Ceci n’est ni une Wikileaks-révolution ni une Twitter-révolution #sidibouzid

Avant de se ruer sur les analyses d’un phénomène que beaucoup viennent de découvrir, ou pire de ressortir les vieux papiers sur la révolution verte iranienne – et d’en tenter une réecriture rapide – pour être les premiers sur Google News, il conviendrait d’entendre ceux qui sont au front et qui m’ont poussé à écrire ce billet. Il serait, au regard de la disproportion entre l’ampleur de l’évènement et la taille de sa couverture par la presse, de bon ton de laisser les héros de cette révolution laisser lui apposer des qualificatifs marketing tels que Jasmin, qui semble en énerver plus d’un.

Ils sont artistes, blogueurs, rappeurs, et même si leur agenda est quelque peu bousculé ces temps-ci et qu’ils sont difficiles à joindre, ils sont parfaitement rompus à l’art de l’expression publique. Leur demander leur avis (ou à défaut les lire), évitera bien des malentendus, et surtout contribuera à limiter les dégâts considérables qu’a subie l’image de la France en Tunisie ces dernières semaines.

Les Tunisiens, très connectés et désormais libérés, ne manqueront pas pour témoigner (on va en publier ici, vous vous en doutez). De mon coté, après quelques Tweets et quelques mails échangés, il m’a paru important de donner une impression globale, notamment sur le rôle de Twitter et Wikileaks, dont le choix pour illustrer journalistiquement la Revolution 2.0 exaspère ceux qui, sur place, comptent les morts.

Twitter n’est apparu que très récemment dans la Révolution Tunisienne. Il n’y a eu qu’un rôle tardif et secondaire. Il montre une vraie capacité à lancer des alertes, qu’elles soient issues d’un individu isolé appelant à l’aide ou destiné à prévenir d’un évènement, au milieu du chaos qui a suivit le départ de Ben Ali (et qui semble être repris en main par l’armée, je vous incite à rester des plus vigilants là dessus).

Comme durant la révolution verte, il sert à diffuser l’info, a approuver les Tweet des uns et des autres par un retweet. Assez classique, finalement, en dehors des alertes qui pourraient jouer un rôle intéressant et utile dans le chaos post-exil de Ben Ali.

Nous auront droit sans nul doute aux habituelles ritournelles sur la fiabilité des sources, et la façon de faire avec des sources non vérifiées en abordant le problème de façon plus statistique (il y a une mine d’or, au passage, en matière de realtime datajournalism, à bon entendeur…/-).

On a aussi assisté à de réelles difficultés de compréhension des usages de la part de journalistes, qui peinent à saisir qu’ils sont face à des activistes en pleine infowar et pas face à des confrères ou des apprentis journalistes. L’épisode de l’avion de Ben Ali en fuite fut un sommet d’incompréhension savoureux.

Facebook, lui, a eu un rôle bien plus profond. Seul service social non censuré en Tunisie (enfin, partiellement censuré), il a agit comme une distribution gratuite de liberté d’expression, à la sortie des écoles et chez pas mal d’adultes, et force est de reconnaitre que les Tunisiens sont devenus accros à leur petit fix de liberté virtuelle, au point de se prendre à rêver de liberté tout court.

Wikileaks, quant à lui, n’a pas eu le moindre rôle sur le territoire Tunisien, pour autant que j’ai pu en juger. A l’extérieur, par contre, c’est une autre histoire. Autan certains cables concernant la Tunisie étaient sinistres, autant l’un d’entre eux, traitant de la corruption poussée au paroxysme du système Tunisien, peut se lire en quelques minutes, et ressemble à un scénario de film comique, parodiant Le Parrain, avec Leslie Nielsen dans le rôle de Ben Ali.

La réalité n’a(vait) bien sûr, rien de drôle, mais l’épisode du yatch volé, à lui seul, est un classique de l’histoire de fin de repas chez les Tunisiens de la diaspora (et sans doute au pays), et si vous savez raconter une histoire, vous pouvez faire rire vos amis, tout en œuvrant pour la cause Tunisienne. Ce câble, en particulier, a beaucoup servi pour faire découvrir la situation Tunisienne à beaucoup de ceux qui n’en avait jamais entendu parler, partout dans le monde.

Mais avant tout, la révolution Tunisienne est due à une situation générationelle désespérée, et a été déclenchée par le geste tragique d’un jeune enfermé dans une situation d’une banalité affligeante en Tunisie. Vendeur ambulant, à vie, avec l’équivalent d’un bac+5, c’est un sort courant là bas, lié à un système éducatif qui a hissé vers le haut toute une génération, sans pour autant lui offrir de débouchés à la hauteur de leurs espérances et de leur capacités. Eduqués, informés, jeunes et enfermés dans un système absurde ne leur offrant pas la moindre perspective, la situation était explosive, avec ou sans internet.

Infowar

Le rôle joué par les technologies sociales (et les technologies tout court) est radicalement différent selon que l’on parle de ce qu’il s’est passé en Tunisie ou à l’extérieur, en soutien à celle-ci.

Al Jazeera a commencé là dessus un travail de synthèse interessant qui permet de remettre les choses en perspective.

Nawaat.org est sans doute l’acteur qui a le plus et le mieux déployé les usages possibles de technologies sociales durant la révolution Tunisienne. Il se retrouve, du coup, au centre d’une infosphère Tunisienne en pleine recomposition. Le site se charge, en dehors de son rôle de portail d’informations politiques sur la Tunisie qu’il tient depuis longtemps, d’inventorier de façon exhaustive les témoignages, notamment vidéo. Il effectue également, entre autre choses, un travail de curatoring militant sur une quantité faramineuse de vidéos, exfiltrées de Tunisie via différentes filières, mise en place par des hackers, avant et durant la révolution, à l’époque du filtrage frénétique de Ben Ali.

Les contenus rassemblés par Nawaat sont ensuite publiés via Prosperous. Le compte Twitter de Nawaat, lui, servant de fil de news, de caution réputationelle dans ses retweets, et de lanceur ou relais d’alerte. Autant dire qu’ils ne dorment pas beaucoup depuis un mois. Le site impressionne par sa capacité à encaisser aussi bien des arrivée massives de vidéos aussitôt classés et documentés au mieux, que les attaques informatiques de la police de l’internet, qui l’ont réduit au silence plus d’une fois.

C’est d’ailleurs le besoin de déborder du cadre de l’audience de Nawaat, ainsi que l’urgence d’alerter la presse, mardi dernier, sur la brusque montée de violence lors des massacres de Kasserine, liés à des témoignages faisant état d’escadrons de la mort, qui nous a poussé à rentrer dans le lard de YouTube en hurlant un peu vite à la censure sur un service de modération… qui n’avait tout simplement pas entendu parler de la Tunisie (et qui a laissé passer tout ce qui venait de Tunisie dès qu’il a été mis au courant, tout en nous fournissant un guide destiné à en optimiser le référencement et à faciliter le travail de leur service de modération, que nous avons retransmit à nos lecteurs).

Une opération parfaitement réussie. Autant la presse française ne se ruait pas sur la Tunisie pour en parler à ses lecteurs, autant quand il s’agit de casser du sucre sur le dos de Google…

Inside eTunisia

A l’intérieur du pays, tout se passe sur Facebook. Il n’y avait jusqu’à vendredi dernier rien d’autre en dehors de quelques courageux blogs, dont la censure soudaine relevait souvent de l’arbitraire idiot, au point de se demander si le but n’était pas tout simplement de semer le chaos et la peur plus que de censurer quoi que ce soit (spéciale dédicace à Massir ;-). Facebook, le géant américain si tancé pour ses atteintes aux libertés, est là bas le seul espace de liberté.

Adolescents, lycéens, étudiants, homme de la rue, universitaires, journalistes, avocats, écrivains : tout le monde est sur Facebook.

Imaginez que vous croisiez, ‘en France’ et sur Facebook, la plupart des grands professeurs d’universités, des avocats de renom, des poètes célèbres, des icones culturelles de la scène locale… Imaginez la richesse de la vie qui s’y développerait…

Ajoutez à cela l’angoisse, la paranoïa, l’obligation de cacher son identité de peur d’être reconnu et harcelé, le soupçon permanent d’un délateur potentiel, caché parmi un groupe, la coupure de l’accès à votre compte Facebook comme une épée de Damoclès, qui peut vous couper de tout contact culturel et social (autre que la télévision d’Etat, bien sûr), et vous avez une idée de ce à quoi ressemblait Facebook en Tunisie jusqu’ici.

Imaginez qu’après avoir mis au point une astuce de community management consistant à faire vivre la population Facebook Tunisienne dans la crainte d’un harcèlement islamiste fabriqué de toutes pièces, la police internet se soit mis à mettre au point un stratagème destiné à vous voler vos identifiants Facebook et Gmail (ici pour l’alerte US), et qu’une fois celui-ci découvert, il redouble de technicité pour en mettre au point un autre beaucoup plus sophistiqué encore (découvert en début d’année 2011 par TheTechHerald)…

C’est ça, le climat sur Facebook en Tunisie.

Le rôle de Facebook comme outil de support opérationnel à la révolution Tunisienne, qui reste à étudier de près par ceux qui l’ont utilisé pour coordonner des actions et des rassemblements sur place, finira par émerger assez rapidement. Il a indéniablement servi, mais la nature même du réseau social qui sous tend Facebook (bidirectionel, contrairement à Twitter) n’a pu en faire un outil de coordination des masses, un vieux fantasme en passe de devenir un marronnier, né en Iran lors de la révolution verte.

Mais avant tout il émergera parce qu’il existe des centaines de milliers de tunisiens parfaitement en mesure de témoigner. Parmi eux, des sociologues, des experts internet de tout poil, quantité de journalistes…

Sur Facebook, bien avant la révolution tunisienne, une vie culturelle prolifique s’est déployée malgré un climat littéralement étouffant (y compris vu de Paris où il ne présentait pas le moindre risque, et où une désactivation de compte se règle en 5 minutes avec un mail à un VP).

Le Facebookeur tunisien est particulièrement bavard, je l’ai appris à mes dépends après avoir publié ce billet repris sur TunisiaWatch et qui m’a valu un afflux de demandes d’amis sur mon compte. En tout, un bon quart de mes ‘amis’ sur Facebook doivent être des ressortissants Tunisiens (je met ‘amis’ entre guillemets parce qu’avec un score de plus de 1600, ça ne veut plus rien dire).

Malgré cette faible proportion, les Tunisiens sont vite arrivés a représenter l’essentiel de ma timeline. Très, très bavards. Mais il y a pire : ils utilisent couramment trois langues sur Facebook, le Français, l’arabe et le dialecte local. Ajoutez à cela que ce dernier n’est pas compris par Google Translate, qui par ailleurs est nul avec l’arabe… Au final, invitez des Tunisiens, et ils auront tôt fait de vous pourrir votre timeline avec des choses absolument incompréhensibles pour un petit Français installé à Paris. Comme quoi tout ce que dit notre gouvernement n’est pas si idiot : un arabe, ça va, c’est quand il y en a plusieurs ;-)

Tout cela n’est pas une méthode bien scientifique pour déterminer les spécificités du Facebook Tunisien de l’époque Ben Ali, et le lien entre Facebook et la révolution n’est pas évident, mais il est à mon sens profond.

Tout d’abord, à titre personnel, à force d’être en contact avec des interlocuteurs qui vivaient sur place, il m’a permis de réaliser ce que signifiait de vivre dans une dictature comme la Tunisie. La parano, la crainte, les rancoeurs qui s’accumulent, le sentiment permanent d’être surveillé, et pour le coup, des gens qui disparaissent du jour au lendemain, qui voient leur profils désactivés, privés de toute vie sociale en ligne, laissant derrière eux des amis qui s’angoissent et partagent leur angoisse… sur Facebook, ajoutant au climat étouffant de l’ensemble.

Facebook as a platform : le système social de transition de la Tunisie ?

Pour les Tunisiens, Facebook a non seulement été leur seul espace de liberté d’expression dans un cadre public et semi public, mais il a aussi été un espace de rencontre avec d’autres personnes, dont ils partagent les goûts et la langue sans partager la nationalité (l’œuvre de Keny Arkana par exemple). Il a aussi probablement été une alternative au rêve de l’exil pour les plus jeunes, qui comme tous ceux de cette génération, se prennent à imaginer un monde où des règles si naturelles sur internet auraient cours dans la ‘vraie vie’.

Facebook a très profondément structuré la société Tunisienne, en grande partie parce qu’il n’y avait rien d’autre pour le faire, et il aura à l’avenir un rôle essentiel dans le développement de cette nation (et vous imaginez à quel point, après tout ce que l’on a pu dire ici sur Facebook et ses dangers, cela coûte à un auteur de RWW d’écrire cela).

Mis au courant dès les premiers heurts que nous avons rencontré avec ce qui s’est avéré être des policiers de l’internet de Ben Ali, Facebook a continuellement joué a l’autiste, et les rapports entre ReadWriteWeb, complètement soudé à l’occasion, et Facebook, sur lequel nous avons mis toute la pression possible sans jamais obtenir la moindre explication, ont été particulièrement tendus. Il faut reconnaitre que durant la même période, nous sortions au moins un billet par semaine dénonçant les dérives de Facebook sur la notion de vie privée, et ce en cinq langues.

Mais Facebook a agit. Le nombre de profils désactivés a diminué, la police de l’internet a cessé l’escalade entamée de cette stratégie de terreur (pour passer au phising de compte).

Il y a moins d’une semaine, lors de la désactivation du compte de l’un de nos auteurs, le jour où Ben Ali se lançait à la télévision dans l’amalgame entre blogueurs (en cavale), terroristes (imaginaires) et casseurs (ses propres troupes), pour la première fois, Facebook a donné un feedback aux alertes et aux listes de comptes désactivés que nous lui faisons régulièrement parvenir depuis presque un an : «nous sommes au courant et une enquête est en cours». Tout indique que l’enquête Tunisienne ait été ouverte depuis des mois et qu’ils aient agit. Tout indique également qu’ils l’ont fait dans l’intérêt du peuple Tunisien afin de le protéger au mieux de la cyberpolice qui y semait la terreur.

Tout cela n’est qu’une toute petite partie de la galaxie de systèmes sociaux de tout poil qui s’est mis en place avant, et surtout pendant la révolution Tunisienne, et n’est probablement pas grand chose par rapport à ce que cette nation inventera en matière de technologie sociale, si elle s’en saisi pour se reconstruire, demain.

Les photos de la manifestation de samedi à Paris en soutien au peuple tunisien sont © Respect Mag (album Flickr)


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46 commentaires pour cet article

  1. vermont

    Merci pour ce retour qui montre en particulier tout l’appui extérieur souterrain et invisible qui a été dépensé pour rendre possible cette révolution si nécessaire, si espérante.

  2. OLDACHE E.H.

    Bravo pour le courage des tunisiens, qui ont finalement pu renverser un des régimes les plus dictatoriaux des pays arabe.
    Mais attention, il ne faudra pas que cette dynamique heureuse soit réccupée par des opportunistes, qui dans 20 ans vont replonger la Tunisie dans la même situation que du temps de Ben Ali sinon pire.

  3. Jean-no

    C’est peut-être anecdotique mais Twitter a peut-être joué un rôle en France, où il ne fallait dans un premier temps compter ni sur les médias (pour la plupart) ni sur le gouvernement (et quelle honte) pour donner une publicité à ce qu’il se passait en Tunisie.
    En tout cas, avec le réseau (Facebook et les blogs notamment), les Tunisiens disposent à présent d’une chance historique, celle de transformer la période de chaos habituel aux effondrements de règnes (qui se termine souvent par l’avènement du prochain despote) en un moment de débat et de redéfinition de l’organisation du pays.
    Bon courage au peuple tunisien en tout cas !

  4. iGor

    [Je croyais l'avoir posté : si c'est un doublon mes excuses.]

    Puisqu’on parle d’appui. En lisant:
    http://nawaat.org/portail/2011/01/16/la-liberte-a-un-prix-nous-sommes-disposes-a-le-payer/
    Je me suis demandé comment relayer cette question de la pénurie (médics, nourriture, etc.) J’ai vu passé un tweet qui disait que le Croissant-Rouge tunisien manquait de tout. A qui peut-on faire confiance, comment pourrait-on aider? Est-ce que je suis à côté de la plaque?

    Maintenant je vais tenter de lire cet article (ci-dessus). Merci pour tout.

  5. ben hamida

    Je ne suis pas d’accord avec vous,
    au contraire Twitter et Facebook ont été les sources d’infos et de rassemblement qu’avaient sous estimé le régime
    Je vous dis cela car j’ai vécu cela « de l’intérieur », twitter donnait des infos et des liens en temps réél vers facebook: chaque fois qu’une page était censurée, une nouvelle était créée et le lien était diffusé via twitter.
    Twitter et facebook ont été d’essentiels contributeurs à cette révolution !

  6. agence communication annecy

    Continuer le combat!!

  7. Genaro

    Formidable témoignage, merci de le partager

  8. Djerba

    Désolé de le dire, mais l’auteur de ce texte est complètement à côté de la plaque… Vous n’avez meme pas l’air d’avoir mis les pieds en Tunisie, et d’avoir vécu quelque peu parmi les gens.
    Facebook et twitter ont joué un rôle essentiel, voir central.. et continue encore aujourdhui…
    Vous avez l’air d’écrire un texte sur une « impression » que vous vous etes fait, sans jamais l’avoir vécu.
    Ce texte est très surfait, mais en tout cas, bien déconnecté…

  9. Djerba

    Ce que l’auteur ne comprend pas, c’est que les réseaux sociaux ont eu la faculté de catalyseurs également au niveau des mentalités. On pouvait faire sur les réseaux sociaux ce qu’il était interdit de faire en Tunisie depuis des années. Cela a été un vrai catalyseur…
    Mais avant d’écrire un texte à la « je sais tout » (comme c’est le ton du texte), il faudrait peut etre vivre sur place pour comprendre vraiment non? C’est ca surtout le travail de journaliste?…..

  10. Lohiel

    Votre analyse est vraiment intéressante, M. Epelboin, mais je voudrais y apporter un éclairage complémentaire, en remontant un peu plus loin dans le passé.

    D’abord, il y a ce que dit Jean-No, c’est tout à fait juste.

    Les médias mainstream, en France, minimisaient ou dénigraient le mouvement d’une manière assez invraisemblable. Pendant que sur Twitter nous suivions en direct des gens qui luttaient pour leur liberté et découvrions des images terribles montrant les risques qu’ils prenaient, France Info par exemple n’en délivrait que des brèves, parlant de « grogne », de « casseurs » et « d’incidents ». Le nombre de morts était cité, mais sans autre explication.

    Bref, service minimum, et clairement du point de vue du régime Ben Ali.

    Et il y a autre chose. Pour moi qui ait des souvenirs de la Presse dans les années 60 et surtout 70, c’est extrêmement troublant (j’ai commencé l’informatique en 79, ce qui fait que je ne suis pas spécialement perdue sur Internet aujourd’hui, ce n’est que l’évolution de ce que j’ai connu).

    A cette époque, nous n’avions pas d’autre choix que de croire ce qu’on nous disait. Des scandales éclataient pourtant, de temps à autres et longtemps après les faits, mais c’était de toute évidence dû à la claivoyance d’un journaliste qui décidait d’ouvrir une enquête. En ce qui concerne notre politique vis à vis pays du Sud, il devait se passer autant d’événement choquants, mais je suis persuadée que nous n’en avions simplement pas connaissance.

    Aujourd’hui, l’équation s’est retournée. Les journalistes des médias dominants se contentent de délivrer l’information formatée par l’idéologie du système – et les citoyens issus de la génération digitale en savent de toute évidence plus qu’eux. Avec l’appropriation des nouveaux outils par les jeunes des pays du Sud, nous découvrons des faits qu’on cherche à nous cacher. Un seul exemple : la pauvreté endémique qui sévit au Niger, alors que ce pays fournit 40% de notre uranium. Il y a de quoi se poser des questions et c’est bien ce que nous faisons. La réponse (consternante) est d’ailleurs sur Internet, il n’est pas nécessaire de chercher très loin pour la trouver.

    Par bien des aspects, on peut considérer l’information comme le carburant de l’action, comme une énergie. Et ces derniers mois, il semble que nous ayions atteint la masse critique – probablement parce que la technologie est maintenant utilisée partout, par des gens qui la maîtrisent. Twitter et Facebook sont le flux de l’immédiat, qui fournit une information en temps réel. Aussi bien sur le lieu de l’événement, où cette information détermine l’action, qu’ici, où elle disqualifie le discours idéologique officiel.

    C’est un énorme changement et nous ne sommes qu’au début. Mon petit doigt me dit que le meilleur reste à venir, et de loin ! Il n’y a pas de Twitter-Révolution, OK, mais il y a une « révolution naturelle et inévitable » qui s’approche, portée par la Génération Digitale, laquelle arrive à l’âge adulte, à l’âge de la conscience politique… En ce qui me concerne, je les ai attendu longtemps et je suis fort heureuse de leur irruption, d’autant que je les sens capables d’abattre tous les murs et filtrages que le vieux monde essaye desespérement de mettre en place contre eux.

  11. 1001portails

    Je suis sûr que cet article (son titre) a été écrit pour relativiser l’action de l’internet dans cette révolution , mais qu’au fond de vous , vous pensez le contraire ..
    L’information , dans les dictatures, est subversive …
    Coupure du web, interdiction des journaux, c’est le quotidien de ces pays . (et souvent associé au non accès à la culture et au savoir)
    Et encore plus , si c’est pas uniquement des journalistes qui écrivent , mais le gens eux même , cela leur fait encore plus peur …
    Donc je suis d’accord avec vous , ce n’est pas les sites en eux même, ou les outils qui ont permis cette libération, mais c’est les gens qui ont profité de ces outils pour informer , et au bout du compte contester et se donner le courage de risquer l’emprisonnement ou les balles perdus, contre l’injustice.
    Et (il me semble) de part le contenu de votre site, vous êtes à la pointe , pour protéger , ce minimum de droits que les gens peuvent avoir grâce à Internet (le droit de savoir et de communiquer) …
    Et c’est en cela, qu’il faut être optimiste, à propos d’Internet, si cette révolution réussit (Quelle apporte liberté et prospérité et Justice à tous les Tunisiens) , cela risque d’être contagieux partout dans le monde (Tunisiens , on compte sur vous pour réussir et finir votre libération organisée) …
    Et pour vous avoir lu sur Twitter , et informations que vous relayez … c’est pas Twitter, mais vous même, qui avait relayé les bonnes infos sur le sujet : Bravo !!!

  12. Fabrice Epelboin

    @Jean-no

    Twitter a certainement joué un rôle, en particulier en France, comme par exemple dans l’épisode où de nombreux infowariors et Anonymous ont joué à traquer en temps réel l’avion de Ben Ali et son survole de Villacoublay (ou du Bourget, on s’en fout, en réalité), à chercher l’hotel où il allait descendre, en entrainant dans la danse de la frénésie de l’info temps réel et en mettant en scène un joli spectacle à l’intention du Quai d’Orsay et de l’Elysée. On ne saura jamais si cela a pesé dans la décision de Sarkozy de téléphoner à un Bel Ali survolant Paris et se préparant à atterir qu’il était indésirable, mais c’est sûr que cela a du peser dans la balance (et il n’y a pas l’ombre d’un doute que @francediplo et consor ont suivit de près cette activité Twitter) danas la cellule de crise montée à l’occasion).

    Sinon, en effet, les Tunisien ont une chance historique. Quand je vois le poids du tourisme dans leur économie et le potentiel de l’Open Data en la matière, il y a là un terrain d’expérimentation qui pourrait booster leur économie de façon incroyable, sans passer par les blocages stériles que l’on connait en France, et ce n’est qu’un détail par rapport à tout ce qu’ils pourraient mettre en place.

    Au delà de ça, personne en Tunisie n’ira dire que internet c’est mal, que cela coupe de la vie sociale, et toutes ces idioties prônée par les ignorants français. Ils ont tout pour en tirer parti à 100%.

    @Ben Haminda

    Ha, je n’ai pas repéré ce jeu avec la censure entre Facebook et Twitter (c’était quoi le hashtag?). On disposait de système bien plus évolué de mon coté de la censure, vu qu’on était pas nous même censuré. Le défit consistait à repérer ce qui était visible et ce qui ne l’était pas pour un Tunisien alors que de notre coté, tout l’était. Le systèmes mis en place étaient (sont) plus adapté à la Chine. Là, Ammar allait beaucoup trop vite. Paul Da Silva, le président du Parti Pirate Français a développé une application-plugin pour Firefox qui aidait à cela, mais la diffuser en masse au sein de la Tunisie ne s’est pas avéré facile.

    @Djerba

    Facebook oui (c’est écrit en long et en large dans cet article « Facebook a profondément structuré la société Tunisienne », je sais pas ce qu’il vous faut), Twitter beaucoup moins. Quant à m’accuser d’être déconnecté, vous n’avez pas idée à quel point c’est vous qui êtes à coté de la plaque, mais en même temps, ça reste à éclairer). En Iran, Twitter a été beaucoup plus important que Facebook (et pour cause), et n’oubliez pas une chose, Djerba, c’est que dès demain, vous allez avoir deux tonnes d’articles dans la presse qui ne seront que du rewriting de vieux articles (déjà faux) pondu sur la révolution verte Iranienne. Sinon, si vous lisez ce texte, vous devriez vous apercevoir que je ne suis pas journaliste, non ? Vous avez vu des journalistes Français faire ce genre le trucs décrit ci-dessus ? Moi pas. Par contre, de nombreux Français l’on fait, à diverses échelles. Tous sont issus des rangs de ceux qui luttaient déjà contre leur gouvernement pour des problèmes qui, à coté des votres, sont assez dérisoires, comme Hadopi et Loppsi.

    @Lohiel

    C’est difficile de juger vu d’ici, et la décence veut que l’on considère le suicide d’un jeune et une lourde crise économique et sociale comme des facteurs plus important que Twitter et Facebook, mais c’est clair que l’accès à l’information, même dans des conditions difficile, c’était le début de la fin pour Ben Ali. L’info comme carburant de la révolution, ça me va tout à fait ;-)

  13. Fabrice Epelboin

    @1001portails

    Oui et non. Il convient de relativiser l’importance d’internet a l’intérieur du pays, ne serait-ce que par respect pour ceux qui sont tombés sous de vrais balles, dans de vrais affrontements, et dans une situation qui, d’un point de vue révolutionnaire, s’inscrit dans une longue lignée initiée en 1789. Cette partie là de la révolution est avant tout une histoire de courage et de volonté. Le rôle de Facebook et de Twitter sur la dimension opérationnelle, comme je l’ai écrit, reste, à expliciter par ceux qui l’on expérimenté sur place, de mon coté, je n’y ait pas prêté grande attention dans la mesure où en dehors d’un voyeurisme malsain, je n’avais pas grand chose à apporter.

    Pour ceux restés en dehors du pays, qu’ils soient de la diaspora ou non, alors oui, internet a été essentiel, c’est clair.

  14. Fabrice Epelboin

    @Djerba

    Pour ce qui est de mon rôle en matière de connexions, jetez un oeil aux trackbacks de différents billets, ça vous donnera une idée du carrefour qu’à représenté ce blog en matière de propagation de l’info, dès le début de l’année 2010, bien avant que la frénésie de liberté qui agitait déjà le pays ne se transforme en autre chose :
    http://rww.zergy.net/2010/05/14/a-la-une/guerre-civile-sur-facebook/

    Si vous lisez ce texte, soit vous vous dites que j’ai écrit un roman de science fiction et que j’ai eu un bol fou de tomber sur la réalité, soit que j’ai un paquet de gens dans mes ‘amis’ Facebook qui ont pris des risques en transmettant des information et en tentant de m’expliquer ce qu’ils vivaient de l’intérieur pour nous permettre, au calme, à Paris ou à San Francisco, d’enquêter sur ces islamistes de pacotille pour découvrir au final qu’on avait à faire à la police et au RDC.

  15. 1001portails

    @Fabrice .. Oui, le courage d’aller aux manifestations et risquer de se faire emprisonner ou tirer dessus …
    Mais j’ai l’impression aussi que le courage (pour les Tunisiens) était aussi de faire des Retweet (sur Twitter) ou partager des vidéos (sur Facebook) de contestations.
    –> Un compte Twitter ou FB –> une personne –> Des idées –> Emprisonnement –> Torture ..
    Et même , encore plus sournois : Suivre certains comptes pouvait être dangereux .
    Je follow un blogeur (généraliste et technique) Tunisien sur Twitter , et j’étais surpris de la retenue de ce qu’il diffusait , en indiquant bien ce qu’elle aimait lire.
    Bref, oui,oui, il faut relativiser les LOPSI2 et HADOPI dans nos pays , rien à voir, avec ces dictatures , mais les mouchards , constitutions de base de données sur les opinions des gens , et prise de control à distance des machines , il suffit d’un rien pour cela bascule nous aussi dans ce genre de dictature , et c’est en cela que il faut en avoir peur . (Bon cela va, ils voulaient juste vendre des FlashBall ou gaz lacrymogène aux Tunisiens , qui, en passant a tué un journaliste Français, on a rien à craindre, nous :-) )

  16. Fabrice Epelboin

    @1001portails

    Franchement, pour avoir mis le pied dans les affaires tunisiennes – un peu par hasard – depuis maintenant plus d’un an, si l’internet a joué un rôle important dans le mouvement de fond qui a poussé un peuple à se battre pour sa liberté, il est vaiment indécent de prétendre que le mois qui vient de s’écouler en tunisie n’aurait pas eu lieu sans internet.

    Par contre, sans internet, il n’aurait pas ou peu été couvert dans la presse, et il n’aurait pas reçu une tel soutien populaire international (je pense aux Ano). L’existence d’un ‘risque islamiste’ bidon monté de toutes pièce sur facebook n’aurait pas été mis à jour (et Dieu sait que on va leur envoyer ça dans les dents à tous ceux qui vont y aller de cette ritournelle), la dénonciation du vol de login facebook n’aurait jamais eu lieu, les Ano n’aurait pas alerté la planète, et les dictateurs du monde entier dormiraient beaucoup mieux ce soir :-)

    En étant optimiste et très pro internet, on peut se laisserà rêver que sans internet, la répressions aurait redoublé et aurait pu réussir, avec la totale complicité des Européens, à étouffer la révolution dans le sang. Mais franchement, c’est une pure hypothèse, rien de plus, je n’ai rien, en dehors de mon penchant pro technologie, pour affirmer cela de façon péremptoire.

  17. Djerba

    Ce qui me gène vraiment, ce n’est pas tant le fond de l’article, car c’est évident que si vous n’avez jamais vécu quelques temps en Tunisie, à entrer dans un cybercafé, et voir 150 personnes faisant une seulle choses pendant 1h sans décoller la tete de l’écran (= réseaux sociaux), vous avez du mal à comprendre. Egalement sans avoir connu la censure, (et ne me parlez pas de censure en Europe hein…)
    Bref, c’est normal que vous ne connaissiez pas la situation, et que le fond de l’article se trompe (le contraire serai étonnant d’ailleurs).
    Ce qui me gène, ce n’est pas le fond, mais la forme de votre article. Votre ton. Votre gros titre, je cite « Ceci n’est ni une Wikileaks-révolution ni une Twitter-révolution #sidibouzid »… Qu’est ce que vous en avez ? il y a 48 heures vous nétiez pas au courant, et en 48 heures, ca y’est vous avez tout compris au probleme tunisien et à la révolution tunisienne ! Mdr…
    « Ceci n’est pas, ceci est », comme si vous aviez tout compris ! Qu’est ce qu’il vous permet de tirer des conclusion noire et blanc en 48 h sur un phénomène dans un pays ou vous n’avez jamais vécu, et sans doute jamais été !!!
    J’hallucine…
    Je crois qu’en ce moment, ayez un peu l’humilité de voir que c’est à vous d’apprendre de la part des tunisiens, et à ne pas commencer une approche de ce sujet par « je sais. voila. je vais vous expliquer ce que vous avez fait pendant des mois. J’ai tout compris derriere mon ordi avec 4 emails en 48h »…

    Oh.. faudrait arrêter un peu la..

    Ayez un peu l’humilité de reconnaitre qu’en ce moment, vous n’avez aucune légitimité à arriver avec des gros sabots dans ce sujet, mais plutot que ce sont les tunisiens qui ont des choses à vous apprendre sur ce sujet..

    Refaites votre article, et renommer le par exemple « Ce que nous, occidentaux, avons à apprendre de la révolution tunisienne et des reseaux sociaux ». Ca sera de meilleur goût.

    Et quand à RRW, je connais RRW depuis pas mal de temps, bien 4 ou 5 ans. Et c’est justement pour ca qu’en plus cet article venant de votre site m’exaspère. Vous vous donnez un peu trop souvent des légitimités à pondre des truc en tant que « supermans du web » chez RRW. Y’a plein de gens qui n’ont pas besoin de votre site… Faudrait parfois un peu redscendre… RRW, c’est juste devenu de l’opportunisme. Rien de plus. Des articles opportunistes, un peu comme celui la, non?

  18. Djerba

    Et désolé pour mon ton un peu agressif, rien contre vous, mais j’aimais bien lire RRW il a y plusieurs années, et avec le temps jai vu les articles se transformer de manières récurrentes en « chevalier blanc du web », et déborder de beaucoup trop la « sphère de compétence et de légitimité » de ce site a tel point que les 3 ou 4 « gros » articles que j’ai lu ici (sur facebook, etc enfin je sais plus trop quoi), j’ai trouvé le ton tellement « Nous on sait tout. On va vous dire. » etc… Que j’ai fais depuis bien longtemps une croix sur la capacité qu’ont les articles ici a etre vraiment pertinents et apporter de vrais pierres à l’édifice en général, et non des pierres à l’édifice de RRW et des ses auteurs uniquement…

  19. Fabrice Epelboin

    @Djerba

    Facebook a très profondément structuré la société Tunisienne, en grande partie parce qu’il n’y avait rien d’autre pour le faire, et il aura à l’avenir un rôle essentiel dans le développement de cette nation. (c’est de moi, au milieu de l’article)

    Je sais pas ce qu’il vous faut.

    RWW opportuniste ? C’était quoi l’opportunité de se lancer il y a un an dans une bataille avec la police de l’internet ?

    Quant aux « ceci n’est pas, ceci n’est pas », si vous relisez l’introduction, je précise très clairement que je ne fais que relayer les paroles de ceux qui sont sur place et avec lesquels je corresponds depuis des lustres, il ne s’agit pas tant de mon opinion que des leurs.

    Qu’est ce que vous en avez ? il y a 48 heures vous nétiez pas au courant

    Vous vous foutez de ma gueule ? Vous avez vu à quand remontent les articles sur la Tunisie dans RWW ?

    Vous êtes quoi ? Un poste français avancé de la police de Ben Ali ? Du même genre que celui qu’on a cramé il y a un an à San Francisco ? En tout cas, même méthodes, même façon de s’immiscer dans une conversation, par contre, IP Française, ça, c’est nouveau. On avait des pistes qui remontaient à la France, mais jamais jusqu’ici ce type de spam fait avec une IP Française. Et Dieu sait qu’on a été spammé par des c… de votre espèce à la solde de Ben Ali, soit pour proférer des insultes ou des menaces, soit, justement, pour foutre la merde dans des conversations.

    Tous les Tunisiens qui nous lisent reconnaitrons ce genre de pratiques, courant sur les blogs Tunisiens !

    Franchement, vous ne croyez pas qu’il est temps de lâcher l’affaire et de faire comme Ben Ali, de passer à autre chose ?

    On a bien compris que votre pseudo ne sert qu’à faire du SEO pour votre business de tourisme à Djerba, il ne m’appartient pas de juger de votre complicité avec l’ancien régime, mais j’imagine que le peuple tunisien le fera ou se lancera dans une grande opération de réconciliation nationale (quoi qu’il en soit ça les regarde), mais franchement, votre intervention mielleuse tout en affichant ouvertement votre business qui a de toutes évidence prospéré durant l’ère Ben Ali, c’est indécent.

    (petit détail RWW, que vous connaissez depuis 5 ans, est publié ici depuis juillet 2008, sur ce coup, vous faites très fort, et n’allez pas me dire qu’un marchant de produit touristique lisait les toutes premiers édititon de la version Néo Zélandaise qui est à l’origine de ce blog, en 2005, à l’époque où c’était un blog perso qui ne traitait que de technologies sémantiques, personne n’y croira).

  20. Fabrice Epelboin

    @Djerba

    LOL

    Dans le genre ‘il y a 48h vous n’étiez au courant de rien’, votre site web de vente de produit touristique à destination de touriste autistes et aveugles aux souffrances qui les entourent, c’est tout de même un gros gag.

    http://www.toutdjerba.com/

    Il y a 48h, vous même étiez certainement au courant de ce qu’il se passait, mais il y a un mois, vous vous taisiez complaisamment. Normal, c’est mauvais pour le biz tous ça.

  21. 1001portails

    @Fabrice : Bof à propos les remarques commerciales –> Le biz là bas , ne se fait pas de la même façon qu’ici (Marketing etc etc) , mais plutôt , peur de la corruption .. etc etc

    @Djerba : Bof les remarques à propos du @RWWF … Expliquez plutôt en quoi et pourquoi (pour vous) les réseaux sociaux a été déterminant (Des exemples) dans ce qui s’est passé vendredi

    @Djerba : Franchement @RWWF , rien que de voir la une de @RWWF , qui ne parle que de #Tunisia , et dont le sujet principal (le WEB) , porte à respect.
    Et justement parce que ses lecteurs habituels (Français) ne connaissent pas le sujet … Cela a été un relais d’information aussi (je pense) … Un blogueur de plus, qui ne risquait rien, mais qui a relayé (les arrestations etc etc) : Respects.
    Bon, on espère maintenant des milliers de blogs Tunisiens , maintenant que c’est possible , OK ?

  22. Phod

    Fabrice> Rien a voir avec l’article mais, en RSS, le bandeau rouge de RWW est resté sous-titré France (au lieu de Francophonie).

  23. Fabrice Epelboin

    @1001portail

    Le régime bénéficie de très nombreuses complicités à l’exterieur du pays, notamment en France, auprès de tous ceux qui ont profité du système. L’industrie touristique serait elle insoupçonnable ?

    ‘Djerba’ est localisé à Antibe, il ne s’agit pas d’un habitant de la Tunisie, peut être un citoyen, mais certainement pas un habitant. On a eu des tonnes de commentaire de ce genre quand on a débusqué la police internet de Ben Ali.

    Ils font deux type d’attaque via les commentaires, du spam insultant d’un coté, et de longue tirades destiné à faire dévier la conversation de l’essentiel avec une tactique très proche de celles mise au point la la Ligue Odébi pour pourrir les forums pro hadopi (la Ligue n’a rien à voir là dedans, soyons clair).

    Aprés les avoir subit pendant un an, on commence a les repérer…

  24. Fabrice Epelboin

    @1001portail

    Justement, c’est tout l’art de son commentaire : il accuse de sous estimer le role des média sociaux un type qui ecrit noir sur blanc que « Facebook a très profondément structuré la société Tunisienne, en grande partie parce qu’il n’y avait rien d’autre pour le faire, et il aura à l’avenir un rôle essentiel dans le développement de cette nation »… C’est pensé pour faire tout tourner en rond et ne pas faire avancer la moindre discussion.

    Manque de bol, ‘Djerba’, on a eu des attaques de ce genre depuis un an, on sait les repérer désormais.

  25. Fabrice Epelboin

    @Phod

    Ha… Zut…il reste un peu de rebranding a faire ;-)

  26. 1001portails

    @Fabrice : Il y a beaucoup de Tunisiens en France , cela ne veut pas dire qu’il n’y connaissent rien ( Peut être même le contraire, s’ils sont en France c’est qu’ils ont réussi à sortir, plutôt que s’immoler, et également réussi à échapper aux centre de rétention Français ) . Il y avait une Manif hier à République (Paris) , et je pense que eux doivent savoir de quoi il s’agit , même s’il sont en France.
    Il y a des Tunisiens arrivés depuis peu, et il y a des Tunisiens arrivées depuis longtemps , tous connaissent la vie là bas, parce qu’il l’on véçu , sous Ben Ali , ou sous Bourguiba (car c’était la même chose) .
    Mais tu as peut être raison, mais peut être pas à propos de @DJERBA

  27. Plombier polonais

    Que de blablablablabla…. Faire la fine bouche si tel réseau a eu plus d’importance qu’un autre réseau…. Surtout quand on n’est visiblement pas en Tunisie ce ce moment…

    La révolution tunisienne aura-t-elle son label 2.0 ? On tremble devant le verdict de l’expert… ;)

    Pas besoin d’être un génie pour deviner que ces fameux réseaux ont été plus qu’utiles pour s’échanger des infos pratiques. Ce qu’il se passe dans telle ville… Qu’est devenu Untel ? As-tu des nouvelles de Machin ? Rendez-vous pour une manif tel jour telle heure… L’armée a-t-elle tiré ? Etc…

    C’est ça le gros des infos et on s’en fout un peu de savoir si Twitter ou Facebook ou machintruc était plus approprié… Les Tunisiens ont gagné la partie car tous ces trucs, non censurés (c’est ça la chance du moment) les ont aidés à s’organiser, choses qu’ils n’avaient pas avant.

    Que vient faire aussi Wikileaks la dedans aussi ? Les Tunisiens avaient toutes les infos sur Ben Ali depuis des années, tu parles d’un scoop ;)

    Amicalement

  28. mosquito

    Si RWW n’existait pas, il faudrait l’inventer. Et vite.
    (je suis sérieux, là).

    Comme Phod, je venais de remarquer que le bandeau du RSS était resté à France.

    Merci Fabrice, bon courage pour la suite, et félicitation pour le repérage express des « pollueurs » (vous êtes plusieurs à surveiller ce qui arrive sur les commentaires ?)

  29. antanof

    @Fabrice

    Twitter et Facebook ne sont que des outils,il ne faut ni leur retirer de l’importance ni leur en donner trop.

    Concernant la censure du réseau tunisien, elle avait quand même des grosses lacunes : lors de mon dernier voyage là bas, en plus d’utiliser TOR, le proto SIP, et me connecter sur mon serveur perso en ssl, j’ai quand même laissé sur facebook, pendant toute une journée une phrase incendiaire décriant la censure tunisienne.

  30. Fabrice Epelboin

    @antanof

    L’imprimerie n’est qu’un outil, tout comme l’alphabet. Il ne faut pas trop leur en attribuer non plus.

    Tor est sous écoute, il est à proscrire là bas (hé oui). TOR + SIP peut être écouté. Même à l’heure où j’écris ces lignes, on est sûr de rien vu que le centre de la police internet n’a pas encore été démantelé. Je n’irai pas argumenter là dessus, ce n’est pas mon rayon, je tiens ces infos de ceux qui m’ont aidé à mettre en place des communications sécurisés et cryptées durant les évènements, je leur fait 100% confiance, ils savent vraiment de quoi ils parlent.

    Maintenant, que l’on puisse jouer avec la censure, en particulier sur Facebook, c’est clair. Comme ce n’est qu’un agencement d’espace semi public (ou semi privé), en avoir une vue d’ensemble pour Ammar était strictemetn impossible, il aurait fallu la coopération de Facebook.

    Ce dernier étant alerté de l’existence de la police de l’internet, il a ouvert une enquète (à priori cet été, peut être au printemps), et s’est démerdé pour limiter les dégats.

  31. Djerba

    @Djerba

    LOL

    Dans le genre ‘il y a 48h vous n’étiez au courant de rien’, votre site web de vente de produit touristique à destination de touriste autistes et aveugles aux souffrances qui les entourent, c’est tout de même un gros gag.

    http://www.toutdjerba.com/

    Il y a 48h, vous même étiez certainement au courant de ce qu’il se passait, mais il y a un mois, vous vous taisiez complaisamment. Normal, c’est mauvais pour le biz tous ça.

    Monsieur, vous etes vraiment lamentable et ignorant de la Tunisie…
    80% des habitant à Djerba vivent du tourisme. Sans « ces touriste autistes et aveugles », 80% des gens ne travailleraient pas.

    Sans le tourisme, vous n’imaginez meme pas ce qu’il se passerait dans le pays

    inutile de continuer cette discussion avec un jeune petit bourgeois en culotte courtes.

    Ouvrez un livre d’histoire… mais par pitié, arrêtez de parler de ce que vous ne comprenez pas.. Je suis dégouté de lire ca.

  32. Djerba

    ‘Djerba’ est localisé à Antibe. C’est Antibes, avec un « S » …

    Je vit la plus grande partie du temps en Tunisie, et une petite partie en France..
    Allez, discussion close.
    Bon courage à vous.
    Préparez déja vos articles sur la révolution en algérie, en egypte, la Lybie, etc etc.. Mais surtout, n’allez pas dans ces pays…
    Allez ;) vous me faite rigoler..

  33. Djerba

    Et je suis pas un agent de Ben Ali hein lol… Faut arrêter les romans de SF.. Y’en a qui passent trop de temps derrière leur écran…
    J’aime bien les arrivistes et les opportunistes qui tombent comme 1 cheveu sur la soupe, et au bout de quelques semaines, quand le « buzz » est passé, ne parlent plus du sujet (cf haiti, etc etc etc), mais parleront du nouveau sujet à la mode, en donneurs de lecons, tandis que les autres resterons sur place, dans le concret, sans faire de « buzz »… sans faire de buzz, sans faire de gros titre, mais traillant au quotidien…
    Chacun son truc, bonne continuation avec vos articles.

  34. wistic

    Merci de cet article, c’est vraiment très intéressant !

  35. rod

    « Imaginez que vous croisiez, ‘en France’ et sur Facebook, la plupart des grands professeurs d’universités, des avocats de renom, des poètes célèbres, des icones culturelles de la scène locale… Imaginez la richesse de la vie qui s’y développerait… »

    Vous vous faites une bien haute opinion de la France, me semble-t-il.
    En France, la réaction l’a emporté. Imaginez que vous croisiez Finkelkraut, BHL, Houellebecq, Minc (Fils, ie. Alain), Bigard et Semmour (oui, c’est bien de ce côté qu’il faut chercher les « icônes culturelles » en France aujourd’hui), etc, ensemble et sur FaceBook… c’est déjà assez dûr de les croiser séparément et à la télé et à la radio…

  36. Fabrice Epelboin

    @Djerba

    Donc on échange toute forme de liberté contre le tourisme, et le fait d’engraisser des opportuistes comme vous ? Belle éthique, chapeau.

    J’espère que les Anonymous passeront par là pour jeter un coup d’oeil à votre site, vous êtes l’archétype de ce qu’il dénoncent.

    Pour ce qui est d’arriver à la dernière minute sur le coup de la Tunisie, peut être faudrait il apprendre à utiliser la fonction recherche de notre site.

    http://rww.zergy.net/tag/tunisie

    @rod

    Vous vous faites une bien haute opinion de la France, me semble-t-il.

    Rassurez-vous, je suis redescendu depuis :(

    http://rww.zergy.net/2011/01/15/a-la-une/eot-readwriteweb-france-francophonie-final-frontier/

  37. Fabrice Epelboin

    @iGor

    Croix Rouge, c’est fait :-)

    Il faudrait essayer Pharmaciens Sans Frontières, je n’y ai aucun contact… Si quelqu’un sait comment les joindre, je peux me charger de faire la bafouille qui va bien. Contactez moi.

  38. antanof

    @Fabrice
    oui bien d’accord avec toi, il vaut mieux ne pas se la jouer boyscout… Mon expérience remonte à maintenant quelques mois…
    Rien à voir, mais pourquoi les serveurs de baywords ne sont plus accessibles depuis hier ????

    @Djerba
    je crois que vous allez un peu loin, on peut reprocher beaucoup de choses à ce site mais ce que vous dites est faux. Je ne pense pas être le dernier des cons mais je m’informe régulièrement en lisant des articles sur RWW; articles au style différent de ce que l’on trouve dans les médias « sponsorisés » et « estampillés », sans langue de bois, bref révélateurs d’une pensée nouvelle dans notre société.

  39. Fabrice Epelboin

    @antanof

    Je n’ai pas du tout suivi cette histoire de baywords, tu aurais un lien ?

  40. antanof

    Bin malheureusement, il y a celui-ci :
    http://www.baywords.com
    et puis tous les blogs en trucmachin.baywords.com
    pour moi c’est plutôt très gênant cette histoire, l’info n’est pas vraiment analysée donc personne ne sait rien…

  41. Marie Aliz

    Et si la révolution tunisienne n’était pas une révolution Internet mais plutôt une révolution à l’heure de l’Internet ? comme le souligne le blog les Révolutionnaires du Numérique…

  42. Fabrice Epelboin

    @Marie Aliz

    C’est tout à fait ça oui (l’expression, le billet je vais de ce pas le lire…)

  43. David Bourguignon

    « Facebook [...] aura à l’avenir un rôle essentiel dans le développement de [la Tunisie] (et vous imaginez à quel point, après tout ce que l’on a pu dire ici sur Facebook et ses dangers, cela coûte à un auteur de RWW d’écrire cela). »

    Facebook, ou la ruse de la raison… Cette idée, présentée il y a deux siècles par le philosophe allemand Hegel (1770-1831), dans un tout autre contexte, se trouve une fois de plus sur le chemin de l’Histoire…

    « Les consciences individuelles sont sans le vouloir ni le savoir au service de ce qui les dépasse. C’est ce que Hegel appelle la ruse de la raison. Par la médiation des hommes passionnés, la raison devient et se réalise. Ainsi, si la dictature napoléonienne est d’abord au service des intérêts égoïstes de Napoléon, elle va pourtant contribuer au développement de la liberté puisque, grâce à elle, les idées de la révolution française vont s’étendre dans une Europe sans frontières. » (Source : http://sos.philosophie.free.fr/hegel.php)

    La « dictature Facebookienne » de Mark Zuckerberg au service de la libération des peuples opprimés de par le monde ?

  44. Fabrice Epelboin

    @David Bourguignon

    Bien vu Hegel !

    C’est paradoxal comme situation… Surtout que Facebook n’a vraiment rien fait pour porter secours au Tunisiens alors qu’ils ont été averti en mai 2010…

    Il convient de faire la différence entre les usages qui ont été fait de Facebook et l’attitude de Facebook, qui est scandaleuse.

  45. FrédéricLN

    Bonjour, et bravo rétrospectif pour les actions de 2010 (je l’avais déjà écrit à l’époque, mais bis repetita !)

    L’article est très bien. Le titre est un peu provoc (faut attirer) et il me semble qu’une bonne partie des commentaires critiques portent sur le titre, non le contenu.

    « Une révolution à l’heure de facebook », c’est sacrément bien vu (Marie Aliz). Facebook n’est pas le lieu, mais c’est le moment de l’Histoire auquel cela se passe.

    Et surtout bravo les Tunisiens. De les voir témoigner à la télévision, à visage découvert, *avant* la chute de M. Ben Ali, j’en avais peur pour eux.

  46. Fabrice Epelboin

    En même temps, pour ce qui est de l’Egypte, là, pas de doute, ça a commencé par Facebook… Franchement, je pense qu’on manque beaucoup de recul pour affirmer quoi que ce soit sur le rôle des média sociaux là dedans, et en particulier celui de Facebook. Comme ce dernier est cloisonné et constitué d’espace semi privé, il faudra que FB donne accès à ses données pour que l’on soit en mesure de poser un vrai regard là dessus…

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