    A bon entendeur

  110. Fabrice Epelboin

    Free as in free beer, free as in free speech… not the same thing.

    Tu n’est pas tant un noob qu’un gros leecher, qui vient donner de leçons, qui plus est… risible.

  111. personne

    @Fabrice Epelboin

    « Un gros leecher » -> MDR, je suis sûr que je partage plus que toi alors avant de dire que je fais des leçons, soit sûr de ce que tu avances.

    Premièrement, ce n’était pas une leçon, je disais juste que dire « le DDL c’est pourri » et que ça « pourri le partage » était deux phrases d’hypocrite.

    Si tu l’as pris comme une leçon c’est que dans un sens tu as quelque chose à te reprocher ou je ne sais pas, mais en tout cas tu n’as rien compris au message que je viens de passer.

  112. Fabrice Epelboin

    tu n’as rien compris au message que je viens de passer

    Heu… toi non plus ;-)

    LOL

  113. anonyme

    salut a tous sa ma bien plus de lire tous vos messages moi je dirais qu une seul chose

    le P2P aux pauvres (PK : car vous avez justes a partagers pour eviter de faire un don pour remonter votre ratio) et le ddl aux riches (PK : car vous devez toujours payer —> compte prenium etc…..)

  114. Lunix

    J’ai du sûrement lire trop rapidement, mais j’ai beau être pour le décentralisé et tout le patatra, votre soupe de merde spéculative et incompréhensible me débecte. Je suis le premier à dire « remplacez FB par un Apache avec un FBAroll », à défendre le décentralisé, le P2P, j’aimerais même me lancer dans la création d’applications décentralisées ou P2P, le tout libre (j’hésite même à la CC0). Mais ce que vous venez de me servir, malgré que je défende tout ce qui est dit précédemment, trouve que c’est aussi horrible que de bouffer une saucisse à la vanille (une petite référence), d’habitude je comprend bien les textes, mais là c’était incompréhensible que je me suis dans un trip de dingue digne d’un asile, il m’est même impossible d’argumenter clairement mes propos avec un écrit pareil o_o.
    Et je vois des morceaux de commentaires qui disent « bravo c’est super », là je vois que deux possibilités : ils aiment manger la merde, ils ont compris ou ils ont interprété autrement. Ça laisse peu de choix, j’en ai sûrement oublié mais au vu de ce que j’ai compris, je suis choqué de ces avis, même si j’enlève pas le droit de le faire (ni estime le besoin de le faire), je vous regarde comme ça => o_O
    Je pense qu’au lieu de fuir en fermant la page, je fais plus avancer le truc en donnant mon commentaire et en réconfortant ceux qui ont mon avis.

  115. XXXXX

    Et si on se contente tous de télécharger en DDL sans compte premium, il viendra d’où l’argent ?

  116. sharefan

    C’est Hadopi qu’il faut remercier pour cette gigantesque migration du P2P vers le DDL.
    Cette loi a bouleversé tout l’écosystème du p2p et tout le monde a été obligé de changer ses habitudes.
    Le DDL et les newsgroups ont raflé la mise.
    Je préfère le DDL car on n’est pas obligé de payer si on connait certaines techniques.
    L’article est excellent mais le DDL n’est pas un cancer, c’est juste une alternative crédible au p2p.
    Les années futures verront certainement émerger de nouveaux systèmes car le partage n’ pas dit soun dernier mot, sous une forme ou une autre.
    ;-)

  117. Fabrice Epelboin

    nop, le DDL c’est une reconstitution mafieuse du concept de distribution centralisée que le P2P avait dilué à l’infinie au point de faire disparaitre cet intermédiation devenue inutile et dangeureuse ;-)

  118. jadidphoto

    merciiiiiiiiiiiiiii http://jadidphoto.blogspot.com/

  119. Lonewaer

    J’avoue ne pas avoir compris grand chose au post original, ceci dit, le débat dans les commentaires est plus aisé.

    Je ne suis pas certain qu’on doive rabâcher sans cesse que les sites de ddl sont gérés par des mafieux. Personnellement je les trouve pratiques, en particulier MU, simplement parce que pour l’utilisation que j’en ai, cela me fait une source de plus, régulière si on parle de vitesse de téléchargement, et sans même parler d’acheter un compte premium, ce que je n’ai aucunement l’intention de faire. Si certaines personnes sont prêtes à payer, tant pis pour elles, j’ai envie de dire, parce que rien ne les oblige à le faire.

    Ils font leurs business, à la limite, si ça me dérange de payer pour me cultiver, je n’arrive pas à trouver quelque chose à redire d’autre à ça si ce n’est que je n’ai pas envie de leur filer autant d’argent. Mais quand je ne trouve pas ce que je cherche en films et séries, je vais faire en tour sur les sites de ddl, parfois je trouve, parfois non. Ce qui est sûr, c’est que toujours, je vais au plus vite de ma connexion, à savoir que dalle, ma connexion étant celle qu’elle est, 63ko/sec. Ça, ça n’est pas toujours le cas en bittorent, comme dit plus haut, ça dépend du fichier. Et pourtant, hein, c’est rien 63ko/sec, pour l’ordre d’idée, sur Youtube, je regarde en 240p, parce que le 360p ne passe pas sans accroc. Donc personnellement, et je suis bien conscient d’avoir une connexion d’une RARE lenteur, le ddl m’assure d’être au plus rapide, quitte à ce que ça aille lentement, autant que ça aille le plus vite possible.

    La question que je me pose, c’est est-ce que tous les réseaux p2p sont couverts par Hadopi ? J’en doute fortement. Si eMule est une cible désignée, je doute que la Hadopi couvre ce que j’utilise pour me fournir en musique, SoulSeek, utilisé principalement pour la musique, mais qui pourrait être étendu assez facilement à d’autres types de culture, je pense (vidéo notamment). Si mes doutes sont confirmés, il suffirait simplement de changer de réseau p2p…

    Je suis conscient que je rate sans doute certains détails techniques et économiques importants, que je ne suis de ce fait sans doute pas le mieux placé pour parler de ce genre de choses, et que j’ai peut-être une vision assez simpliste des choses, mais si l’espèce de théorie du complot soutenue par M. Epelboin me semble un poil exagérée, je le soutiens en revanche dans cette conviction que le p2p est la seule issue valable possible. Il me semble que si ça n’était pas le cas, tpb aurait été vaincu par la justice, or, le fait que le site soit encore en ligne est un beau pied-de-nez plutôt moqueur (et finalement pied-à-terre) à l’archaïsme des personnes voulant réguler tout ça.

    Encore, veuillez m’excuser si je suis hors propos, je ne suis pas certain de tenir tous les bouts et aboutissants de ce conflit. Mais voici ce que j’en pense, faites-en ce que vous en voulez.

  120. Fabrice Epelboin

    @Lonewaer

    J’avoue ne pas avoir compris grand chose au post original, ceci dit, le débat dans les commentaires est plus aisé.

    J’ai du mal à vous croire. Peut être est-il plus pratique de penser celà, non ?

    Je ne suis pas certain qu’on doive rabâcher sans cesse que les sites de ddl sont gérés par des mafieux.

    Oui, ça vous dérange, je comprends…

    Personnellement je les trouve pratiques, en particulier MU, simplement parce que pour l’utilisation que j’en ai, cela me fait une source de plus, régulière si on parle de vitesse de téléchargement, et sans même parler d’acheter un compte premium, ce que je n’ai aucunement l’intention de faire.

    Je suis du même avis concernant les vêtement à bas prix. Je ne suis pas certain que cela valle le coup de rabâcher qu’ils sont fait par des enfants travailleurs. Je les trouve très joli et fort pratique pour qui veut s’habiller à bas prix.

    Si certaines personnes sont prêtes à payer, tant pis pour elles, j’ai envie de dire, parce que rien ne les oblige à le faire.

    Le problème, voyez vous, c’est qu’en téléchargeant, vous rapportez de l’argent à l’uploadeur qui a mis le fichier en ligne, donc même si vous ne payez rien, vous faites fonctionner cette économie malsaine et vous êtes obligé d’en assumer la responsabilité, ou de vous murer dans une fausse ignorance afin de ne pas regarder les choses en face. A vous de voir.

  121. af

    Mis à part le discours neo-punk de conclusion ;) , je trouve cette analyse des systèmes de distrib de contenus sur internet intéressante et bien enlevée.

    Je suis d’accord que les grands de la distrib « classique » viendront peut-être au combat en proposant à leur tour des solutions de DDL.
    Néanmoins, je pense qu’ils seront très prudents. Comme ils l’ont d’ailleurs été avant de réfléchir à monétiser des solutions de P2P. Ils tenteront coûte que coûte de protéger leur forteresses toujours solides, même si leurs fondations font peu à peu défaut. Les solutions d’hébergement DDL sont vouée au succès dans leur utilisation de lecture de fichiers video. Succès éphémère ou pas, c’est en effet un business model diaboliquement intelligent (ou simplement « fair »?). Est-ce à l’origine une réponse technique au harcèlement légal contre le P2P?
    Par ailleurs, je crois que ceux qui ont développé les solutions de DDL essayeront de leur côté de réaliser de nouveaux systèmes pour concurrencer la distrib classique. Selon leurs motivations, ce sera :
    - soit pour contenter les fans planétaires qui sont dans un « esprit pirate » si certains de ces sites sont effectivement rachetés par les majors,
    - soit pour ne pas perdre la part colossal du gâteau de la distrib de 2e niveau (post-salles de ciné notamment) qu’ils sont en train de toucher du doigt.

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